Los Angeles – Harry Bosch

Une ville – Un flic de polar

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@vagabondageautourdesoi

@vagabondageautourdesoiUne ville – Un flic de fiction

Los Angeles – Harry Bosch

Michael Connely

Journaliste au Los Angeles Times pendant douze années, Michael Connely a commencé à connaître le succès lorsqu’il a associé son enquêteur – inspecteur Hieronymus Bosch, dit « Harry Bosch » à la ville de Los Angeles. Depuis trente ans, une trentaine de livres sont parues et une série dont il supervise la réalisation connait le succès.

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« Los Angeles est un lieu où tout le monde vient d’ailleurs et où personne ne jette jamais vraiment l’ancre. Un lieu de passage. Plein de gens attirés par le rêve, de gens qui fuient le cauchemar en courant. Ils sont douze millions et tous sont prêts à dégager si nécessaire. Figurativement, littéralement, métaphoriquement – quelle que soit la manière dont on prend la chose -, à Los Angeles, tout le monde a sa valise prête. Juste au cas où ». Dans le verdict du plomb

Siège du Los Angeles Times

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Le siège du Los Angeles Times est un bâtiment art déco qui a hébergé le journal de 1935 à 2018. Ce journal est le second en tirage de tous les États-Unis après le New- York Times. Michael Connely y travailla comme chroniqueur judiciaire avant de devenir écrivain.

« Je ne me considère pas comme un vrai romancier qui emploie son génie créatif pour bâtir l’univers de ses romans, commente Connelly. Je m’inspire d’histoires vraies et de personnes existantes. J’ai donc davantage l’impression de rapporter que de créer. »

Bradbury Building

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Il est classé au National Historic Landmark le 5 mai 1977 et Monument historique-culturel de Los Angeles le 21 septembre 1962.   Depuis 1996, c’est le siège du service des affaires internes à la Police de Los Angeles et d’autres agences gouvernementales. Le LAPD y tient des auditions disciplinaires concernant les agents, ces derniers le surnomment the Ovens (« le Grill »). Harry Bosch a eu souvent à venir dans ce bâtiment …

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La façade en brique rouge a été conçue selon le style Renaissance Italien. Mais l’intérieur retient l’attention.

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Musso & Frank Grill

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Harry Bosch y donne rendez-vous à ses coéquipiers et en profite pour déguster une tourte au poulet en cassolette arrosée d’un Martini.

« À sa grande époque, le lieu était fréquenté par l’élite, Fitzgerald, Faulkner. Un jour, Chaplin et Fairbanks organisèrent une course de chevaux dans Hollywood Boulevard, le perdant devant payer l’addition. »

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Le restaurant se targue de traiter clients inconnus et vedettes aussi bien les uns que les autres, mais il avoue avoir fait une exception quand Tarantino est venu demander une faveur. Pour son dernier film, «Once Upon a Time… in Hollywood», le réalisateur voulait privatiser l’établissement cinq jours durant, le temps de filmer Leonardo DiCaprio, Brad Pitt et Al Pacino en train de déguster whisky  et Bloody-Mary accoudés à son bar mythique.

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«Nous n’avions jamais fermé le restaurant pour quelque film que ce soit. Mais lorsque Quentin est venu nous voir et nous a dit ce qu’il envisageait, on voulait vraiment en faire partie», a expliqué à l’AFP Mark Echeverria, propriétaire du restaurant qui a célébré vendredi son centième anniversaire.

Le Parker Center

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C’était le quartier général de la police de Los Angeles. Encore appelé le PAB (Police Administration Building), Un « dédale bureaucratique qui entrave plus qu’il ne facilite le travail du policier de base dans La Glace noire. Après de nombreuses tergiversations, le bâtiment a fin d’être démoli à la fin de 2019.

 

Le belvédère (Overlook)

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Le belvédère surplombe l’Hollywood Bowl. La police de Los Angeles a pris l’habitude d’y retrouver des corps.  Il a donné son nom, The Overlook, à la 13e enquête de Bosch. 

« Tous les 25 ans environ, l’âme de cette ville était brûlée vive sur les bûchers de la réalité. Pourtant, elle continuait sur sa lancée. A toute vitesse, sans jamais se retourner. Comme un chauffard qui prend la fuite après un accident. »

La maison de Bosch

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Connelly a découvert ce lieu féerique en 1989 à l’occasion d’une enquête pour le Los Angeles Times et en fait une tanière idéale pour son héros solitaire, qui aime n’avoir que les coyotes comme voisins. Harry ne peut se passer du sentiment de puissance qu’il éprouve en contemplant la ville, les studios d’Universal City, les projecteurs illuminant la nuit.

