Une vérité à deux visages – Michael Connelly

Une vérité à deux visages – Michael Connelly

@vagabondageautourdesoi

Pas une, mais deux histoires dans ce nouveau polar de Michael Connelly « Une vérité à deux visages » où Harry, Hyeronimus pour les intimes (Bosch bien sûr) reprend du service même si son auteur lui ait fait une infidélité pour aller batifoler avec sa nouvelle héroïne Renée Ballard que j’ai beaucoup aimé.

« Aussi bien savait-il qu’il est deux sortes de vérité dans ce monde. Celle qui, inaltérable, fonde et la vie et la mission de l’individu, et l’autre qui, entièrement malléable, sert aux politiciens, charlatans, avocats ripoux et leurs clients pour atteindre le but visé, quel qu’il soit. »

Voilà tout est dit. A l’heure où la vérité est revendiquée par tous, est triturée de partout,  où les Fake-News servent les populistes de tous bords, où un président à la mèche orangée ne se prive de rien pour servir son égo, Michael Connelly nous livre un visage de son Amérique qu’il nous faut regarder.

Toujours en retraite forcée, Bosch participe bénévolement aux affaires irrésolues pour la police de San Fernando. Une scène de crime dans une pharmacie, deux corps, un père et son fils, des meurtres perpétués par des tueurs à gages. Et, le voilà entrain d’enquêter sur un énorme trafic de drogue d’opiacés qui tuent d’overdose aux USA plus que les accidents de voiture et les armes à feu réunis. Alors, les junkies, jeunes et vieux, sont les nouveaux esclaves de trafiquants aux accents slaves qui ont laissé leurs sensibilité dans leur toundra natale. Et, les laboratoires deviennent des entreprises côtés au CAC 40.

Mais dés l’annonce de cette nouvelle enquête, les anciens collègues de Bosch débarquent pour l’informer que Preston Borders, accusé d’avoir tué une femme mais soupçonné de plus, demande sa libération après trente ans dans le couloir de la mort. L’ADN d’un autre violeur retrouvé sur les vêtements de la victime pourrait prouver son innocence. Du coup, Bosch est accusé d’avoir falsifié les preuves. Le flic devient voyou et son lynchage médiatique, mais pas que, est imminent.

Son frère Mickey Haller et son enquêteur Cisco, rencontré déjà dans  » Jusqu’à l’impensable », vont essayer de prouver SA vérité au cours d’un procès où j’ai eu peur de m’ennuyer (troisième et dernière partie d’un roman quand même assez dense) alors qu’elle est aussi réussie que les précédentes.

Alors, bien sûr, les inconditionnels objecteront que ce roman est paru aux USA depuis longtemps (2017) et est déjà adapté sur les écrans pour les dévoreurs de série. Moi, je ne l’avais pas vu et du coup, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce polar, à l’allure classique, magnifiquement ficelé. C’est du grand art pour mon plus grand plaisir !

Merci #Netgalleyfrance et @calmann_levy pour #UneVériteADeuxVisages

 

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Chez les flics, il se disait que le vrai test de loyauté entre coéquipiers survenait à l’ occasion d’un appel au secours d’ un collègue. Alors en effet il faut tout laisser tomber et y aller sirène à fond et en écrasant l’ accélérateur et grillant tout les feux rouges pour le rejoindre.

Aussi bien savait-il qu’il est deux sortes de vérité dans ce monde. Celle qui, inaltérable, fonde et la vie et la mission de l’individu, et l’autre qui, entièrement malléable, sert aux politiciens, charlatans, avocats ripoux et leurs clients pour atteindre le but visé, quel qu’il soit.

On en est à cinquante-cinq mille morts depuis que ça a commencé, et ça continue. La guerre du Vietnam a fait quasiment le même nombre de victimes. 

Toujours  » je -laisse-rien-passé  » , le Harry après tant d’ années.

Il n’ y a plus beaucoup de noblesse en ce monde. Les gens mentent, le président ment, les corporations mentent et trichent…Le monde est laid et il n’ y a plus beaucoup de gens prêts à se dresser contre ça. Je ne voulais pas que ce qu’a fait ce gamin passe à l’as…Faut croire que j’avais pas envie qu’ ils s’en tirent.

Toutes les affaires laissent leurs marques psychologiques, mais elles étaient contrebalancées par le passage de la justice. (..)
Dans le travail d’ infiltration, au contraire, on quittait les lieux sûrs de la justice pour entrer dans l’ univers des dépravés. On voyait alors comment les humains font leurs proies d’autres humains sans pouvoir s’ y opposer à moins de dire adieu à sa couverture. Il faut avaler et vivre avec pour que l’ affaire se termine.

D'habitude, je ne partage pas mes lectures lorsqu'elles ne m'ont pas plue ! Mais, là, c'est le livre qui se vend à plus

@vagabondageautourdesoi
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La vérité à deux visages – Michael Connelly

Éditeur : Calman-Lévy

Parution : 16 octobre 2019

ISBN : 2702156940 

Lecture: Novembre 2019

 

 

21 commentaires

    • J’avoue que je ne peux m’empêcher de le retrouver à chaque année ! Bon weekend

  1. J’aime bien cet auteur mais là je passe car bien bien trop en attente de lecture et sur la liste de commande a venir. Mais merci Bisous

    • Tant de livres à lire. Mais pas d’inquiétude, les livres ne s’en vont pas. Ils nous attendent pour être ouverts et lus. Bonne semaine, Renée

    • Le choix est toujours difficile…tant de bons moments de lecture nous attendent…Très bonne semaine !

  2. Je viens de poster ma chronique et je m’aperçois que toi aussi! Quand on est des inconditionnels de Connelly on sait toujours qu’on va passer un bon moment. Et cette fois encore. Vivement le prochain!

  3. Merci pour ce partage!
    J’avais lu deux livres de l’auteur, mais j’étais un peu restée sur ma faim!
    Bises et belle soirée ma chère Matatoune 😘

    • Oui, on sait que normalement on passe un bon moment. Et c’est quelque fois bon cette certitude en lecture…comme un bon cru, un bonbon savoureux ou une friandise qu’on a plaisir à retrouver.

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