Notre Dame de Paris – Incendie – 15 avril 2019

Je ne peux passer devant une église sans m’y arrêter quelques minutes. Alors, une cathédrale, j’y passe de longs moments, non seulement pour découvrir mais aussi pour m’y asseoir et méditer ! J’admire l’audace de ces milliers de corps, de bras, de savoir-faire et d’intelligence qui ont bâti ces monuments de pierres.

Véritables livres d’histoires (ou de contes) pour les populations analphabètes de l’époque, ces églises devaient rendre visible l’Invisible avec des vitraux qui racontent, comme des BD anciennes, les Évangiles, des sculptures rendant accessibles à chacun l’histoire du Christ et de sa famille ainsi que la Bonté et la Miséricorde de ce Dieu présenté comme  généreux !

De la place de l’Hôtel de Ville

Vous l’aurez compris, je ne crois ni en ce Dieu ni en un autre ! Et, pourtant, hier, comme beaucoup, j’étais envahie de tristesse en regardant l’incendie ravagé Notre Dame de Paris.

En milieu de soirée
Source Le Monde

Elle sera rebâtie, bien sûr, comme le furent de nombreuses cathédrales en France. Il y a même de l’indécence aujourd’hui à revendiquer les dons de toutes parts : Des Pinault, Arnauld, Bettencourt et autres qui a coup de communication démontrent leur soi-disant générosité !

Mais, pour l’instant, je suis triste et son absence m’atteint ! Cet événement montre combien le monde est fragile et combien ce qui fait notre socle, notre culture, restent importants pour chacun d’entre nous.

Ensemble à partager notre étonnement, notre peine et pour d’autres, leur foi, chacun a pu mesurer son appartenance à un groupe, à un pays, à un monde et bien sûr, à la grande famille des Hommes unie à travers les lieux et le temps.

L’intérieur, ce matin !

Les français réputés râleurs et égoïstes ont prouvé, une fois encore, leur cohésion dans l’adversité. Arrivent déjà ce matin, les questions, les « Y-avait qu’à » et autres comportements qui vont faire reculer cet élan de partage !

Qu’importe ! Je réécoute la voix de Victor Hugo lu ce matin sur Inter par Guillaume Gallienne:

Et ces quelques images, pour apaiser ma tristesse…

Son et lumières pour commémorer le centenaire de 1918
Notre- Dame sous la neige – André Marquet – 1905
Notre Dame – Matisse – 1914

Photos 1-2-3 de @vagabondageautourdesoi.com

16 commentaires

  1. Merci Matatoune pour ton beau billet. Je suis très sensible à tes mots, à tes propos. Merci pour ce partage.
    Douce fin de journée.

  2. Merci pour cet article! Il reflète le sentiment éprouvé par les uns et les autres, croyants ou non, face à la destruction d’un très beau représentant de patrimoine et de savoir-faire ancestral. A chaque fois que je passe devant Notre-Dame, je pense aux « Piliers de la terre » de Ken Follett, et à ces milliers d’humains qui ont construit – sans en voir le résultat bien souvent – des édifices grandioses sans les connaissances et les moyens techniques dont nous disposons à présent…

  3. merci pour ce beau partage! que l’on soit ou non croyant, Notre Dame de Paris, c’est notre identité, notre histoire et la tristesse est grande… j’aime aussi visiter (ou plus si affinités) les églises,mais aussi les temples pour la paix qui y règne!

  4. Bonjour Matatoune. Très bel article ! Je partage tes propos. N’habitant pas sur Paris je n’ai publié des photos que d’avant. Guillaume Gallienne est formidable et émouvant dans sa lecture du texte de Victor Hugo. Bonne journée

  5. Merci pour ton émotion – Elle est à la fois touchante et juste dans tes propos. Beaucoup ne comprennent pas cet élan du cœur vis-à-vis de cette cathédrale, mais devrions-nous être insensibles à un édifice qui fait partie de notre culture, de notre patrimoine et qui porte tant d’événements importants de notre histoire en son cœur ? Je pense, en ce qui me concerne, que notre peine est justifiée. Belle journée Tatoune !

  6. Quel bel article plein de sensibilité, et d’humanité!
    Je comprends tes émotions et les ressens moi également. Je suis émue et en même temps fière de l’amour que porte la France à un de ses plus précieux symboles.
    Une philosophe a dit que le bâtiment est blessé, mais que l’on peut tout autant l’aimer même blessé. Ce n’est que trop vrai à mes yeux.
    Belle soirée et merci pour tes mots!

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