Douze nouvelles un peu autobiographiques de cet « affabulateur » de génie

Producteur et réalisateur, Pedro Almodovar se révèle écrivain dans Le dernier rêve. Le cinéaste mêle habilement la fiction et la réalité, nous invitant à explorer sa créativité littéraire à travers douze nouvelles écrites de 1967 à 2023.
À soixante-quinze ans, Pedro Almodovar n’a jamais souhaité écrire son autobiographie ni que quelqu’un d’autre s’en charge. Et, pourtant, Le dernier rêve rassemble trois écrits, que le cinéaste nomme récit, et qu’il a écrits directement comme un journal d’un événement. Sans les reprendre, il les publie ainsi permettant au lecteur d’appréhender le jeune homme qu’il était. Celle qui donne le titre est un hommage à sa mère, sensible et tendre.
D’autres seront reconnus pour avoir donné naissance à un film avec, par exemple, le personnage de Patty Diphusa pour le film Confessions d’une sex-symbol. Seulement cet « affabulateur », comme il se revendique, se met en scène dans plusieurs autres.
Évidemment, Le dernier rêve est foisonnant comme son auteur, souvent déjanté et complètement loufoque par moments. Seulement, comme pour ses films, le lecteur est pris dans les mailles de sa sensibilité exacerbée, souvent touché, tant les mots, porteurs d’images, savent étonner et émouvoir. Quelques confidences suffisent à comprendre ce qui fait la patte Almodovar.
Un essai à découvrir pour comprendre ce grand cinéaste contemporain !
Remerciements
A Babelio avec sa Masse critique et les éditions Flammarion
Puis quelques extraits

L’autocritique offre quelque chose d’une valeur inestimable : le calme, la faculté de patienter.
Ces improvisations constituaient une grande leçon pour moi. Comme je l’ai dit, elles établissaient la différence entre la fiction et la réalité, et montraient combien la réalité requiert la fiction pour être plus complète, plus belle, plus vivable.
Ma mère comblait les vides dans les lettres, lisait aux voisines ce qu’elles voulaient entendre, des choses que l’auteur avait probablement oubliées et auxquelles il aurait volontiers souscrit.
Ces improvisations constituaient une grande leçon pour moi. Comme je l’ai dit, elles établissaient la différence entre la fiction et la réalité, et montraient combien la réalité requiert la fiction pour être plus complète, plus belle, plus vivable.
Pour un narrateur, c’est une leçon capitale. Je l’ai comprise avec le temps.
Pour que je puisse écrire « Le dernier rêve », il a fallu que ma mère meure.
J’ai beaucoup appris de ma mère, sans qu’on s’en rende compte elle et moi. J’ai appris une leçon fondamentale pour mon travail, la différence entre la fiction et la réalité, et comment la réalité a besoin d’être complétée par la fiction pour que la vie soit plus agréable.
Tout ce qu’elle (ma mère) a dit lors de cette dernière visite, à partir du moment où elle nous a demandé s’il y avait de l’orage, est resté gravé dans ma mémoire. Ce vendredi était un jour ensoleillé et la lumière entrait par la fenêtre. À quel orage ma mère faisait-elle référence dans son dernier rêve ?
Je donne le nom de récit à tout, sans faire de distinction entre les genres.
Ici en bref




Du côté des critiques – Libération –
Questions pratiques

Pedro Almodovar – Le dernier rêve
X: @PedroAlmodovarR_ Instagram : @pedroalmodovar -TikTok : @pedro.almodovar3 – Facebook : Le cinema de Pedro Almodovar
Flammarion– X: @Ed_Flammarion Instagram : @flammarionlivres – TikTok : @editionsflammarion- Facebook
Parution : 22 août 2024- EAN : 9782221269282- Lecture : Septembre 2024

Merci de présentez ce livre, je le connais biens sûr comme cinéaste mais pas de cette manière. Bisous bonne journée
Son univers est comme sa couverture, coloré et loufoque. Bonne continuation
Je ne connaissais pas le réalisateur également auteur ! Merci pour la découverte de ces textes qui semblent posséder une certaine sensibilité…
Oui, tout comme tout ce qu’il a apporté dans son cinéma !
Un livre trop sérieux pour moi. Bonne journée
J’ai passé de si bons moments à la vue de certaines scènes de ses films, que je ne pouvais passer à côté.
Bonne continuation