Imparfaites
Prix Goncourt de la nouvelle 2024

À partir de huit nouvelles, Véronique Olvadé construit le roman de nos vies ordinaires.
Chacun à ses figurants dans sa vie de tous les jours. Des êtres qui nous entourent et quelquefois ne nous touchent pas. Un jour, un de nos figurants entre dans notre lumière, sans savoir pourquoi, sans en pressentir le moment et sans surtout en comprendre l’alchimie qui est à l’œuvre. Tragique ou drôle, cette incursion transforme le cours d’une vie. Ce sont ces figurants que choisit Véronique Olvade de nous faire connaître.
À côté d’Auguste Baraka, qui n’en a aucune, apparaît Eva avec son rayonnement de la réussite. Celle-ci a une fille Marguerite qui se fait appeler Bob pour illustrer la nouvelle Le chemin jusqu’à soi. Après, il s’agit d’une voisine qui aurait pu croiser sa propre mort le jour des funérailles de son conjoint. Et puis au milieu de ses nouvelles, Véronique Olvadé soliloque avec son lecteur, lui demandant directement sa participation même s’il semble qu’il lui soit impossible d’en tenir compte !
Pourtant la lectrice que je suis s’est entichée de Lazlo, du moins de la façon qu’à Véronique Olvadé de raconter cet escroc et son méfait. Ainsi de suite !
Ainsi, ses nouvelles forment presque un roman, en tout cas, une ode à Nos vies imparfaites que nous aimons tant et que la littérature, notamment celle de Véronique Olvadé, sait tellement bien nous raconter !
Pour aller plus loin
Véronique Olvadé – Fille en Colère sur un banc de pierre
Puis quelques extraits

Eva ne laisserait personne deviner ce qui se trame dans sa petite tête congestionnée par les angoisses qui se télescopent : Eva porte des manteaux jaunes et sourit à tout le monde et tout le monde lui dit, tu es pétillante, et Eva en général se sent aussi pétillante qu’un tas de sable.
(…) la seule qualité qu’on exigeait d’une princesse parfaite, c’était d’être si délicate qu’un petit pois déposé sous une centaine de matelas empêcherait la pauvre fille de dormir.
Me voici dans mon nouveau pays, pense Rachel. Le pays du veuvage au féminin, du no man’s land, des fringales nocturnes, du cinéma en matinée, des heures qui s’étirent en début de soirée et des animaux domestiques avec trop de jouets en plastique.
L’ouest est le meilleur endroit pour les heureux du monde dans nos contrées. Les vents balaient toujours la souillure vers les quartiers est.
Tout comme mon ami chinoise me dit toujours que son nom lui ouvre les portes de n’importe quel service d’ingénierie d’informatique, les humains sont accablants, je ne vous le fais pas dire.
Moi je fume la fenêtre ouverte, quand on était mômes tous les adultes fumés en voiture les fenêtres fermées et regarde on n’est pas mort. Mais eux si, pense toujours Zélie.
Ici en bref




Du côté des critiques
Questions pratiques

Véronique Olvadé – A nos vies imparfaites
Éditeur : Flammarion
X: @Ed_Flammarion Instagram : @flammarionlivres
Parution : 10 avril 2024
EAN : 9782080449719
Lecture : Mai 2024

[…] Fille en Colère sur un banc de pierre – A nos vies imparfaites […]
onjour Matatoune. J’ai bien aimé Filles en colère, alors il me faudra lire celui-ci. Bonne journée
Avec ses nouvelles, Véronique Olvadé nous entraîne dans le roman de la vie !
« la nouvelle » pardon 🙂
Un recueil de nouvelles que je découvre. je ne savais pas qu’elle avait obtenu le prix Goncourt de la nouvelles. Merci Matatoune pour cette belle chronique !
Quelle écriture ! De plus Véronique Olvadé s’amusé avec son lecteur !
Les éditeurs ne publient pas beaucoup de nouvelles contemporaines car on dit toujours que ça se vend mal. C’est bien qu’il y ait des exceptions car il y a des très belles choses dans ce genre…
oui et de toute façon, le talent de l’écrivain(e) s’y deploie tout autant !
Une auteure qui ne m’a jamais attirée, en plus je n’aime pas les nouvelles. Bonne semaine
Elle sait me toucher et puis, c’est tellement bien écrit !
Bonne semaine !
J ai tellement aimé « fille en colère…. » que je lirais celui ci
Oui, pour moi, une écrivaine incontournable !
Je n’ai lu qu’un livre de l’auteure dont je garde un bon souvenir alors je ne serais pas contre l’idée de la relire à travers ce livre.
Oui, un grand talent, qui etonne ici par sa capacité à relier les sujets de ces nouvelles entre elles.
Voilà qui me donne très envie de renouer avec cette auteure délaissée depuis quelques temps. Merci
Anne