
Si Giacometti met l’homme debout, Bacon torture et déforme les corps jusqu’à faire parler les chairs tremblées, jusqu’à glacer le sang. L’un décharne jusqu’à la seule ligne, l’autre écorche l’homme, devenu viande, pour le représenter en proie à l’agonie. Mais n’est-ce pas, à travers ce dialogue infini, sans complaisance, entre la chair et les émotions, pour mieux donner à voir, dans les deux cas, les souffrances de l’homme et toucher à l’universel ?
Bacon, éclats de vie – Franck Maubert
Mes expositions 2024
Mon ours en peluche – Jour 19- Calendrier de l’Avent
Pour le Jour 19 du Calendrier de l’Avent 2024, une petite présentation d’une exposition actuellement au Musée des Arts Déco à Paris : Mon ours en peluche. La suite ici
Migrations, Une Odyssée Humaine

Comme une réponse à l’agitation politique et médiatique qui ne cesse de retentir dans le monde occidental, et notamment en France, depuis de nombreuses années, le Musée de l’Homme propose une exposition indispensable, Migrations, Une Odyssée Humaine. La suite ici
Chansons Populaires à la Cité de la Langue Française

Première exposition sur les Chansons populaires françaises à la Cité de la Langue française, C’est une chanson qui nous ressemble, est un clin d’œil à Prevert et sa chanson des feuilles mortes interprétée par les plus grands chanteurs français de Jean Sablon à Nina Fernández. La suite ici
Centenaire du Surréalisme : Exposition au Centre Pompidou

Actuellement, l’exposition Surréalisme propose de célébrer son centenaire à partir de documents littéraires, de peintures et de dessins. Le Centre Pompidou choisit de présenter cette exposition foisonnante, juste avant sa fermeture, pour travaux, prévue pour 5 ans. Quatorze chapitres avec plus de 500 œuvres pour traiter le Surréalisme à la fois chronologiquement et thématiquement. La suite ici
Découvrez l’Arte Povera à la Bourse du Commerce

L’Arte Povera se découvre en ce moment à la Bourse du Commerce avec plus de soixante œuvres de quatorze artistes différents appartenant soit directement à et la Fondation Pinault soit venant de collections publiques et privées.
Ce n’est ni un mouvement, encore moins un dogme, tout juste un rassemblement d’artistes dans les années 60, tous italiens, qui se connaissaient et qui, chacun à leur façon, refusaient le consumérisme qui sévissait alors dans l’art avec l’hégémonie américaine. La suite ici
Lee Miller à Saint-Malo : Photographies de guerre

Ce magnifique livre de photographies commentées débute parfaitement avec la photographie de couverture qui représente Lee Miller souriante en compagnie des habitants de Saint-Malo. Le catalogue commente en cinq chapitres les cinq journées où Lee Miller a vécu dans la ville assiégée. Et le récit issu de son reportage écrit soutient la découverte de tous ses clichés. La suite ici
Gustave Caillebotte et la Masculinité dans l’Art

Le parti pris choisi par le Musée d’Orsay pour l’exposition de Gustave Caillebotte est de montrer la masculinité comme le peintre la percevait.
L’exposition s’ouvre sur un tableau de jeunesse, Yerres, Militaires au bois, peint en 1870/1871. Il y peint des soldats bivouaquant dans le parc de la propriété familiale de Yerres, dont l’un satisfait ses besoins naturels. Cette œuvre est étrange. Irrévérencieux, le tableau évoque certainement les interrogations du jeune homme qui n’a que 22 ans et qui est réserviste de la Garde Parisienne Mobile. La suite ici
Caillebotte. Peindre les hommes
Musée Orsay

Le Musée d’Orsay a choisi de mettre le peintre discret et généreux, Gustave Caillebotte (1848-1894), en avant avec son exposition Peindre les hommes.
Certes, les choix des tableaux interrogent sur le rapport de Caillebotte au corps masculin, surtout lorsque l’on sait qu’il n’a peint qu’un seul nu féminin. Seulement, ici, il s’agit de comprendre comment le regard de Caillebotte interroge son environnement et les avancées sociales mises en œuvre à cette fin du XIXè siècle.
Aussi, il semble important de constater que Gustave Caillebotte est le premier peintre à montrer la ville de Paris. La suite ici
Matisse, L’Atelier Rouge – Fondation LV
HISTOIRE D’UNE ŒUVRE DE L’ART MODERNE

