Walter EVANS

26 avril 2017 – 14 août 2017

Visite le mercredi 5 juillet 2017

1903-1975

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« NOUS SOMMES CE QUE NOUS VOYONS « 

W. EVANS

 

Aux États-Unis, le vernaculaire définit des formes d’expression populaire employées par des gens ordinaires à des fins utilitaires : tout ce qui se crée en dehors de l’art, hors des circuits de production et de légitimation, tout ce qui finit par constituer une culture spécifiquement américaine. Ce sont tous les petits détails de l’environnement quotidien révélant une forme d’« américanité » : les baraquements en bois des bords de route, la façon dont le commerçant dispose la marchandise dans sa vitrine, la silhouette de la Ford T, la typographie pseudo-cursive des enseignes Coca-Cola. C’est une notion centrale pour comprendre la culture américaine.

« Vous ne voulez pas que votre œuvre vienne de l’art ; vous voulez qu’elle prenne origine dans la vie ? C’est dans la rue qu’elle se trouve. Je ne me sens plus à l’aise dans les musées. Je n’ai pas envie de les visiter. Je ne veux pas qu’on m’apprenne quoi que ce soit. Je ne veux pas voir de l’art ‹ accompli ›. Je m’intéresse à ce que l’on appelle le vernaculaire. »

Walker Evans, entretien avec Leslie Katz (1971).

 

 

Le père de Walker Evans était un publicitaire, il a baigné dans un milieu où on s’intéresse à la culture populaire. Walker Evans collectionnera lui-même les affiches publicitaires, chez lui la photo et la collection sont deux activités liées.

C. Chéroux

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Une rencontre très riche. Une façon de rendre compte de la particularité de l’Amérique de façon étonnante où la simplicité ouvre l’œil sur l’art! Où les caniveaux photographiés participent à l’émotion.

Très intéressant et bien au delà de ces photographies des humbles qui a fait la renommée du photographe en Europe. 

 

 

 

 

 

Pour ceux qui le veulent ou en ont besoin, une bonne exposition est une leçon pour le regard. Et, pour ceux qui n’ont besoin de rien, ceux qui sont déjà riches en eux-mêmes, c’est un moment d’excitation et de plaisir visuel. Il devrait être possible d’entendre des grognements; des soupirs, des cris, des rires et des jurons dans la salle d’un musée, précisément là où ils sont habituellement refoulés.

W. EVANS

 

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