Yann Madé

Colette Magny, Les petites chansons communistes, est une bande dessinée que Yann Madé prédit qu’elle ne devrait pas lui rapporter un euro ! Pourtant, il fallait bien réhabiliter une voix, qu’on disait chantante comme une noire dans le corps d’une blanche, pour ceux qui ne connaissent pas sa voix, étrange, chaude et pourtant complètement intransigeante et engagée !
Seulement, le parcours de cette femme engagée nécessitait une mise en lumière pour dépasser l’impression de sa chanson phare, Melicoton, qui cacha, pendant toute sa carrière, ses véritables engagements et ses convictions profondes.
À la lecture de ses textes de chansons, que Yann Madé présente avec une graphie différente et des illustrations particulières inspirées d’autres auteurs, leur profondeur et leur modernité éclatent.
Avec sa voix, Colette Magny a tenté d’alerter, de défendre ceux qu’elle choisissait de rencontrer et d’accompagner sur le chemin de leurs luttes. Parole vibrante de ceux qu’on n’écoute pas, Colette Magny a payé de sa renommée, son sens des priorités. Elle fut souvent mise à l’index pour des engagements qui dérangeaient !
La bande dessinée de Yann Madé est précieuse. Elle donne une identité à une femme oubliée, et même effacée par une radio et une télévision étatisées qu’était l’ORTF, à l’époque.
Yann Madé révèle aussi la filiation dont se réclament Orelsam, Ernest Pignon Ernest et même Olivia Riuz.
Colette Magny ne lutte plus depuis plus de vingt-cinq ans et pourtant sa poésie, mise en musique, percute toujours autant fortement nos oreilles, tant il n’y a aucune concession au niveau du style qu’au niveau de la musique et de l’interprétation. Une voix forte, jamais remplacée !
Puis quelques extraits

Ouais ! Elle ? C’était une Punk, mec !
Ces tubes qui, comme par malentendu, propulsent leurs auteurs sous les lumières du Show-Biz, et rendent inaudible le reste de leur répertoire.
Colette Magny est comme une prise de guerre dans une Algérie où s’approprier la langue de l’autre construit le chant du monde.
C’est ce que Césaire appelle la « créolité ».
Qui est une chance si on le considère comme une façon de métisser la société.
Ou un fléau, si on voit chaque nuance comme un degré « d’être civilisé « …
Le blanc en haut
Le noir en bas,
Pour aller où ?
J’en sais rien…
Viens donne-moi la main
Ici en bref





Du côté des critiques
Du côté des blogs
Questions pratiques

Colette Magny : Les petites chansons communistes
Yann Madé
X : @ Instagram :
Éditeur : Editions Jarjille
X : Instagram :
Parution : 10 juin 2022
EAN : 9782493649003
Lecture : Mai 2024

Je dirai la même chose que les autres commentatrices… Je ne connaissais pas du tout cette chanteuse engagée. Merci pour la découverte ! Bonne soirée
C’est pour ça que cette BD est précieuse ! Bonne continuation
Je n’ai jamais entendu parler de cette chanteuse militante, merci pour la découverte. Bonne journée
Elle évoluait dans un cercle très restreint et suivait les luttes ouvrières avec bcp d’intensité. Sa voix est stupéfiante. Melocoton est à découvrir !
Bonjour Matatoune. Je ne connais pas du tout Colette Magny et n’en n’avais jamais entendu parler. A découvrir. Bonne journée
Il faut écouter Melocoton pour être ravi par cette voix chaude, étrange !
Bonne continuation