« Les couchers de soleil avaient ce pouvoir, à L.A. Ils vous faisaient oublier que leurs couleurs étincelantes étaient dues au smog, que derrière chaque jolie carte postale pouvait se cacher une histoire peu ragoûtante. »

Presque tous les nombreux romans de Connelly sacrifient à une scène récurrente : celle qui montre le personnage accoudé de nuit à la balustrade de sa terrasse, enchaînant bière sur bière et contemplant en contrebas les milliers de phares zébrant Hollywood Freeway. L’oiseau de nuit, à la fois garant de la loi et son premier contradicteur, incarne un regard à la fois humaniste et désabusé sur la mégalopole dont il n’est qu’un atome parvenu à un degré acéré de conscience. Comme si toute pause réflexive, en un tel lieu, ne pouvait que se transformer en méditation sur la contingence et l’éphémère, dans l’attente de l’Apocalypse sismique qui doit emporter la Cité des Anges…Extrait de regard noir sur la Cité des Anges – Frédéric SOUNAC

– Epelle-moi les deux mots.
– H-I-E-R-O-N-Y-M-U-S et B-O-S-C-H.
– Hieronymus comme le peintre.
– Quel peintre

Jheronimus ou Hieronimus Bosch dit Jérome Bosch

Le jardin des délices de Jérome Bosch -Environ vers 1503

Le Jardin des délices serait une vision de ce que le monde pourrait être, s’il n’avait été corrompu par le mal.

Le mythe de Los Angeles, largement associé à l’immensité de la ville et à la présence en son sein d’Hollywood, est en grande partie une création du roman noir : cité sismique, Sodome moderne, la « Cité des anges » est souvent décrite comme un lieu violent, pulsionnel, où toute tentative de rachat individuel est rendue impossible par l’omniprésence de la corruption. La décadence de la ville-monde, telle qu’elle est analysée de manière résolument pessimiste par le géographe Mike Davis dans Au-delà de Blade Runner, trouve dans les romans de Michael Connelly et de James Ellroy une puissante représentation fictionnelle. Le premier, à travers les errances de son détective Harry Bosch, tient un discours de type élégiaque, tandis que le deuxième, en élaborant une sorte de « réalisme tragique », élève la ville au rang d’allégorie de la Faute et du Mal. Extrait de regard noir sur la Cité des Anges – Frédéric SOUNAC

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Une ville- Un flic de polar

Athènes – Kostas Charitos

Ystad – Kurt Wallander

Paris – Jean-Baptiste Adamsberg

Venise – Guido Brunetti

Source

9 commentaires

  1. Bonjour Matatoune. Je ne connais pas la série et n’ai lu qu’un ou deux romans de Connely, mais j’ai apprécié ton article sur ces monuments de Los-Angeles. Bonne journée

  2. Bonjour Matatoune, un tout grand merci pour ton fabuleux billet qui donne envie de visiter cette ville. Et merci pour toutes ces informations qui donnent envie de lire le livre, surtout mon mari qui aime ce genre de lecture.
    Belle journée avec mes amitiés. Bisous ♥ 🙂

    • Ravie que cela te plaise. Oui, Michael Connelly c’est un auteur en qui on peut faire confiance pour découvrir une enquête de quaité. Bonne continuation Denise

  3. Merci pour cette belle visite. J aime trop les Usa même si c est très mal gouverné. J ai lu seulement quelques polars de cette série. Non qu elle ne me plaise pas mais par manque de temps.
    Bonne journée

    • J’aime bien les romans et suis addictive à la série. Alors… Une ville que je rêve de visiter ! Bonne journée 😉

  4. Un auteur que j’apprécie grandement. J’ai reconnu quelques bâtiments particuliers… reportage intéressant ! Et lisez Connelly !!!

  5. jolie promenade… Je connais le building à travers des films et des séries, et sa beauté particulière, ses briques rouges m’ont tapé dans l’oeil…
    Je n’ai toujours pas lu les romans de Connely, j’ai vu et aimé la série TV et j’ai apprécié Titus Velliver (?) donc les livres devraient me plaire
    PS: j’apprécie l’ami Hyeronimus 🙂

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