Journaliste photographe – Patrick Chauvel

Patrick Chauvel ( 1949) – 50 ans sur le front

Une exposition présentée cette année à Visa pour l’image à Perpignan  est actuellement dans la nef de Radio France à Paris. Patrick Chauvel est connu pour avoir rendu compte des atrocités de la guerre du Vietnam. Voir ci – dessous.

50 ans sur le front présente, en partenariat avec le Festival International du Photojournalisme Visa pour l’image, plus de cinquante photographies emblématiques de l’œuvre du photographe qui témoignent des grands conflits internationaux. Du Vietnam à la guerre des Balkans, du Cambodge aux conflits africains, du Surinam au Liban, le travail de Patrick Chauvel raconte et témoigne : «Je cherche ceux qui croient au milieu du chaos. La guerre m’intéresse parce que c’est en elle que je trouve cette faible lueur. Pour le reste, je fais ce que je peux, je raconte l’Histoire. Pour la mémoire, pour le plaisir de subir et ensuite d’avoir le privilège de raconter aux autres». Visa pour l’image

@vagabondageautourdesoi.com

« Je venais de faire 5 pleines pages dans Match. Mais je suppose que la photo de la starlette à côté avait plus attiré le regard. Car nos photos sont tout de même coincées entre deux magnifiques filles et une pub pour Rolex. Mais ce qu’il faut, c’est continuer à en parler. Car s’il n’y a pas de témoin, il n’y a pas de crime.”

Irlande

 » 50 ans plus tard, la guerre est toujours là. Je continue de la photographier, en Afrique, au Moyen-Orient, jusqu’aux frontières de l’Europe, en Ukraine, où elle a réussi à recréer le décor des tranchées de 14-18. Patrick Chauvel

Un combattant de Daech qui se rend. Patrick Chauvel se dit bouleverser par ce cliché car pour la première fois il a ressenti la haine de l’homme envers lui et ce qu’il représentait !

« J’aime le danger, j’aime le risque, j’aime l’inconnu, j’aime la vitesse… Et puis, j’aime être avec des gens qui avancent et qui croient à ce qu’ils font. Au Vietnam, à 18 ans, j’avais d’abord envie d’être là, avec les marines, dans les hélicoptères, à 200 à l’heure, au ras du sol, avec la musique à fond, voir si j’étais courageux, résistant, invincible. Le prétexte, c’était l’appareil photo. Puis j’ai compris que c’était un métier, que j’avais une responsabilité. » Patrick Chauvel

Soldat cambodgien en 1974

Patrick Chauvel vient de transmettre son héritage photographique au Mémorial de Caen. Gageons que celui-ci en fera bon usage !

Sources:

Questions pratiques :

10 commentaires

  1. Un grand photographe de guerre … ou plutôt un  » rapporteur de guerre  » comme il le dit lui-même, ce en quoi il a raison car ses photos sont d’incroyables témoignages de tous les nombreux conflits qu’il a couverts. Merci pour ses photos qui sont superbes malgré leur gravité et que vous nous avez fait partager Tatoune 🙂

    • Une émission de FC par les temps qui courent lui a été consacré. Merci d’être passée !

    • Oui terrifiante ! Patrick Chauvel a donné ses photographies au Mémorial de Caen qui devrait organiser une exposition générale sur la guère dès le printemps. Ainsi elles pourront être visibles . Bon dimanche !

    • Oui mais c’est l’occasion aussi de mettre un nom sur des photographies qui font parties de notre patrimoine. Bonne continuation !

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