
À son double en casquette, adolescente devenue adulte, la poétesse Laura Vazquez fait hurler un anticonformisme dans Les Forces. Ce roman d’apprentissage montre l’évolution de l’aigreur vers l’émancipation.
Dès le début, c’est la colère d’une adolescente en rupture sociale, retranchée dans son refus des adultes, qui explose, balayant tous les idées habituelles et les affirmations reconnues. Tout un univers refusé, honnis et rejeté ! Toutes ces Forces se fondent dans l’écrit au style saccadé, uniquement introspectif.
Alors lorsqu’une femme obèse allongée, comme une antique romaine, l’interroge sur sa place dans ce système, même si elle se veut en dehors, toute la portée de ce roman sur l’inquiétude du monde.
Seulement, je me suis perdue dans le méandre de ces réflexions. Je suis désolée de le dire, mais je m’y suis ennuyée à vouloir comprendre sans rien comprendre. En bref, je suis complètement passée à côté de ce texte, même si je lui reconnais une invention littéraire certaine.
Remerciements
Aux Éditions du Sous-Sol et #NetGalleyFrance
Puis quelques extraits

Je regardais les autres et je prenais leur mal
J’ai pris l’habitude en public d’acquiescer, j’aime qu’on me laisse en paix. Je serai d’accord avec vous, car votre monde est plein de haine.
Le conformisme permet d’éviter la punition sociale.
Tout ce dont nous avons l’habitude nous semble normal, la forme de nos bouches, nos mains, les voix, les mots et les coutumes relatives à un lieu, un groupe, et les constructions massives, comme l’État, ou la vision que nous avons de l’espace et du temps, et le vendredi, et le samedi soir, je me préparais à sortir, j’allais au bar, mais quelque chose en moi riait.
Le consensus social anonyme dicte ce qui est adéquat.
Le but de l’éducation est de rendre ordinaire.
Les œuvres vraies vivent sans but. Quand on force une forme à intégrer un discours, on demande au texte de mourir. Et tout est mort. Elle se gifla trois fois. Elle enfonça ses ongles dans ses yeux. Elle crispa toute sa figure. Et son corps explosa de rire. C’était un rire de moquerie qui traversait les temps. Il roulait sur les crânes humains qui se trompent et qui mentent. Le rire s’étalait sur les siècles. La vie est déjà là ! Il suffisait de la trouver. La vie s’impose avec sa forme et sa structure propre.
Ici en bref




Du côté des critiques: Télérama
Questions pratiques

Laura Vazquez – Les Forces
Prix Les Inrockuptibles 2025
Rentrée littéraire 2025
Éditeur : Editions du sous-sol – X : @ed_sous_sol – Instagram : @ed_sous_sol –Facebook
Parution : 21 août 2025 – EAN : 9782386630224 – Lecture : Septembre 2025

[…] Laura Vazquez – Les Forces […]
Bonjour Matatoune. J’éviterai ce livre où je me perdrais sans nul doute. Bonne journée
Je ne peux te dire autre chose, car moi-même, je me suis perdue !
Bonne journée 🌞
C’est une auteure dont les romans ne m’attirent pas.
Je ne connais pas bien ses poésies ! Il faut que je les découvre plus !
Bonjour Matatoune, mon compagnon a acheté et lu ce livre, il l’a plutôt apprécié… Je serais assez tentée de le lire pour son originalité. Apparemment, il sort des sentiers battus et en plus l’écrivaine est poète… Merci de cette chronique qui m’a informée plus amplement sur ce livre qui m’intrigue. Belle journée à toi 🙂
Oui, son roman plaît assez ! Seulement, je suis complètement passée à côté. D’habitude, je n’en parle pas. Seulement, c’est un SP de chez Netgalley. Donc, on est obligé de faire un retour…
Si tu aimes sa poésie, alors n’hésite pas ! Bon week-end 📚
Merci 🙏 Bonne semaine à toi 🌞😊
Je vais écouter ton conseil et ne pas alourdir ma trop grande pal, ce genre d’introspection ne me tente guère. Bonne journée
Il m’a lassée trop rapidement et comme je l’ai eu pas NG, alors…
Bon week-end à venir 🌞
Parfois on aimerait comprendre mais les mots nous échappent. J ai suivi l auteur dans ses ateliers d écriture pendant le covid. Je tenterai la lecture.
Alors, je serai ravie d’avoir ton point de vue.
Une petite coquille s’est glissée dans votre texte, je crois que c’est Laura Vasquez
Merci de toit cœur ( j’ai un gros pb avec les noms 😉)
Ça m’arrive hélas aussi.