Walter Evans à la Havane

People in downtown – Havana – 1933

Walter Evans (1903 – 1975) était issu de la grande bourgeoisie américaine. Jusqu’à la fin de son adolescence, il reçoit une éducation attentive aux objectifs que ce sont fixés ses parents, la conservation de son rang social !

Néanmoins, leur divorce amène Walter Evans a voir la réalité du monde. Obligé de travailler car son père a coupé tous les moyens de subsistance pour lui et sa mère, il découvre une vie difficile faite d’incertitudes. Au bout de quelques années, conscient de ses difficultés, son père lui paye un voyage en Europe de 13 mois pour continuer à parfaire son éducation.

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Cuba – 1933

A Paris puis en Italie, notamment, il découvre l’art de l’observation. Là où sa mère disait « Ne regarde pas  » dans les rues américaines, Walter Evans découvre la proximité du monde aux terrasses des cafés. De plus, il fréquente toute la jeunesse américaine venue là pour s’encanailler. C’est sans doute là-bas qu’il fait la connaissance de Ernest Hemingway.

Devanture de cinéma – La Havane – 1933

Il le retrouve à la Havane en 1933. Cela fait tout juste 4 ans qu’il a opté pour la carrière de photographe. Avant, il avait compris qu’il ne serait jamais un grand écrivain comme ses idoles littéraires que furent Flaubert et Baudelaire.

Répondant à une commande, l’illustration d’un livre de Carleton Beals, écrivain politiquement engagé, The Crime of Cuba, il part donc pour la capitale. Ce livre dénonçait le régime dictatorial en place.

Extrait du livre – 1933

Durant trois semaines, Walter Evans se trouve confronter à une réalité sociale qu’il n’avait jamais imaginé. Les soirées passées à boire avec Hemingway ne feront pas oublier le sentiment de côtoyer la misère mais aussi la splendeur d’une ville, sorte d’Amérique défraichie où la sensualité des prostituées se mélange à l’atmosphère crue des rues.

Cuba – 1933

400 prises en trois semaines ! Son voyage présentait une insécurité diffuse. Il pensait être suivi. Walter Evans a confié un certain nombre de négatifs tellement il avait peur qu’on les détruise à son passage en douane.

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Extrait Cuba – 1933

Ce travail fut fondateur pour le grand photographe. Après, il répondra aux sollicitations de Farm Security Administration et créera ses clichés qui le rendirent si célèbre.

Old Havana Housefronts -Walker Evans -1933

Pour aller plus loin

Expo Centre Pompidou – 2017

Sources

Centre Pompidou

France Culture

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Cuba -1933

8 commentaires

    • Oui, c’est l’endroit qui a permis à Walter Evans de se faire son regard si particulier de photographe. Bonne continuation

  1. Merci pour cette découverte. C’est vrai qu’on oublie souvent que Castro n’est pas le premier dictateur de Cuba. Bon am

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