Profitez des fêtes pour offrir des prix de la rentrée littéraire 2025

Offrir un livre pour les fêtes est gage de plaisir. Ici la sélection des Prix littéraires de la rentrée 2025, du plus connu à celui le plus feutré.

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Laurent Mauvignier  La maison vide

La maison vide de Laurent Mauvignier, quel roman, mais quel roman ! Susciter l’envie de s’engouffrer dans cette saga de plus de sept cent cinquante pages, aux phrases à rallonge, racontant l’histoire de sa famille sur trois générations à partir d’une grande maison qui date d’un siècle et demi. Quelle gageure ! 

Et, pourtant, avec un style accessible, Laurent Mauvignier imagine sa famille sur trois générations.

Pauvres écrivains qui publient la même année que Laurent Mauvignier parce que s’il n’y a qu’un livre à lire, pour cette rentrée littéraire, c’est celui-ci ! La suite ici

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Paul Gasnier – La collision

Saïd, Sisyphe de la Croix-Rousse, est reconnu coupable de violences routières sur la mère de ce primo écrivain, Paul Gasnier. Journaliste dans l’émission Quotidien avec Yann Barthès, il prend la plume pour disséquer cet incident traumatique et en fait un essai social et politique dans La collision.

Il y a plus de dix ans, une collision entre une moto conduite par Saïd, sur sa roue arrière et une femme à vélo. Une semaine plus tard, elle décède des suites de ses contusions. Paul, avec sa sœur auprès de leur père, assiste, impuissant, à cette tragédie. Quelques années plus tard, le procès reconnaît Saïd coupable d’homicide involontaire ayant entraîné la mort, qui maintenant s’appelle violences routières.

À partir de là, Paul Gasnier met à distance sa souffrance et reprend son attitude journalistique pour étudier cette situation et la mettre en perspective par rapport à l’ambiance actuelle, aussi bien sociale que politique. La suite ici

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Adélaïde de Clermont-Tonnerre – Je voulais vivre

Et si la plus méchante de grande renommée de la littérature française avait une autre histoire à raconter ? Dans « Je voulais vivre », l’auteure Adélaïde de Clermont-Tonnerre offre une nouvelle perspective sur le personnage de Milady de Winter, en explorant sa psychologie et ses motivations à travers un prisme féministe qui transforme notre compréhension de l’œuvre de Dumas.

Donner une personnalité féministe à l’héroïne la plus détestée de la littérature française, quel exploit. Alors, profitez pleinement de ce roman de cape et d’épée revisité à l’heure de #MeToo. La suite ici

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Emmanuel Carrère – Kolkhose

Kolkhoze d’Emmanuel Carrère est un pavé écrit au lendemain de l’hommage fait à sa mère lors de son décès : Hélène Zourabichvili épouse Carrère D’encausse, ça aurait pu être Carrère Dencausse, mais le d’ marque l’aristocratie déchue ! Après cette cérémonie officielle, Kolkhoze est son hommage à une femme complexe qu’il a profondément, et malgré tout, aimée. 

Emmanuel Carrère sait raconter des histoires et lorsque ce sont ses histoires, il le sait d’autant mieux ! Apaisé, Emmanuel Carrère livre une somptueuse autofiction qui embrasse l’histoire de toute l’Europe de l’Est.

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Alfred de Montesquiou – Le crépuscule des hommes

Dans Le crépuscule des hommesAlfred de Montesquiou convoque tout un panel de personnages historiques pour retracer le premier procès international, le procès de Nuremberg, du point de vue des journalistes qui ont couvert l’événement.

Le crépuscule des hommes est un roman puissant, dense et intense, tout en apportant un regard novateur sur un événement aux retentissements importants, même s’ils ne furent pas suffisants. D’ailleurs, l’écrivain en raconte les lacunes. Mais, ce roman s’appuie sur des événements vécus grâce à une documentation fouillée. C’est ce qu’apportent la littérature à l’histoire et la sociologie. En première sélection du prix Goncourt, ce roman d’Alfred de Montesquiou risque de bousculer les sélectionnés déjà repérés !

