
Le cinéma est fait pour tous ceux dont la curiosité est le plus grand défaut.
Claude Lelouch
Au Boulot ! : La Provocation de François Ruffin Décryptée

Au boulot ! Ce film est le troisième de François Ruffin avec son compère, Gilles Perret. Il veut faire changer les jugements d’une bourgeoise, figure médiatique, qui inonde certaines émissions de télévision de ses propos délétères, dédaigneux et méprisants auprès des personnes qui ont besoin de notre solidarité ! La suite ici
En Fanfare : Un Film d’émotion comique

En fanfare est enfin une comédie française réussie. S’appuyant sur l’opposition entre deux frères (ressort comique très utilisé), le film d’Emmanuel Coursol raconte deux destins que tout opposait mais qui vont enfin se retrouver. La suite ici
Juré n°2 : Une Œuvre Maîtresse de Clint Eastwood

Comme dernier film, certainement car à 94 ans, ce serait justifié, le réalisateur préféré des Français, Clint Eastwood, offre

Film lanceur d’alerte sur lE recul de nos libertés individuelles
L’histoire de Souleymane de Boris Lojkine
Prix du jury à Un certain regard
Meilleur acteur à Abou Sangare
Festival de Cannes

Bienvenue chez les ultras précaires
Avec L’histoire de Souleymane, impossible de détourner les yeux tant la détresse, l’hypocrisie du système et les exploiteurs de misère sont parfaitement illustrés dans ce film, qui aurait pu, aussi, avoir pour titre « 48 h dans la vie d’un sans-papiers ».
Souleymane Bagaré (Abou Sangare) est originaire de Guinée. Pour être un obscur livreur à vélo de repas, en attendant des papiers officiels, il est passé par le Mali, à échapper aux armées de Boko Haram en traversant le désert, puis l’Algérie, la Libye et ses réseaux de harceleurs, la Méditerranée en canot pneumatique, l’Italie puis Paris. Dans deux jours, il doit se présenter pour une « audience » à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) pour sa demande d’asile et obtenir des papiers. La suite ici
Les graines du figuier sauvage
De Mohammad Rasoulof
Révolte féministe contre le pouvoir Iranien avec des retentissements familiaux

Comme l’explique le début du film, Les graines du figuier sauvage de Mohammad Rasoulof, ce figuier, appelé aussi figuier des Pagodes, a des racines qui dévorent tout ! Une métaphore, comme la filmographie de Mohammad Rasoulof en est coutumière, pour décrire que le pouvoir étouffe mais aussi que les femmes en Iran sont et seront le miel dont viendra la douceur de la vie puisque le figuier peut vivre des milliers d’années.
Iman, le bien nommé, (Missagh Zareh), est promu enquêteur, presque juge d’instruction, son rêve le plus cher qui enfin se réalise. D’ailleurs, dès les premières images du film, on le suit remerciant son Dieu dans un lieu dont plus tard on apprendra qu’il en est originaire. La suite ici
All We Imagine as Light – Payal Kapadia
Grand Prix du Festival de Cannes
film lumineux sur l’amitié et la solidarité féminine

All we imagine as light de Payal Kapadia est le premier Grand Prix du Festival de Cannes 2024 remis à un film indien depuis 1946, car l’Inde fut absent des compétitions pendant trente ans. Alors, ce film du cinéma indépendant dont le titre signifie Tout ce que nous imaginons comme lumière apporte une fraîcheur dans la programmation de cet automne.
Payal Kapadia concentre son film sur l’histoire de trois femmes, issues de régions différentes, qui habitent dans la mégalopole de Munbai. Prabha est une infirmière, habituée à accompagner ses patients avec empathie. Elle y consacre tout son temps, participant aussi à la formation de futures infirmières. À la fin de son travail, elle rallie son appartement qu’elle partage avec une autre jeune collègue, Anu. La suite ici
Ma vie Ma gueule – Sophie Fillières

Difficile de découvrir Ma vie Ma gueule sans penser au décès de sa réalisatrice. Tous les intervenants, notamment ses enfants à Cannes cette année à la quinzaine des réalisateurs, rappellent que Sophie Fillières a écrit son scénario avant de se savoir malade. Seulement, à la fin du tournage, elle fut hospitalisée. Alors, Ma vie, Ma gueule est un film qui explore la santé d’une femme, la cinquantaine, au tournant de sa vie, avec la vieillesse qui s’annonce.
Barberie Bichette (assez difficile à porter qu’elle a réduit à Barbie, pas mieux) vit séparée. Elle voit ses rides le matin et essaie de les oublier après. Seulement, même ses enfants ne la regardent plus avec leurs yeux d’amour. Idem au travail. Chaque jour, sa fragilité lui rappelle sa vieillesse et donc, sa mort annoncée. Et lorsqu’un ami d’enfance (Laurent Capelluto) se présente, ses yeux de douze ans en bandoulière, elle ne le reconnaît pas. La suite ici
À son image – Thierry de Peretti
Film sur l’émancipation et la violence dans la Corse des années 80

