
Du côté des Renoirs à Essoyes est un centre culturel consacré à Pierre-Auguste Renoir ainsi qu’à la visite de sa maison. Essoyes est le village de naissance de la femme de Renoir (1841-1919), Aline Charigot. Il est situé dans l’Aube en Champagne. Elle est née en 1859 d’une mère couturière et d’un père boulanger. Seulement, un an après sa naissance, son père les quitte. Comme de nombreuses jeunes femmes de l’époque en quête de meilleures opportunités, elle monte à Paris.
Renoir et Aline Charigot font connaissance à la fin des années de la décade de 1870. Elle est couturière rue Saint-Georges à Paris lorsqu’elle rencontre Renoir. Et, elle deviendra son modèle favori jusqu’à sa mort en 1915. Elle a 22 ans et lui, 38.

Leur relation se renforce jusqu’à la naissance de Pierre, en 1885. Ils se marient cinq ans plus tard. En 1894 naîtra un second fils, Jean. Le troisième, Claude, viendra au monde en 1901.
« Paysanner en Champagne«
Quelques mois après la naissance de Pierre, Pierre-Auguste Renoir se rend pour la première fois à Essoyes, en vacances. Ils y achèteront une maison en 1896. Ils y habitent et le peintre écrira à Berthe Morisot qu’il est « en train de paysanner en Champagne« . Dès 1903, la famille décide de s’installer à Cagnes/mer pour tenter d’endiguer les douleurs, mais Essoyes reste la villégiature de vacances.

À noter : en 1866, Lise Thréhot, cousine d’un des amis du peintre, fut son modèle lorsqu’elle avait dix-huit et lui, vingt-cinq et est devenue sa petite amie. Cette dernière lui donnera deux ans plus tard (1868) un garçon du nom de Pierre Thréhot. Ils eurent ensuite une fille nommée Jeanne Thréhot, en 1870.
C’est une maison de 1900 qui est ici reconstituée. Dans cette bâtisse typique de la Champagne, Renoir apprend à être propriétaire. Le village entier et la région l’inspirèrent. Regarder seulement le tableau Les Lavandières pour retrouver le charme d’Aline avec Claude à côté avec les lavandières du village.



C’est la première œuvre peinte par Renoir à Essoyes. De nombreuses autres suivraont. Ne dit-on pas qu’il aurait peint 4000 tableaux ! Avec son coup de pinceau très rapide, très sûr, il nous étonne encore par la justesse de ses compositions.
Atelier de Renoir

Rapidement, la famille fait construire devant la maison, un atelier, vers 1906. Au premier se situe la pièce où travaille le peintre, le rez-de-chaussée servant de réserve pour les nombreux tableaux entreposés.

La luminosité surprend dès qu’on arrive dans la pièce. Dès 1891, le peintre commence à souffrir de rhumatismes. En 1897, le diagnostic est posé : polyarthrite rhumatoïde qui s’aggrave au fil du temps pour évoluer vers une maladie invalidante. Elle touche essentiellement les articulations. Renoir à 56 ans. Le village d’Essoyes est témoin des conditions dégradées de travail du peintre.
Selon son fils Jean Renoir, Auguste Renoir absorbait de grandes quantités d’antipyrine afin de soulager sa douleur. À partir de 1902, sa santé décline progressivement et ses mains finissent par être déformées par la goutte. Les genoux de l’artiste ont également été affectés par la déformation. Après la goutte, Auguste Renoir est aussi atteint d’arthrose puis d’une polyarthrite chronique évolutive. Renoir Aude Champagne
C’est dès 1910 que Renoir doit utiliser un fauteuil pour se déplacer. Toujours assisté pour peindre, on lui mettait les pinceaux entre les doigts. Parfois, les pinceaux étaient retenus entre ses doigts à l’aide de rubans et de cordons.

La salle à manger
Pour accompagner Aline dans les travaux domestiques, elle était entourée de domestiques, difficile de savoir leur nombre. Un jardinier entretenait arbres fruitiers, plantes vertes et fleurs odorantes, mais aussi un jardin potager qui fournissait des produits frais dont la famille raffolait. Il y avait même une vigne avec son petit vin apprécié du peintre. Aline était réputée excellente cuisinière !