Matisse a 41 ans et vient de déménager à Issy-Les-Moulineaux où il prend ses marques dans son premier vrai atelier qu’il vient d’acquérir. Reconnu lors de la période fauve, au début du siècle, l’artiste est sûr de son art, après avoir présenté deux tableaux représentants La Danse. On est en 1911. C’est l’hiver !
Le collectionneur russe Serguï Chtchoukine lui passe commande. Ravi d’avoir acquis La Danse, il souhaite poursuivre, avec d’autres commandes, l’émerveillement qu’il a éprouvé avec ce cheminement joyeux et rayonnant lors de sa précédente rencontre. Il souhaite trois panneaux pour décorer une chambre. Il laisse complètement libre l’artiste sur ses choix, son thème et sa manière de peindre.
Matisse se met au travail. Ainsi, naît L’Atelier Rouge. La suite ici
En jeu ! Les artistes et le sport
(1870-1930)

Profitant des Jeux Olympiques organisés à Paris, avec l’accord du Comité de l’Organisation de Paris, le Musée Marmottan-Monet a choisi de présenter le rapport entre sport et artistes peintres. Degas et Manet avaient habitué leur public à assister aux courses de chevaux. Mais, l’exposition explore les rapports entre art et sport, entre 1870 et 1930, à partir d’une cent soixantaines œuvres provenant de collections privées et des musées français et étrangers. La suite ici
Château de Villers-Cotterêts
Histoire, Architecture et Culture Renaissance
Un château royal au cœur de la Picardie, ainsi se définit le Château de Villers-Cotterêts !
Situé en plein cœur de la ville de Villers-Cotterêts, le château jouxte la grande forêt de Retz dans l’Aisne. Résidence de chasse de François 1er, le lieu est marqué à jamais dans l’Histoire de France puisque, à partir de la signature de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts, la langue française sera utilisée dans tous les documents administratifs et juridiques. La suite ici

Inventer l’impressionnisme : Célébration 150ème Anniversaire – Musée d’Orsay 2024

Reconstituer la première exposition, ce courant artistique qui portera, plus tard, le nom d’impressionnisme est une belle initiative du Musée d’Orsay pour ce printemps 2024. Une merveilleuse manière de célébrer le 150ème anniversaire de ce mouvement artistique connu et apprécié de tous ! Le Musée d’Orsay rassemble une centaine d’œuvres issues soit du Salon, instance officielle de l’Art de l’époque, et l’exposition de ces artistes indépendants. La suite ici
Brancusi – Centre Pompidou
L’art ne fait que commencer

Voilà presque trente ans que Brancusi n’avait pas investi de nouveau le Centre Pompidou. Il était temps de faire honneur à ce Roumain qui dès 1904 avait choisi de s’installer à Paris et de léguer, à sa mort en 1957, au Musée d’Art Moderne, l’ensemble de son œuvre et son atelier. Celui-ci avait fait l’objet d’une reconstitution sur le parvis de Pompidou d’une surface de 600 m2 que l’architecte Renzo Piano avait conçu. La suite ici
Le goût de la Renaissance – Hôtel de la Marine

Le goût de la Renaissance s’installe à Paris et notamment, au cœur du Paris des futurs Jeux Olympiques, sur l’illustre Place de la Concorde. L’hôtel de la Marine est devenu accessible au public depuis quelques années avec ses espaces d’exposition. Pendant de l’Hôtel du grillon, beaucoup plus fermé, cet hôtel prestigieux était la demeure des intendants du Garde-Meuble de la Couronne. La suite ici
Depot Boijmans – Rotterdam

Dix ans de travaux, le Depot Boijmans a rouvert ses portes en 2021. En passe de devenir aussi célèbre que la Tour Eiffel, ce musée a la particularité de montrer ses réserves.
En général, les musées ne montrent que 5 à 10 % de leurs fonds. Ici, le choix a été fait d’en montrer presque 95 %. Soit plus de 151 000 œuvres de 1400 à nos jours sont offertes aux visiteurs.
Toutes ces œuvres se répartissent en 63 000 peintures, photographies films, objets de design, installations et sculptures d’art contemporain, 88 000 estampes et dessins. Le Depot Boijmans Van Beuningen expose sa façon de conserver ses œuvres. La suite ici
Le Paris de la modernité II – Petit Palais

C’est à Barcelone que le jeune Pablo Gargallo (1881- 1934), sculpteur, rencontre Pablo Picasso qu’il rejoint à Paris en 1903. Compagnon aussi de Juan Gris, il s’y installe définitivement en1924.
Très novateur, Pablo Gargallo invente en plus de sa sculpture plus traditionnelle, une façon très particulière de rendre compte du plein. Il propose le vide, devenu ainsi complètement aérien. La suite ici
Le Paris de la modernité – Petit Palais -1905-1925

Le Petit Palais consacre son troisième volet de la découverte de Paris à la modernité. De la Belle Époque jusqu’aux années folles, l’exposition balaye tous les arts appliqués y compris les grandes inventions. Avec ses quatre cents œuvres exposées, difficile de rendre compte de toute la diversité présentée.
Conçu pour l’exposition universelle de 1900, le Petit Palais est un joyau architectural : sa façade, son jardin intérieur et son escalier monumental en font un ensemble tout à fait remarquable. La suite ici
