CAMILLE PISSARRO « LE PREMIER DES IMPRESSIONNISMES »

Le musée Marmottan Monet présente, du 23 février au 2 juillet 2017, la première exposition monographique Camille Pissarro organisée à Paris depuis 36 ans. Quelque soixante-quinze de ses chefs-d’œuvre, peintures et tempéras, provenant des plus grands musées du monde entier et de prestigieuses collections privées, retracent l’œuvre de Camille Pissarro, de sa jeunesse dans les Antilles danoises jusqu’aux grandes séries urbaines de Paris, Rouen et Le Havre de la fin de sa vie. Considéré par Cézanne comme « le premier des impressionnistes », Pissarro est l’un des fondateurs de ce groupe. Il est également le seul à participer à leurs huit expositions. Compagnon et ami fidèle de Monet, maître de Cézanne et de Gauguin, inspirateur de Seurat, défenseur de Signac, Pissarro est un artiste majeur et incontournable. Intellectuel polyglotte, engagé et militant, à l’écoute des jeunes générations, son œuvre, puissante et en perpétuelle évolution, offre un panorama unique des recherches qui ont animé les cercles impressionnistes et postimpressionnistes de la seconde moitié du XIXème siècle.

Visite le samedi 11 mars.

Pissarro

 

2017 sera l’année Pissarro, puisqu’en plus de cette expo est annoncée une autre, au Musée du Luxembourg, qui devrait présenter les peintures composées à Eragny à partir de 1884.

 

 

 

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Deux filles causant au bord de la mer– 1856-

Premier tableau connu de la période antillaise du peintre, avant sa venue en métropole. La représentation de sujets issus de la vie quotidienne est déjà un de ses thèmes privilégiés.

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Route de Versailles, Louveciennes, soleil d’hiver et neige -1870-

Au début de l’exposition, deux tableaux sont présentés. Celui-ci et un de la série de Louveciennes composé en 1871, très impressionnants, par la force tranquille qu’ils dégagent et la splendeur de la nature présentée.

 

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Gelée blanche– 1875-

Celui-ci est très impressionnant par la technique (couteau), par la lourdeur des touches et l’impression générale de froid rendu de l’artiste. Présenté par Pissarro à l’exposition impressionniste de 1874, ce tableau sera épinglé par une critique « sanglante ».

             PISSARRO 2.jpg                                                                                            Le « bucher des éventails »– 1880-

77 éventails. « Il va falloir bûcher des éventails, car les temps sont durs et pour le moment il n’y a que cela qui peut trouver un placement, les tableaux …il n’y faut pas compter! …. « 

La petite bonne de campagne– 1882-pissarro-camille-32.JPG

Pissarro passe aux tableaux de figure. En contre plongée, ce tableau précurseur du courant néo-impressionniste évoque avec beaucoup de finesse la simplicité.

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La sieste– 1899- Eragny sur Epte

La chaleur d’une après-midi d’été!

Puis, viendront à la fin de sa vie, les séries urbaines, présentées en fin d’exposition: Le havre, Rouen  et Paris, depuis sa fenêtre.