Gabrielle Renard, cousine d’Aline, originaire d’Essoyes accompagne la famille depuis la naissance de Jean. Elle est aussi un des modèles favoris du peintre. Plus de deux cents tableaux. Elle consacra plus de vingt ans à la famille.
« Quand vous posez à quoi pensez-vous ? » Gabrielle répondit : « Généralement à ce pauvre M. Dreyfus. En ce moment, aux petits pois qui brûlent. »

Au-delà de la muse et du modèle, Aline a apporté toute la stabilité d’une famille. D’ailleurs, la peinture de Renoir change alors de style. Avant la construction de l’atelier extérieur, cette pièce était celle où le peintre s’installait pour peindre.



Les chambres
Au premier, se situe les trois chambres : celle du peintre, celle d’Aline et celle des enfants.



Mais, siège aussi dans la chambre de Renoir, sa « chaise à roulettes ».

Pour finir
Renoir est enterré, avec sa femme et ses trois fils, au cimetière de ce petit bourg, alors qu’il est décédé aux Collettes près de Cagnes-sur-Mer, le 3 décembre 1919. Son profil surmonté d’un galurin est ainsi pour toujours attaché à ce lieu.

En conclusion, la maison est ouverte au public depuis 2017. Un centre culturel retrace la présence du peintre dans ce village bourg qu’il a contribué à faire connaître dans le monde entier. Et, un parcours est aussi à découvrir.


En quelques mots
Du côté des Renoir à Essoyes présente la maison et la vie de Pierre-Auguste Renoir, liée au village natal de son épouse Aline Charigot. Muse et épouse du peintre, elle lui apporte stabilité familiale. Malgré la maladie, Renoir continue de peindre. Essoyes inspire de nombreuses œuvres et demeure leur lieu de vacances. La maison et un centre culturel sont ouverts au public.
Sources

Pour aller plus loin
La Balançoire
Le Moulin de La Galette vu par les peintres
Renoir à Guernesey – Inventer l’impressionnisme
Questions pratiques

Du côté des Renoir – Essoyes en Champagne
Village des Renoir
accueil@renoir-essoyes.fr
Maisons des illustres
Instagram : @ducotedesrenoir – Facebook
🖼 Le Centre culturel Renoir
🏡 Sa maison & son jardin
🎨 Son atelier
9 place de la Mairie, Essoyes 10360
#histoire #art #centreculturel #education #Patrimoine #maisondillustre #peintre

Bonjour Matatoune. C’est l’un de mes peintres préférés et laa visite de cette maison me plairait. J’ai visité une maison ou il a vécu à Cagnes, avec de très beaux oliviers autour. Bonne journée
À les Collettes près de Cagnes , un univers de lumière, pour moi, encore à découvrir !
Bonne continuation 🏠🌻🙏
Bonjour Matatoune, c’est vrai que cette idée de promenade donne très envie ! Les maisons d’artistes et d’écrivains sont toujours agréables à découvrir. Merci 🙏 Belle journée ☀️
Oui, celle-ci est inattendue. On connaissait les Collettes ( pour moi que de nom) et l’importante de la luminosité du sud dans l’œuvre du père et de son fils cinéaste et la chaleur pour la maladie de Renoir. Cette maison était moins connue et pourtant il y transforma sa peinture. Bref, j’ai bcp aimé visiter ce lieu .
🙏🌻🏠
J’espère un jour pouvoir m’y rendre. Cela doit être assez émouvant de partir sur les traces de cet artiste.
Oui, j’ai été surprise par la simplicité du lieu. C’est vraiment pas une demeure bourgeoise ! Et je pense que Renoir, comme son fils, Jean, ont gardé la simplicité de leur origine. C’est ce qui fera dire à certains détracteurs que sa peinture était » simple ». Alors qu’elle est éclatante de vie !
Je n’avais jamais entendu cette critique d’une peinture simple mais je connais peu l’art. Néanmoins, je suis surprise de voir comme la critique peut être de mauvaise foi…
Merci pour cette découverte qui donne envie de visiter ce lieu. Bonne journée
J’y ai pris bcp de plaisir, en effet ! Excellente continuation 🙏🏠🌻
quelle bonne idée de promenade ! le tout à l’air encore « dans son jus ».
Oui, dans une simplicité désarmante ! On comprend que la famille ait été adoptée par ce bourg ! 🏠🌻🙏
Reportage très intéressant sur ce génie de la peinture.
Merci pour cette visite dans ce petit village d’Essoyes.
Belle journée à toi.☀️
Merci. Ce fut un plaisir pour moi, cette visite ! 🙏🏠🌻