Chaïm Soutine / Willem de Kooning

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 Soutine  / de Kooning

La peinture incarnée

Musée de l’Orangerie

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Le postulat de départ de cette exposition est de démontrer le rapport entre l’évolution du travail de Willem de Kooning en s’inspirant de celle de Chaïm Soutine.

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Chaïm Soutine – Grotesque, dit aussi « Autoportrait » – 1922/1925

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Originaire de l’actuelle Biélorussie, Chaïm Soutine (de son vrai nom Smilovitchy) arrive à Paris en 1912. Installé à la Ruche puis à la Cité Falguière puis dans le sud de la France, Soutine côtoie Modigliani (1884-1920) et le sculpteur Lipchitz (1891-1973), en autres.

C’est le collectionneur Paul Guillaume qui fit connaître le peintre au collectionneur américain Albert C. Barnes (1872-1951).   Dès 1923, Barnes introduit Chaïm Soutine aux États-Unis.

Après son décès ( 1943 ) en pleine tourmente de la seconde guerre mondiale, ses peintures illustrent l’aspect tourmenté du moment.

En 1950, le Metropolitan Museum of Modern Art (MoMA) de New-York lui consacre une rétrospective de soixante-quinze de ses toiles. Puis, l’exposition fait le tour du pays.

L’expressionnisme exprimé dans ses peintures est violent. Ses natures mortes sont d’un réalisme cru. Par contre, ses portraits sont d’un réalisme poussé, même si des contorsions s’observent.

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Willem de Kooning – Queen of the heart (Reine de cœur) 1943/1946 Les traits sont accentués de façon grotesque rappelant l’autoportrait de Soutine.

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Né en Hollande, Willem de Kooning (1904-1997) découvre Soutine dès qu’il arrive à New-York en 1927. Il est diplômé d’une école d’Art de Rotterdam en 1925.

Influencé par le cubisme et le surréalisme au début de sa carrière, il cherche son style.

De Koning dit vouloir peindre « comme Ingres et comme Soutine à la fois. »

A Ingres, il emprunte la ligne, à Soutine l’audace des couleurs, mais aussi son exagération expressive. Exposition

Puis, à partir de 1938, il débute sa série des femmes et des paysages. 

En 1943, une galerie new-yorkaise présente côte à côte les œuvres des deux peintres. Après avoir vu la rétrospective au MoMA, de Kooning en découvre d’autres lors d’une visite privée de la Fondation Barnes à Philadelphie.

Dès 1959, le critique britannique David Sylvester établit un parallèle, ensuite confirmé par de Kooning , entre les coups de pinceaux gestuels et la distorsion expressive des œuvres de Soutine et les « Woman » férocement souriantes. Exposition

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Le boeuf écorché- Soutine – Encore pour celui-ci, il s’inspire de Rembrandt et peint d’après nature. On sait qu’il arrose sa carcasse de sang frais pour rendre plus criante la vérité des chairs.

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Chaïm Soutine – Toits rouges dit aussi Le clocher de l’église Saint-Pierre à Céret – 1922

« Je me souviens lorsque j’ai vu la première fois les Soutine de la collection Barnes. Dans une salle, il y avait deux longs murs, l’un entièrement occupé par des Matisse, l’autre par des Soutine – Les plus grands tableaux (…) les Soutine avaient un rayonnement qui provenait de l’intérieur des peintures – c’était une autre lumière ». Willem de Kooning – 1977

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Willem de Kooning – Woman – 1953

L’Expressionnisme abstrait, dont de Kooning est le fer-de-lance, est le premier courant artistique américain.

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Femme entrant dans l’eau – Soutine – 1931 –

Dans le courant des années 60, de Kooning inscrit ses « femmes » dans un paysage. Peut-être s’est-il inspiré du tableau de Soutine qui lui-même passait beaucoup de temps au Louvre pour étudier celles de Rembrandt.

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Woman as Landscape de Kooning

Puis, de  Kooning s’installe définitivement dans le style qui lui est si particulier.

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1975 – Willem de Kooning- Whose Name Was Writ in Water – Dont le nom était écrit dans l’eau…

Du côté des critiques

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Questions pratiques

Chaïm Soutine / Willem de Kooning.

La peinture incarnée – Musée de l’Orangerie

Musée de l’Orangerie

Twitter : @MuseeOrangerie    Instagram : @museeorangerie

Commissaires : Claire Bernardi et Simonetta Fraquelli

Jusqu’au 10 janvier 2022
Exposition présentée à la Fondation Barnes de Philadelphie du 7 mars au 8 août 2021

Expositions 2021

CHRONIQUES CULTURELLES 

16 commentaires

    • J’aime les tableaux de Soutine, sa façon décalée de voir le monde, un peu distordue, un peu branlante mais pour moi terriblement humaine ! Pour de Kooning, c’est pareil ! Bon week-end 🙂

  1. Bonjour Matatoune. Merci pour cette présentation très intéressante de cette exposition, mais ces oeuvres me déplaisent. Je les trouve très anxiogènes. Bonne journée

    • C’est sûr que les œuvres de Soutine ne sont pas vraiment apaisées Bon week-end !

  2. J’ai bien aimé cette expo, mais la ressemblance entre Soutine et de De Kooning ne m’a pas sauté aux yeux, loin de là. Sauf que les deux peintres ont un côté expressionniste assez agressif…

    • Oui je crois que ce côté expressionniste colorée, je dirais, est bien ce lien qui les relie !

  3. Idem pour moi ! Je connais ces deux artistes mais je j’affectionne pas particulièrement leurs oeuvres. Merci pour ton analyse.

    • Il y avait eu une formidable expo il y a qq années à Paris sur Soutine. Son talent éclatait complétement. Pour de Konning j’aime bcp ces dernières peintures moins ses womans 🙂

    • Soutine est assez particulier, c’est vrai ! Ses tableaux de carcasses sont assez époustouflants 🙂

  4. oui Soutine oui, il y en a de beaux au musée de l’Orangeraie. De kooning… aucune émotion pour moi. mais il faut de tout, n’est ce pas !

    • Oui la collection Soutine du Musée de l’Orangerie est importante et le lien fait entre les artistes est tout à fait intéressant 🙂

    • La relation avec Soutine n’est pas forcément évidente. Mais l’Orangerie monte des expositions pas faciles d’accès mais extrêmement pédagogiques ! En tout cas, Bonne soirée

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