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Nathacha Appanah La nuit au cœur

Quel texte sublime, quels vécus terribles que raconte Nathacha Appanah dans La nuit au cœur ! Rallumer le souvenir de femmes, effacées de la vie par leur mari, oubliées de leur entourage, salies par médias, tel est l’objet de ce récit ! Difficile à lire, à s’entendre lire, ses mots si précis, si pointus, si travaillés pour que le langage permette à ces femmes de revivre devant nous. D’abord, ce récit raconte les six années d’emprise que l’écrivaine a subies à partir de ses dix-huit ans, mais également la vie de Chahinez, de même qu’Emma !

Décoder le mécanisme de l’emprise, donner des pistes de réflexion, expliquer encore et encore. Pas de hurlement de cette  » fille bien élevée » qu’est Nathacha Appanah, mais l’intime conviction de penser que les mots peuvent devenir magiques et changer l’ordre des choses. Juste que la littérature témoigne !

Impossible de passer à côté sans le découvrir !

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Yanick Lahens – Passagères de pluie

Le roman, Les Passagères de nuit de Yanick Lahens, raconte des femmes souveraines devenues guerrières dans le silence de l’histoire d’Haïti. À partir de deux destins féminins, Élisabeth et Régina, l’écrivaine montre la force et la détermination, non pas celle du pouvoir et de la soumission, mais celle de la résistance et de la témérité à ne jamais se laisser dominer.

Le roman Passagères de la nuit de Yanick Lahens, avec ses deux parties semblables par le nombre de chapitres, utilise des temporalités aux accents différents. Aucune forme de miroir entre les deux destins. Deux prologues en ramassent la teneur, la silencieuse d’un côté, le mystère de l’autre. Les superstitions aident à dépasser le destin, comme un jupon de multiples couleurs. Il s’agit de soins aussi, avec les plantes et les incantations. Alors, le ciel conservé dans sa tête peut resplendir de bleu. La poésie est toujours présente, malgré les rudesses du propos.

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Laura Vazquez – Les Forces

À son double en casquette, adolescente devenue adulte, la poétesse Laura Vazquez fait hurler un anticonformisme dans Les Forces. Ce roman d’apprentissage montre l’évolution de l’aigreur vers l’émancipation.

Dès le début, c’est la colère d’une adolescente en rupture sociale, retranchée dans son refus des adultes, qui explose, balayant toutes les idées habituelles et les affirmations reconnues. Tout un univers refusé, honni et rejeté ! Toutes ces forces se fondent dans l’écrit au style saccadé, uniquement introspectif.

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Louis- Henri de La Rochefoucauld – L’amour moderne

Un amour presque impossible mais intense au pays du quartier de Passy de Paris, L’amour moderne de Louis-Henri de La Rochefoucauld le raconte.

Yvan, ultime descendant de Russes blancs, les Kamenov, s’est forgé la réputation d’être le Molière moderne après avoir ravi un prix littéraire prestigieux avec son premier roman. Passionné de digressions, il se cache facilement derrière une allure de dandy. Reçu au bac en 2004, il se promène dans la vie de façon alanguie ses quarante ans de divorcé sans enfant. 

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John Boyne – Les éléments

Quatre nouvelles rassemblées dans Les éléments auxquels John Boyne construit l’histoire du mineur de l’une qui devient le majeur dans l’autre. « Les éléments – l’eau, la terre, le feu, l’air – sont nos plus grands amis, ceux qui nous animent. Ils nous nourrissent, nous réchauffent, nous donnent la vie, et pourtant, ils conspirent pour nous tuer à chaque tournant. » Et, ce poison est la culpabilité et la honte autour d’abus, physiques et moraux, assumés avec complicité, ou subis sans protection, de ceux qui les mettent en œuvre et ceux qui s’en sortent, malgré tout.

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Ramsès Kefi – Quatre jours sans ma mère

Quatre jours sans ma mère de Ramsès Kefi raconte un bouleversement salutaire qui permet à un plus que trentenaire de connaître son histoire.

Évidemment, le roman insiste sur la nécessité de connaître de qui l’on vient pour savoir où on va. Salmane accepte de s’inscrire dans un présent qu’en sachant qui il est vraiment. Reste à préciser que trop peu de romans racontent avec autant d’affection la vie en cité, cette solidarité qu’ailleurs semble oubliée. Bref, une nouvelle écriture à découvrir !

