
Le carnet de Ludwig X immerge le lecteur dans le récit d’une amitié qui permettra de déjouer les apparences, prouvant les valeurs morales des deux hommes. Histoire vraie ou roman véritable, qu’importe ! Ses trois niveaux de lecture avec trois écrivains différents, entre préface et postface, célèbrent la jeunesse, l’amitié et l’engagement.
Jacques Marquand partage son amitié avec Ludwig X lorsqu’ils étaient étudiants à l’École Normale Supérieure. Ludwig se disait matérialiste, rationaliste, qu’on n’appelait pas encore existentialiste. Pourtant, tous les deux, dès le début du conflit, s’engagent dans la Résistance. Leur amitié et leur émulation intellectuelle dure jusqu’à l’été 43 où il devient nécessaire de participer au STO (Service de travail obligatoire). Ludwig fut envoyé en Limousin et Jacques, parlant allemand, reste à Paris. À la fin de la guerre, Jacques décide de retrouver son ami, ses lettres étant restées sans réponse.
Accueilli par ses parents, il apprend que Ludwig est mort. Mais, il n’a pas disparu dans le camp d’Auschwitz (Il avait caché sa religion juive à son entrée à l’ENS). En fait, il est décédé sur le front de l’Est, en Ukraine précisément, sous l’uniforme allemand. Ludwig a laissé un minuscule carnet que son père confie à Jacques.
Enquête sur un geste à expliquer
À partir de celui-cI, Jacques tente d’expliciter le geste de son ami. Il va découvrir les véritables motivations de son ami.
Le carnet de Ludwig X de Jacques Marquand est déjà paru en 1950, puis une seconde fois en 1954. Ensuite, il est tombé dans l’oubli. Pierre Fiastre, écrivain, propose aux éditions Melmac de le rééditer en y apportant ses propres notes.
Sa réédition permet de plonger dans la jeunesse de l’époque, d’en connaître son absolu et d’en mesurer sa portée. Une ode aussi à l’amitié qui, en allant au-delà des a priori, rétablit la vérité ! Le carnet de Ludwig X est aussi une intrigue efficace ! À découvrir !
Puis quelques extraits

Le bien et le mal sont-ils si proches qu’un coup de dés suffise à faire basculer un homme dans l’ombre ou dans la lumière ?
Mais quelle garantie avons-nous d’être à l’abri de nouveaux orages ? Ma quête est celle d’une compréhension des ressorts qui peuvent conduire un homme à faire des choix. Exerçons-nous un réel libre arbitre sur notre vie où bien ne sommes-nous que les jouets d’événements qui nous dépassent ?
On continue d’aimer ses parents non pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’elles ont été et on les enterre en songeant qu’on ne les a pas vraiment connus.
Jésus était un type exactement comme vous, un peu plus extra-verdi peut-être. Il a raté sa vie, mais il a réussi sa mort et des exégètes habiles ont inventé une religion.
Je ne sais pas comment il était parvenu à cacher ce fait à l’administration, car, en ce temps là, les juifs n’étaient pas admis à l’École. ( ENS)
L’exercice physique est une drogue. Le corps en redemande. On finit par ne plus penser à rien d’autre qu’à surmonter un peu plus l’impossible. L’ivresse des sportifs, des drogués du corps.
Et encore,
(…) pourquoi deux jeunes gens formés dans le même moule et partageant de nombreux idéaux ont-ils pu prendre des chemins incontournables ? Puis-je dire que j’étais meilleur que lui ? Je ne peux l’y résoudre. Le bien et le mal sont-ils si proches qu’un coup de dés suffise à faire basculer un homme dans l’ombre ou dans la lumière ?
Tu n’es plus un enfant, Jacques. Tu sais bien qu’il n’y a aucun vieillard qui s’amuserait à nous regarder vivre et à changer le cours des choses d’une pitinette quand on lui demanderait avec insistance. Mais que cela ne t’empêche pas de prier. Tu sais qu’il n’y a au moins quelqu’un qui t’écoutera, c’est toi-même.
La rue d’Ulm était une ruche dans laquelle les idées politiques tenaient lieu de miel. Le gouvernement de Vichy avait nommé un directeur à sa botte, Jean Carcopino, qui tentait sans grand succès de mettre l’enseignement en conformité avec la Révolution nationale.
On ne peut pas penser à rien quand mille sujets nous assaillent l’esprit, mais quand un seul occupe tout l’espace disponible mais qu’on ne peut plus l’embrasser tant c’est lui qui nous envahit, on sombre alors dans une sorte de coma éveillé.
Ici en bref





Questions pratiques

Pierre Fiascre – Le carnet de Luwig X
Rentrée littéraire 2025
Éditeur: Melmac Cat – X : – Instagram : @melmaccat – Facebook –
Parution : 21 août 2025 – EAN : 9782492759314- Lecture : Juin 2025

Pas forcément pour moi, mais j’admets que les passages cités sont très touchants…
Une histoire d’amitié doublée d’une intrigue autour de la publication, bref j’ai bien aimé !
Le thème est très intéressant je trouve. Merci pour ce beau retour Matatoune, bon weekend à toi 🙂
J’ai été surprise de découvrir l’intrigue de celui-ci . Une ode à l’amitié et à l’attachement à nos valeurs ! Excellent week-end 📚 🎒🖋📓
Trop sérieux pour moi en ce moment. Bon week end
Découvrir un écrit est avant tout affaire de moment, d’envie et de souhait ! Tu as raison de ne jamais dévier de son envie !
Excellent week-end 📚 🎒🖋📓
je ne l’avais pas du tout repéré celui-là, belle découverte!
Une histoire d’amitié infaillible avec une construction particulière 🎒🖋📓
Je note car si je lis moins de romans portés sur cette période qu’avant, celui-ci semble être porté par une belle amitié.
C’est la teneur de ce carnet qui fait l’intrigue ! Et le souci d’un homme qui sait que son ami ne peut avoir trahi !
Une croyance en l’autre rare.