
Ils sont tous Dans l’angle mort : ceux, dans la rue, allongés, l’étudiant affamé, l’enfant frappé, l’ouvrier sacrifié, et tant d’autres, oubliés.
Sur des pages blanches sacrifiées, Jean-Philippe Sedikhi pose ses mots pour que nos regards arrêtent de s’envoler, ailleurs.
Les mots choisis et assemblés nous prennent par le cœur pour retrouver cette humanité,
marque précieuse de nos émotions réveillées.
Cet angle mort est un endroit que nos sociétés ne cherchent plus à défendre, s’accommodant qu’il soit ainsi hors-zone, hors norme. Seulement, il ne s’agit pas que des SDF. C’est aussi ceux qui dérangent par leur présence, rappelant leurs difficultés à faire partie de nos sociétés si désireuses de performances.
Jean-Philippe Sedikhi, enseignant formateur, a choisi le format court (nouvelles et poésie) pour s’exprimer. Aidant à la pratique poétique, il publie aussi en littérature jeunesse. Dans l’angle mort est son premier recueil publié.
Ces mots, à nous, de les entendre !
Puis quelques extraits

Rêve d’orient
Souvent, je fais un rêve d’Orient,
Sucré et doux,
Le croissant de lune baignant l’étoile de lumière.
La richesse de deux cultures aurait fait pousser la plus belle des fleurs,
La terre ne serait plus brûlée,
Les larmes des mères auraient creusé une oasis, mais je me réveille,
et je me fous du camp de celui que la mort a fauché,
Car je suis orphelin d’un frère d’humanité
Le blues de l’ASH
Qu’elle est dure la vie d’une Agent de service hospitalier
Derrière un sourire maquillé,
Dans un hôpital blanc immaculé,
Aspirée par le tourbillon,
D’entrées et de sorties,
Entre les morts et les guéris.
Je n’ai pas vu la nuit tomber,
Je n’ai pas vu les souvenirs me cueillir,
Je n’ai pas vu la vieillesse m’envahir,
Je n’ai pas vu les fleurs se faner.
Je n’ai pas vu la poussière tomber,
Je n’ai pas vu la nuit tomber,
Je n’ai pas vu le temps passé.
Ma peau de révolté
Je crois que j’ai gardé du lycée ma peau de révolté,
J’ai gardé mes mots ciselés.
J’ai gardé ma plume aiguisée,
J’ai gardé l’envie de gratter les murs
Et d’y creuser des fissures,
Pour les faire tomber.
Cloche pied
J’écris ce poème pour les petits Français,
Pour les enfants de Camus,
Pour les enfants de l’Etranger,
Pour ceux qui ont un nom qui marche à cloche-pied.
Le bleu de l’enfance
La nuit est tombée
La porte est fermée,
L’enfant est cogné.
Ici en bref




Du côté des blogs : La Bouche à Oreilles
Questions pratiques

Jean-Philippe Sedikhi – Dans l’angle mort
Éditions L’Harmattan – X : @HarmattanParis Instagram : @librairie_internationale –Facebook
Parution : 4 septembre 2026 – EAN : 9782336552446 – Lecture en février 2026

Tu découvres souvent des livres originaux, 😀.
Là, c’est Marie-Laure du site Bouche à l’oreilles qui me l’a fait connaître ! Merci à elle !
Bonjour Matatoune. C’est bien de parler de ceux dans l’angle mort, que l’on ne voit pas, mais je ne suis attirée ni par les nouvelles, ni par la poésie, sauf exceptions. Bonne journée
Oui, je sais aussi que pour toi, c’est important ! Excellente semaine ! ✍️📚📖🙏
Ce recueil est si touchant !
Merci Mata 🙏🏻
Tout à fait 🌞 Excellente continuation ☔️📚✍️
Bonjour Matatoune, ça me fait très plaisir que tu parles de J-P. Sedikhi et de son beau recueil 🙂 Je l’ai beaucoup aimé, moi aussi. Merci de ce partage, de cette chronique 🙏😊📚🤩🍀✨
Ce fut grâce à toi que je l’ai connu…une petite graine qui a grandit ! Merci beaucoup 🙏 ✍️📚☔️🌞
C’est important de parler de ceux que notre société invisibilise, mais je n’aime pas ce format. Bon week end
Oui tout à fait . Merci beaucoup 🙏 et excellent week-end ! ✍️📚📖