
C’est peu dire que j’ai cherché dans Ulis de Fabien Toulmé, les erreurs de sigles, les présentations trop réductrices, la compassion débordante et même ce sentiment de supériorité qui inonde tant le monde du handicap ! Nothing ! Rien !
Ex-ingénieur en informatique, Ivan est en plein burn-out. Son univers habituel s’est complètement effondré. On lui propose de devenir AESH, et il accepte, sans vraiment savoir ce que c’est réellement. Le voilà parachuté en pleine classe puis rapidement au sein d’une réunion dans laquelle on détaille l’accompagnement à mettre en place pour accueillir le jeune Matisse. Ivan en sera chargé.
Qu’est-ce qui fait que de ses créations de programmes informatiques, Yvan devient accompagnateur d’un enfant différent dans une classe de collège ? Et de plus, réussit dans ce nouveau travail.
Fabien Toulmé le raconte dans cette bande dessinée, très justement écrite, sans se noyer dans le pathos et les bons sentiments. C’est particulièrement édifiant sur la manière qu’a choisie la France pour accompagner les enfants en situation de handicap dans le milieu scolaire.
Avec des contrats précaires (un an renouvelable), sans formation, à temps partiel, payés à peine au smic horaire, sans aucun lien avec ses précédentes activités, ces AESH s’improvisent aidants et soutiens d’enfants. Ces derniers présentent des troubles divers, allant du syndrome autistique au handicap invisible avec leurs différents DYS, en incluant le handicap physique et sensoriel.
Sans le dévouement de l’enseignant titulaire de la classe, aucune possibilité que le système fonctionne. Seulement, jusqu’à quand la fonction de transmettre des connaissances et d’éveil à la curiosité doit se compléter de nuances telles que le dévouement qui ne rentre dans aucune compétence du professeur.
50 000 enfants non accompagnés au 27 octobre 2025 !
Remerciements
Aux Éditions Delcourt et à #NetGalleyFrance
Puis quelques extraits

Exprimer ses émotions quand, depuis toujours, on a appris à les cacher, c’est aussi accepter l’idée de changer dans le regard des gens
On va se débrouiller comme toujours.
Mais pourquoi c’est toujours à nous d’encaisser les dysfonctionnements du système ?
Accompagner les élèves c’est être en soutien. C’est pas faire à leur place. Tu es une béquille. Pas une prothèse.
Ici en bref




Du côté des blogs : Mes échappées livresques
Questions pratiques
Ulis – Fabien Toulmé
Éditeur : Éditions Delcourt – X : @DelcourtBD Instagram : @delcourt_soleil_bd- Facebook
Parution : 3 septembre 2025 – EAN : 9782413088165 – Lecture : Octobre 2025

Bonjour Matatoune. Espérons que cette BD puisse contribuer à attribuer plus de moyens pour mieux accompagner ces enfants. Bonne journée
Je crains que non, malheureusement. Par contre, elle permet de comprendre la fonction et le rôle des AESH. Bon week-end à venir 🙏🖌📚
Une BD qui fait sens. Je la note dans ma PAL. Merci Matatoune 🙂📚🙏
Oui elle explique parfaitement la précarité de la scolarisation des enfants en situation de handicap. Merci 🙏 Excellente journée !
50 000 enfants non accompagnés et un nombre que je ne connais pas d’enfants insuffisamment accompagnés : s’ils ont 1h ou 2h cela suffit à considérer qu’ils sont accompagnés même s’ils nécessiteraient d’avoir 6h ou 12h…
Je n’ai pas encore lu cette bd, mais celle-ci j’aimerais bien me la procurer.
Tout à fait raison ! Combien d’enfants ne sont pas correctement scolarisés faute d’AESH ou de volonté de l’institution ! Merci d’être passée ici et bon courage ❤️
C’est un sujet difficile apparemment bien traité. Ici les enseignants sont complètement débordés. Bonne journée
La plupart ici aussi ! Excellente journée 📚🖋🌞
merci beaucoup, voici une BD qui sort de l’ordinaire et si tu dis en plus qu’elle est juste, elle fera des heureux.
Oui, je pense qu’on peut l’offrir à bien des personnes !
La bd est dans ma liste d’emprunts à faire. Et le fait que l’auteur traite le sujet avec justesse me rassure.
C’est vraiment un texte juste qui parle justement des soutiens qui permettent aux élèves différents de suivre à l’école