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Le Nénuphar d’Alexandrine Descotes : un lumineux message d’amour

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Alexandrine Descotes livre avec Le Nénuphar des récits de vie très inspirants prouvant que la différence peut mener, à la fois, à une vie normale et à un dépassement des limites imposées. Un ouvrage écrit avec pudeur, qui soulève aussi l’implication d’un médicament dans le handicap de son père.

« On a mené une toute petite vie. »

La mère l’affirme alors que, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle assume seule cet enfant différent. Il souffre d’une extrophie vésicale appelait ici poétiquement un nénuphar sur le ventre? Cela marque la différence de l’enfant de Colette et de son conjoint, les grands-parents de la narratrice, Alexandrine Descotes.

Née sous FIV (fécondation in vitro) comme son frère et sa sœur, Alexandrine Descotes s’interroge sur le choix de ses parents, un jour au moment de ses études. Et, ainsi, elle apprend la maladie qui frappe son père : une rare malformation de la vessie, qui s’est  développée à l’extérieur au lieu d’être à l’intérieur de son corps.

« C’était une grosse épreuve, mais il s’en est sorti. »

En effet, une opération à l’âge de trois ans par un chirurgien américain et il peut vivre presque normalement. Seulement, il doit aller aux toilettes toutes les heures et continue à être énurétique.

« J’écris pour écraser la honte. Écraser la honte et faire jaillir la fierté.
J’écris parce que je suis fière de mon père ».

Alexandrine Descotes décide de raconter son histoire. L’entrecroisement de ses réflexions d’enfant face à sa famille et de son regard de femme, indépendante et libérée, est particulièrement réussi.

Cette mise en perspective permet une lecture extrêmement fluide et très intéressante. Au-delà du récit de vie, Alexandrine Descotes énonce ses propres difficultés à écrire et à lever les détails très intimes. Au moment où elle-même assume de devenir à son tour une mère dite naturelle, ses réflexions sont significatives et très sensées.

Le lecteur n’est pas face à la levée d’un secret familial mais plutôt à la révélation d’une intimité perturbée pour ses figures parentales. Ainsi, le « nénuphar » pourrait aussi toucher la virilité. La blessure narcissique du père est importante. La sexualité de ses parents est questionnée. Jean-Luc Descotes est un médecin urologue, et sa femme, Anne a elle-même fait des études de médecine. L’intelligence du cœur de cette femme est soulignée avec justesse et pudeur. L’intrigue de ce récit est renforcé par la responsabilité d’un médicament, le Distilbène, dans la maladie paternelle qu’Alexandrine Descotes raconte.

« Les cicatrices de mon père sont la raison pour laquelle mon frère, ma sœur et moi sommes en vie. »

Ce message d’amour est à conserver après la découverte de ces tranches de vie. Elles montrent que la différence n’est pas repli mais est source d’adaptation, d’inventivité et de dépassement. Alors que les difficultés et les inquiétudes de toutes sortes incitent aux replis de tout ordre, Le Nénuphar d’Alexandrine Descotes est vraiment une lumière qui fait du bien !

Pourquoi le lire ?

Le Nénuphar est un récit intime et lumineux sur la différence, le handicap et la transmission familiale. Alexandrine Descotes raconte avec beaucoup de pudeur l’histoire de son père et interroge, à travers elle, la honte, le regard des autres et la capacité de chacun à dépasser les limites qui lui sont imposées. Un livre profondément humain, porteur d’espoir et d’une belle leçon de vie.

Puis quelques extraits

J’ai de la peine, une peine immense pour cette jeune accouchée de vingt-sept ans qui, en ce jour funeste de mars 1959, s’est vu confisquer son bébé. Je pleure la femme qu’elle a cessé d’être, ce jour-là, dont les rêves ont été balayées par l’annonce brutale d’un avenir incertain. Et je ressens de la colère envers le corps médical de l’époque – sa suffisance, son mépris des femmes et sa froideur que ma grand-mère, en dépit et ses quatre-vingt-treize, n’a jamais pu oublier.

C’est absurde, quand on est endeuillé, de continuer à vivre.

Au lieu de cela, je fouillais sans vergogne dans un passé qu’il avait tenté d’oublier. Et il n’en tirait aucun plaisir, même à travers les mots de sa fille.

Peut-être faut-il des femmes pour dire ce que taisent les hommes.

Ici en bref

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Informations pratiques

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Le Nénuphar d’Alexandrine Descotes

Rentrée littéraire 2026 – #rl2026

Éditeur : Le Bruit du Monde – Facebook – X : @BruitMonde – Instagram : @le_bruit_du_monde

Parution : 20 août 2026 – EAN : 9782386011115 – Lecture en août 2026

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2 commentaires

  1. Bonjour Matatoune, certainement une histoire touchante à travers cette chronique familiale. Très autobiographique, sans doute ! Merci pour cette présentation, bonne journée à toi

    • Oui tout à fait autobiographique, avec, comme toute autofiction, des moments romancé. Bonne rentrée !

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