Inspiré du roman de Jérome Ferrari, A son image de Thierry de Peretti est l’événement cinématographique de cette rentrée. Bien que légèrement différent par les lignes de force qu’il véhicule, le film A son image possède sa propre réussite et interroge tout autant notre rapport à la lutte politique, au poids des traditions et à celui de l’image.
Le film s’ouvre sur une femme, Antonia (Clara-Maria Laredo), la quarantaine, qui doit encore malgré son âge s’affranchir du poids des traditions. En effet, au téléphone avec sa mère, elle doit la convaincre qu’elle ne participera pas à la fête familiale. Elle préfère passer la soirée à se détendre à Calvi. La suite ici
L’enfant qui mesurait le monde Tadis Candilis
Bernard Campan et Raphaël Brottier dans un film touchant sur le syndrome autistique avec en fond la préservation de la nature par rapport au tourisme de masse.

L’enfant qui mesurait le monde : Bernard Campan et Raphaël Brottier dans un film touchant sur le syndrome autistique avec en fond la préservation de la nature par rapport au tourisme de masse.
En même temps, qu’il apprend qu’il est licencié pour malversation financière, ce brillant promoteur, Alexandre Varda (Bernard Campan) reçoit un coup de téléphone lui indiquant le décès de sa fille, Sophia, en Grèce. Il décide, malgré qu’il ne se soit pas vu depuis une dizaine d’années, de se rendre à son enterrement. Là, des surprises l’attendent. La suite ici
Pourquoi tu souris ?

Comédie sociale touchante et drôle
Le film, intitulé Pourquoi tu souris, est une comédie sociale sur l’exclusion mais qui célèbre la joie de la solidarité et du partage.
Wisi (Jean-Pascal Ziddi) débarque à Bordeaux, lui, le vigneron saisonnier, en galère complète. Dans l’association qu’il fréquente, il rencontre Marina, femme d’âge mûre, qui accepte de l’héberger. Pour attirer son attention, Wisi se fait passer pour un sans-papiers ivoirien.
Par hasard, il rencontre Jérome (Rafaël Quenard), lui-même à la rue. Pour le dépanner, il accepte de lui offrir une nuit dans le garage de Marina. De plus, Jérome accepte de partir dès la levée du jour. Seulement, Jérome va s’incruster, surtout lorsqu’il découvre l’usurpation de Wisi. la suite ici
L’homme aux 1000 Visages – Sonia Kronlund

L’homme aux 1000 visages de Sonia Kronlund est un documentaire conçu après la diffusion d’un épisode des Pieds sur terre, de France culture, rapportant l’histoire d’une des victimes de ce bonimenteur pour femmes. Sonia Kronlund et son équipe ont souhaité poursuivre l’enquête après la découverte d’autres victimes.
Reprenant les codes de l’enquête, la caméra suit Sonia Kronlund lors des rencontres de plusieurs femmes victimes, ses questionnements sur le droit à l’image, la reconstitution des vies différentes, le dépouillement de documents personnels, sa recherche par un détective en Pologne et à la fin, sa rencontre. Un mythomane qui n’a pas su qu’il était pris au piège ! La suite ici
le tableau volé – Pascal Bonitzer

André Maison (Alex Lutz), « comme le peintre », aime-t-il à répéter, est commissaire-priseur et accueille une nouvelle stagiaire. Un jour, un courrier l’informe qu’un tableau d’Egon Schiele a été découvert à Mulhouse, chez un jeune chimiste, travaillant de nuit.
Après authentification de la toile qu’il fait avec son ex-femme Bertina (Léa Drucker), André décide d’en faire la vente de sa carrière. Seulement, tous les coups étant permis, Bertina et Aurore vont l’aider. La suite ici
Ma part de Gaulois – M.Chibane

Librement inspiré de Ma part de Gaulois, roman autobiographique de Magyd Cherfi, qui signe la musique, le film de Malik Chibane raconte le parcours d’un adolescent de la fin du collège à son baccalauréat. Il est poussé par une mère qui souhaite que son fils réussisse dans le Toulouse au moment des années 70.
Premier de la famille, mais aussi du quartier, à obtenir son bac, l’adolescent (Abdellah Charki) satisfait ainsi le désir d’intégration de ses deux parents.
Le film met la focale sur la mère (Adila Bendilerad, coréalisatrice), comme un hommage à cette actrice maghrébine. L’exil l’a déclassée puisque son père, avocat fils de juge, devait lui apprendre à lire et écrire ce qu’il n’a pas eu le temps de réaliser. Alors, elle reporte ses espoirs sur son seul enfant qui semble être prédisposé aux études. La suite ici
