Une farouche liberté – Gisèle Halimi

Rentrée littéraire 2020

Essai

@vagabondageautourdesoiLa rage dès son enfance, des études brillantes, un concourt d’éloquence sur le « droit de supprimer la vie », Gisèle Halimi se raconte dans « Une farouche liberté » avec l’aide d’Annick Cojean, grand reporter au journal Le Monde et directrice des collections Empreintes et Duels sur France 5 et présidente du jury du prix Albert-Londres.

Le souci dans ce récit de rendre compte d’une vie exceptionnelle au service du combat féministe y est omniprésent et n’évite pas les sujets qui peuvent heurter comme celui de son engagement politique.

La voix de Gisèle Halimi est intacte d’engagement, de fidélité et de bonté à la cause des droits des femmes malgré les années qui ont passées. 

« Une farouche liberté » nous fait croiser la grande Simone de Beauvoir, infaillible dans son soutien, mais barricadant ses émotions et sa sensibilité au point de sembler hautaine, sèche et trop distante. Alors que Sartre est décrit comme généreux, juste et infiniment bienveillant, son second mari ayant été son secrétaire particulier. Et, Gisèle Halimi s’excuse presque de raconter qu’elle cuisinait une tagine ou un couscous pour la « famille » Sartre / Beauvoir.

En reprenant le récit de sa signature du manifeste des 343, une anecdote étonne : Simone Signoret n’a pas signé car elle voulait un enfant de Montant ! Cette signature lui valut un blâme de la magistrature.

Au passage, Gisèle Halimi remercie les femmes qui l’ont aidée à transformer leurs procès en causes politiques en louant leur intégrité et leur courage. Elle décrit un Giscard comme le plus féministe des présidents. Étonnant, non !

Mais cet essai décrit aussi les freins, les obstacles, d’une société  et des politiques qui disent et font le contraire. En 1981, seulement 28 femmes étaient élues à l’Assemblée nationale contre 33 après l’adoption de l’ordonnance de 1945 qui les fit électrices et éligibles.

Quelle déception de s’apercevoir que les choses ne changent pas vraiment ! En Europe, une femme sur 3 est victime de viol. Certaines femmes européennes ne peuvent avoir recours à l’avortement.

 « Une farouche liberté » est la dernière plaidoirie de cette femme de passion qu’était Gisèle Halimi auprès de ses amis, des poètes et ceux qu’elle a aimé et aussi auprès de nous, les femmes qui l’ont tant admiré avec pour conclusion son manifeste à continuer son combat.

Véritable testament d’une femme engagée qui n’a eu de cesse de défendre les femmes et de faire changer le droit pour plus de justice et d’égalité, « Une farouche liberté » est à découvrir au delà du parcours de Gisèle Halimi pour se mobiliser et poursuivre son engagement.

Merci #NetgalleyFrance et @EditionsGrasset @GiseleHalimi @AnnickCojean pour #Unefaroucheliberte @lemondefr

D'habitude, je ne partage pas mes lectures lorsqu'elles ne m'ont pas plue ! Mais, là, c'est le livre qui se vend à plus

 

@vagabondageautourdesoi

Une farouche liberté  – Gisèle Halimi

Éditeur : Grasset

Parution : 19 août 2020

EAN : 978-2246824237

Lecture : Août 2020

Littérature contemporaine 2020

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Sens critique

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10 commentaires

  1. je le lirai probablement mais plus tard, trop d’embouteillages dans ma PAL et pas trop l’esprit à lire un essai en ce moment 🙂

  2. Coucou
    On sent ton admiration dans ta chronique.
    Bonne journée. Je ne peux plus liker avec le téléphone je ne sais pourquoi mais le cœur y est.

    • Oui je suis admirative de son engagement et sa fidélité à son combat. Très bonne soirée !

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