Visa pour l’image 2018

Le photojournalisme a sa manifestation annuelle à Perpignan « Visa pour l’image » qui a eu lieu cette année du 1er au 16 septembre 2018. Ce rendez-vous fête son 30ème anniversaire. J’avoue que je rêve chaque année de prendre quelques jours pour visiter ces expositions. Mais, avec la magie d’internet, c’est un événement que je suis de loin depuis plusieurs années. Cette année, l’arrivée massive des migrants en Europe s’est retrouvée dans les préoccupations des photojournalistes.

Visa d’or News

Le Visa d’or News a été décerné par le magazine Paris-Match à Véronique de Viguerie qui lève le voile sur le Yémen, par son reportage “la guerre qu’on nous cache”

Son blog

« Les tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite conduisent les puissances pétrolières du Golfe, mais aussi occidentales, à détruire le plus pauvre des pays arabes. Et ce n’est pas parce que c’est une femme, il faut le préciser dans un contexte où la parité est réclamée, mais bien la qualité exceptionnelle du reportage réalisé qui lui vaut cette prestigieuse récompense. » Ici le site

Saada-octobre-2017-enfants-jouent-ruines-quartier-Rahban-lourdement-detruit-frappes-aeriennes_1_729_461.jpg
Saada, octobre 2017. Des enfants jouent dans les ruines du quartier de Rahban, lourdement détruit par les frappes aériennes. / Véronique de Viguerie/The Verbatim Agency
Sanaa-novembre-2017-femme-fabrique-protheses-debut-conflitde-6-000-Yemenites-amputes_0_729_481.jpg
Sanaa, novembre 2017. Une femme fabrique des prothèses. Depuis le début du conflit, plus de 6 000 Yéménites ont été amputés. / Véronique de Viguerie/The Verbatim Agency
deviguerie-yemen-4900179778005747261_2_729_460.jpg
Sanaa, novembre 2017. Ahmed Sagaf, qui a déclaré avoir 18 ans pour rejoindre l’armée mais qui, selon ses camarades, n’en aurait que 13, a sauté sur une mine sur la ligne de front. Au centre de rééducation de Sanaa, il apprend à marcher avec une prothèse. Il veut retourner se battre sur le front dès que possible. Les pertes militaires sont si importantes que les enfants sont encouragés à s’enrôler. / Véronique de Viguerie/The Verbatim Agency

« Je  refuse pas de montrer les images. Mais, quand je les prends je fais en sorte que la personne photographiée ne soit pas montrée de manière indigne ou de façon respectueuse de la personne photographiée .Tout se montre, mais il faut y mettre les formes (…) anonymat, ne pas montrer des parties de corps, etc. »FC

09-HeroinesWarMade-nggid041066-ngg0dyn-300x0-00f0w010c010r110f110r010t010.jpg
La guerre qu’on nous cache

Paula Bronstein – Apatrides, abandonnés et rejetés: la crise des Rohingyas. The Verbatim Agency

Site de Paula Bronstein

 

« Depuis 2012, j’ai été témoin de la discrimination et de la persécution dont souffre la communauté rohingya, documentant leur situation en Birmanie, et l’année dernière au Bangladesh. La majorité bouddhiste de Birmanie peine à contenir une haine profondément enracinée à l’égard de cette minorité ethnique musulmane, une haine qui couve depuis des années. Ils sont considérés comme des clandestins venus du Bangladesh et la nationalité birmane leur est refusée. Dans l’État occidental de Rakhine, les autorités sont allées jusqu’à restreindre sévèrement leur liberté de circulation. Ce système d’apartheid leur interdit l’accès à l’éducation, à la fonction publique et aux soins de santé de base. Les Rohingyas soutiennent qu’ils sont originaires de l’ouest de la Birmanie et revendiquent un héritage vieux de mille ans qui mêle des influences arabes, mogholes et portugaises. » La suite ici

i8xglwwlwt3vrvj1a9u7.jpg
The Silent Victims of a Forgotten War- Paula Bronstein – 2017
theunwanted_therohingya_bronstein003-1.jpg
The Rohingya : Exodus to bangladesh – 2017
theunwanted_therohingya_bronstein016-1.jpg
The Rohingya : Exodus to bangladesh – 2017

Yan Morvan – Bobby Sands – Belfast, mai 1981

Son site ici

belfast-mai-1981.-emeutes-dans-les-quartiers-catholiques-apres-mort-bobby-sands_width1024.jpg
Belfast- Émeutes après le décès de Bobby Sands

« Il s’est trouvé que Sorj Chalandon, grand écrivain, amoureux et défenseur de l’Irlande et des causes justes, envoyé par le journal Libération se trouvait lui aussi à Belfast au même moment que moi, et, un grand merci à lui, il nous offre un texte écrit en 2004 et paru dans Libération, sur ce moment intense, extrait :
“ Respecte le silence”, avait dit notre accompagnateur. C’était la nuit du 7 mai 1981. Nous étions à Twinbrook, un quartier catholique du sud-ouest de Belfast. Au coin des rues, dans les jardinets, contre les murs, adossés aux réverbères orangés, assis à quatre dans des voitures mornes, des femmes et des hommes faisaient le guet. Des combattants de l’IRA, des amis, des gamins larmes aux yeux, des jeunes dents serrées, des mères en peignoir, des voisins. La maison des Sands était de brique. Pareille aux autres. Avec juste un ruban noir accroché sur le seuil. «Ne parle plus», avait dit l’homme. Il a frappé à la porte. Une entrée minuscule de papier peint, et l’escalier qui mène aux chambres. La chaleur, la maison. Ces endroits familiers où l’on se dit qu’on a la vie devant. Qu’il y aura des portes, et d’autres portes après, et des pièces à n’en plus finir jusqu’à croiser la mort. Et qu’on aura le temps. Le temps de s’y faire. Tout le temps. Et voilà que le salon s’ouvre. Et voilà que Bobby Sands est là.
Que savons-nous de lui ? En fait, rien. Ou peu. »  https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/bobby-sands-belfast-mai-1981-yan-morvan

Catalina Martin-Chico  Colombie : (Re)Naître  Cosmos

 Son blog

Re(birth).jpg
Olga, son prénom de guerre, est rentrée dans la guérilla à 11 ans après avoir été mis à la porte par sa mère et une tentative d’abusivement par son père. Les FARC, c’est sa famille!

Pour aller plus loin :

Questions pratiques :

visa-pour-l-image.jpg

Le site

 

 

 

 

2 commentaires

  1. ces photos sont magnifiques, et jamais une once de voyeurisme!
    on se sent tellement impuissant devant la situation du Yemen et tous ces tyrans qui vénèrent las guerre.
    je me souviens de Bobby Sands et de la cruauté de la Dame de fer, je l’ai haïe à cette époque (impuissance encore une fois)
    merci pour ce partage

Un petit mot ...