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Vanessa Schneider – La peau dure

Vanessa Schneider livre un roman La peau dure pour percer l’énigme qu’était son père, joyeux, drôle, hyperactif, flamboyant et pourtant mystérieux, taiseux. Mais, au-delà, de cette relecture de la vie de son père, la journaliste, essayiste et romancière, peint une génération, celle des Boomers, soit des hommes, et quelques femmes, nés de 1945 à 1965.

Avec ce roman, la journaliste tente d’établir aussi une sociologie de la génération Boomers, et plus particulièrement ceux qui ont investi les arcanes du pouvoir intellectuel, politique et social. L’écriture est percutante, jamais complaisante. Cette filiation a demandé de sa part, certainement, une longue introspection, car il n’est nullement question de « règlements de compte ». C’est aussi tout son intérêt : Vanessa Schneider arrive à conserver sa distance journalistique, y compris face à un sujet qui la touche autant !

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Marie Richeux – Officier radio

Avec délicatesse, Marie Richeux tente, dans le roman Officier radio de soulever le silence qui entourait la disparition de son oncle, de la branche paternelle, officier radio de la marine marchande lors d’un abordage entre son bateau, l’Emmanuel Delmas, et le Vera Berlingieri, un pétrolier italien.

Ainsi quand les archives n’existent pas ou plus, Marie Richeux reprend les mots, les malaxe pour romancer une vie que rien ni personne ne doit oublier. Et, aussi, permettre aux vivants d’acquérir un apaisement et un recul nécessaires à l’évocation de la personne. Un bien agréable moment de lecture !

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Steeve Aganze – Bahari Bora

Dès les premières pages, j’ai été happée par le récit de cette jeune fille, à peine une femme. Elle se demande si elle doit garder l’enfant ou se faire avorter. Steve Aganze raconte son enlèvement par un groupe de mouvements armés, son évasion avec seize autres filles, sa prise en charge par les aides humanitaires internationales, puis la conquête difficile de sa liberté. Son histoire est celle d’une personne dont le corps ne lui a jamais appartenu.

Il devient de plus en plus important de s’ouvrir et de penser la condition féminine à l’échelle du monde. Car, même si les cultures sont différentes et le passé particulier à chaque communauté, le corps des femmes reste un enjeu fondamental de l’oppression et de l’asservissement. Et, ça devient toujours plus difficile de détourner les yeux ! La suite ici

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Claire Vesin – Le Lotissement

Comme souvent, les souvenirs se réveillent lorsque ceux qu’on aime s’en vont. Ainsi, lorsque la narratrice commence à vider les affaires de sa mère après son décès, ce sont toutes les images de cette vie en lotissement qui reviennent, et plus particulièrement la dernière année. En effet, celle-ci a entraîné un bouleversement dans la famille, sans vraiment qu’on s’en soit parlé. La suite ici

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Antoine Wauters – Haute-Folie

Haute-Folie de Antoine Wauters est un écrit superbe sur fond de filiation, de folie et de mémoire. Une écriture magnifique et maîtrisée. Une fiction à l’opposé des récits actuels, sans introspection ni regrets. Les mots enseignent la volonté de vivre, en acceptant un destin qui impose sa marque et qui doit être assumé, pas comme un fardeau, mais comme l’émanation de notre passé et de l’histoire de nos ancêtres. La suite ici

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13 commentaires

    • Juste suivre son envie ! L’intuition est la meilleure des préconisations 🙏📖🌞

  1. En voilà des tentations !
    Celui que je lirai certainement, c’est celui de John Boyne, mais j’attendrai sa sortie en poche.
    Les autres, je ne sais pas.

    • Important de suivre ses intuitions ! Excellente lecture à venir alors 🙏🌞

  2. Lu Kolkhose et La maison vide déjà…Folcoche m’attend encore…J’ai commandé la poésie de Joan Baez au père Noël…
    Belle journée Matatoune…!

    • Ah, je suis sûre que le Père Noël saura apporter ce beau cadeau 🎄🎁

    • Je crois que ce livre devrait te plaire. Ce matin, je l’écoute encore dans la matinale de France inter, ce dimanche. Il est d’un enthousiasme très communicatif . De plus, ce « roman vrai » comme il dit, est très, très documenté ! On mesure à sa lecture la révolution qu’à représenter ce procès qui aujourd’hui à une grande importance, même si le mensonge prend le dessus sur la réalité. Peut-être un futur 🎁! Excellent dimanche à toi ! 📚🎄🙏

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