Mycène en Messine

Messini, la ville moderne près de Kalamata, ne semble pas présenter un grand intérêt sinon sa grande place centrale autour d’une grande colonne et ses restos, spécialistes de « slovakis » vraiment pas chères et autres viandes grillées, comme le cochon entier vendu par tranche.. Le mercredi, le marché anime l’arrière de la place avec  les ventes de volailles d’un autre temps  sans oublier les vendeurs à la sauvette d’essuie glaces ou les deux oreillers ergonomiques pour 10 euros et son parking à 3 euros où il faut mieux mettre sa voiture de location sous peine de voir ses essuie glaces revendus quelques temps après!

PICT0010.JPGL’intérêt de passer par là est de se rendre en bas du Mont Ithomi au pied du village de Mavromati dans une des plaines les plus agréables du Péloponnèse.

Une légende prétend que Zeus est né, ni en Crète, ni sur le Mont Olympe, mais ici, à Ithomi, où il a été élevé par deux nymphes, Ithomi et Neda. L’eau coule du cœur de la montagne jusqu’au centre de la ville antique et il est dit que c’était dans ce courant que les nymphes avaient l’habitude de baigner Zeus bébé. Les Djimis en balade.

Ithomi ou l’ancien Messini

PICT0070.JPGVille ancienne perdue dans la montagne avec sa porte d’Arcadie et son site antique accompagné de son musée. Messène dépassa sans doute en nombre d’habitants la population d’Athènes alors que trois ports la reliaient au reste du monde grec.

En 370 av. J.-C., le général Épaminondas ordonna la fondation d’Ithomi pour stopper l’expansionnisme de Sparte. Les Messéniens exilés furent donc invités à s’installer dans cette nouvelle cité, qui devint la capitale de l’État libre de Messénie. Protégée par 9 km de fortifications, la ville, important centre politique et artistique, prospéra jusqu’à l’arrivée des Wisigoths, au 4e s. À proximité du site, le Musée archéologique renferme les objets trouvés sur le site. Guide vert.

La porte d’Arcadie est une des quatre portes les mieux conservées de la nouvelle cité. L’immense bloc monolithique posé en travers de la chaussée, donne une idée de la puissance de l’édifice. Un pan de muraille reste visible qui suit la pente.

Le théâtre

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Vue d’ensemble

Le théâtre est adossé aux pentes du mont et s’ouvre vers la plaine.

Édifié à la façon des théâtres grecs en utilisant la déclivité du terrain, adossé à un vaste mur semi-circulaire, le magnifique théâtre fut bâti lui aussi pour quelque dix mille spectateurs ou pour l’ensemble des citoyens à l’occasion de réunions d’ordre politique. Il ne subsiste plus que quelques rangées de gradins en grès, au premier rang desquels s’élève le siège à dossier destiné vraisemblablement au grand prêtre de ce temple de Zeus qui dominait la ville du haut de l’Ithome.  L’Obs. 3 août 2013.

Le sanctuaire d’Asclépios

Dans la Grèce classique, s’occuper des infirmes et prendre soin des malades représenta une véritable révolution. Progressivement, les malades devinrent des patients et commencèrent à avoir accès à des traitements rationalisés et non plus basés sur une croyance ou des rites et coutumes dont chacun avait perdu l’origine. Progressivement, ce sont bel et bien des protocoles objectivés par des analogies, des observations et des expériences qui virent le jour, le tout peu à peu consigné dans des écrits et donnant lieu à des enseignements.
Jusqu’au 7ème ou 6ème siècle avant notre ère, un malade ou un infirme se devait en effet de disparaître rapidement. Au mieux pouvait-il compter sur quelques remèdes transmis par la tradition orale ou remettre son sort dans des prières, offrandes ou quelques sacrifices de chèvres ou poules à Apollon, Artemis, ou le centaure Chiron, en espérant attirer la compassion de l’Olympe sur son triste sort.
Avec la montée en puissance du culte d’Asclépios et de sa fille la déesse Hygeia (qui nous a donné le mot « santé » en Grec et « hygiène » en Français), les Grecs du siècle d’or (6ème-5ème siècle avant JC) développèrent une approche plus rationnelle de la médecine tout en maintenant un lien mystique pour les affaires de santé.
Bien entendu, il n’est pas facile de rompre facilement avec les représentations du passé. Ainsi Asclépios est-il représenté, tel Zeus, naturellement barbu, âgé et paternel (contrairement à son propre père le dieu Apollon !). Il est représenté en marcheur, accompagné d’un serpent enroulé sur un bâton. Ce symbole est devenu le caducée médical (à ne pas confondre avec le caducée d’Hermès aux deux serpents enroulés).
A partir de cette époque, l’établissement de sanctuaires et autres temples dédiés au dieu de la médecine fut en réalité le prétexte pour l’édification de centres médicaux regroupant hôpital, sanatorium, école de médecine, etc.
On trouve ainsi partout en Grèce des sites dédiés à Asclépios, véritables centres médicaux, datant pour certains de 2500 ans ! Ainsi le célèbre site d’Epidaure en Argolide au Nord du Péloponnèse, mais aussi Messini près de Kalamata au sud du Péloponnèse. Ces sites sont parvenus jusqu’à nous et sont les précieux témoignages de l’avènement de la médecine moderne. Au total, on compte 300 sanctuaires, et donc autant de centres médicaux, dédiés à Asclépios. La Grèce autrement.

En haut du site une fontaine gigantesque consacrée à la mère du dieu Asclepios  recevait l’eau sacrée et aux vertus curatives de la montagne, ensuite acheminée jusqu’au temple d’ Asclepios et dans toute la cité.

Le stade

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 La partie nord du stade est entourée, sur trois côtés et une longueur de 110 m, de portiques d’ordre dorique dont de nombreuses colonnes ont été restaurées. L’extrémité nord de la piste est constituée de gradins en fer à cheval. À l’autre extrémité du stade, près de la ligne de départ, se trouvait un hérôon, sous la forme d’un temple prostyle à quatre colonnes encore en place. WIKIPEDIA

Le  stade et ses gradins pouvant accueillir jusqu’à 5000 personnes, ainsi que les impressionnantes colonnes de portiques  qui l’ entourent, ont été dégagés et restaurés ces dernières années.  C’est  le vestige le plus important et le mieux conservé de toute la ville.

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Des fresques ont été depuis peu mises à jour (200 à 300 ans av. J.C)

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Maquette du site

Le musée archéologique

Assez petit, il renferme des sculptures  remarquables. Les voici, un peu en vrac:

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Statue d’Hermès retrouvée dans le gymnase- IV s.av. J.C

 

 

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Statue en marbre d’Artémis- IV s.av. J.C
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Stèle avec la tête d’Héraclès- IIIs av. J.C
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Colonne ionique
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Statue en marbre d’une fille du temple d’Arthémis- 1er s. av J.C

 

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Colonne ionique

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