La mule – Clint Eastwood –

Un beau visage ridé, un truck et les routes de l’Amérique! Ce pourrait être ça le dernier film de Clint Eastwood « La mule » sortie en janvier 2019.

Seulement, voilà, c’est peut-être la dernière création d’un homme de plus de 80 ans qui n’a cessé d’ébrécher l’image de réactionnaire, conservateur et borderline que ses premiers films en tant qu’acteur nous ont donné à voir de lui ! Et, du coup, écoutons bien ce qu’il semble nous dire …

Le film s’ouvre sur un homme obligé, à plus de 80 ans, de fermer son entreprise d’horticulture faute d’avoir négocié le virage de la vente sur internet. Endetté et seul, Earl Stone accepte de livrer un colis moyennant argent frais. Sans le savoir, il devient « la mule » pour un cartel mexicain. Appliqué et sérieux, il enchaîne des missions de plus en plus importantes. Ainsi, en retour, il peut financer le mariage de sa petite fille, faire plaisir à sa communauté, etc. Trop performant, on lui impose des « anges gardien » de peur qu’il ne soit pas fiable. Un agent de la DEA s’invite pour démanteler le réseau. Tout va s’accélérer pour Earl car les pressions vont s’intensifier …

Ce n’est pas un thriller que nous propose Clint Eastwood, c’est un conte ! Celui d’un homme qui a passé toute sa vie au travail, sans prendre part aux événements importants de sa famille et qui comprend combien il a eu tord et essaye de se rattraper ! Et, ma fois, la morale est jolie car il nous démontre qu’on peut se réconcilier car il n’est jamais trop tard.

C’est un excellent film, le Clint Eastwood de « Gran Turino », de « Million Dollar Baby » et de « Sur la route de Madison ». Dialogue savoureux, opposition entre la « sagesse » du vieil homme et l’intrépidité de la jeunesse des trafiquants, moments d’émotion lorsqu’il se retrouve en famille et dans le rôle du vieux auquel on en apprend pas, moi j’aime. En plus, il n’hésite pas à se moquer de lui-même comme cette scène avec ce couple noir et sa répartie raciste! Un vrai régal !

La mule – Clint Eastwood

Janvier 2019

7 commentaires

  1. C’est un conte en effet, car Eastwood a toujours été un grand conteur. Il nous a conté l’Amérique et ses sombres héros, il nous a conté la tragédie des grands hommes, il nous a sifflé la mélodie du temps qui file, avant que tel l’oiseau Bird, il ne s’envole à son tour.

  2. j’ai un faible pour Clint Eastwood même dans ses périodes borderline! je pleure chaque fois que je revois « Sur la route de Madison » donc à prévoir 🙂

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