Olivier Norek : Les Guerriers de l’Hiver

Prix Jean Giono 2024

Prix Le Mans Saint Exupéry 2024

Prix Renaudot des lycéens 2024

L’Épopée d’Olivier Norek

vagabondageautourdesoi.com

Olivier Norek est un écrivain que j’apprécie beaucoup. Les guerriers de l’hiver à peine ouvert, je me suis surprise à penser que dans celui-ci, en littérature dite blanche. Il avait enfin le temps des descriptions, des digressions, d’une chronique large qu’il a construite à partir de faits historiques vérifiés.

En racontant la guerre de Finlande face à l’ours russe de Staline en 39/40, et plus particulièrement du sniper le plus connu, Simo Häyhä, surnommé La mort Blanche, Olivier Norek publie son huitième roman qui porte sur un récit de résistance.

Bifurcation littéraire ?

Cent vingt-trois jours de conflit du 30 novembre 1939 jusqu’au 13 mars 1940, oubliés par l’histoire de l’Europe, par les Russes (jamais facile de parler d’une défaite), ressuscités par le talent de l’écrivain qui s’est fait connaître par ses romans policiers.

L’écrivain explique qu’il n’a rien inventé : aucun dialogue, aucun fait, aucune situation ne sont imaginés. Il réussit à étudier la guerre d’hiver et nous la fait découvrir avec sa plume affûtée et son héros, devenu un mythe finlandais. Et, le lecteur se sent happé. D’habitude, le lecteur ne connaît pas la victime et ne sait pas qui est l’assassin. Ici nous connaissons la fin et pourtant ce « chercheur d’histoire », comme il se nomme, est passionnant.

Dans Les Guerriers de l’hiver, la part d’humanité d’Olivier Norek est omniprésente. Certaines scènes sont d’une puissante émotion. L’amitié. L’amour bien sûr, mais ce ne sont pas ces scènes qui émeuvent le plus. C’est la confrontation avec la peur du conflit, de la tuerie, du corps à corps qu’il raconte parfaitement lui l’ancien soldat, l’ancien policier.

L’écrivain décrit le courage d’une  » cause juste, pour défendre leur terre, leur ferme, et ceux qu’ils aiment »…Impossible de ne pas s’immerger en parallèle dans cette guerre aux portes de l’Europe !

Olivier Norek, écrivain apprécié, publie Les Guerriers de l’hiver, un roman sur la guerre de Finlande, se concentrant sur le sniper Simo Häyhä. Il combine faits historiques et émotion, offrant une exploration poignante du courage et de la peur. Ce récit, enrichi d’humanité, révèle des thèmes intemporels liés à la guerre.

Pour aller plus loin

Olivier Norek – Dans les brumes de Capelans

Puis quelques extraits

Mais les conflits passés racontent qu’il faut cinq soldats entraînés pour affronter un homme seul qui se bat pour sa terre, sa patrie et les siens, les mains accrochées à sa carabine, sentinelle derrière la porte de sa ferme barricadée.
Et un homme seul peut changer le cours de l’histoire

Si ces événements ont bientôt un siècle, ils nous renvoient à l’Histoire actuelle et nous mettent en garde.

Ainsi commandait Staline, sans pitié, ses militaires comme ses citoyens , par une peur profonde que l’on préférait nommer respect, et une soumission absolue que l’on préférait nommer loyauté.

Simo pensait avoir eu une sale journée. Il comprit alors qu’à la guerre, le pire n’était pas de mourir, car à la guerre, la peur de mourir n’est jamais plus forte que celle de voir mourir les siens.

Aucun n’avait souhaité partir en guerre. Tous avaient été enrôlés de force. Et forcer un homme revient à fabriquer un insoumis.

Ici en bref

Du côté des critiques Télérama

Du côté des blogs L’île aux 30 polars

Coquesigrues et ima-nu-ages

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Questions pratiques

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Olivier Norek – Les Guerriers de l’hiver

X : @OlivierNorek – Instagram : @norekolivier

Éditeur : Michel Lafon -X : @michellafon – Instagram : @editionsmichellafon- Facebook

Parution : 29 août 2024

EAN :9782749947204

Lecture : Octobre 2024

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23 commentaires

    • C’est vraiment une très belle découverte pour cet écrivain qu’on aime dans un autre style !
      Belle semaine !

  1. Un livre qui ne peut pas laisser indifférent ! Norek est un auteur à suivre absolument. Il ne se contente pas d’écrire des polars, il se lance dans des genres différents. J’ai aussi adoré « Entre deux mondes » sur la jungle de Calais et « Impact » sur l’environnement. Il ne sort pas un livre pas an, ce qui lui permet sans doute de faire de nombreuses recherches !

    • Ses Guerriers de l’hiver ont même nécessité une immersion en hiver de 3 mois à – 40 degrés au lieu des -51 lors de la seconde guerre mondiale. Et je pense qu’il a aussi épluché toutes les archives.
      Merci d’être passé ici 😉

  2. Je l’ai pas acheté, suite à une rencontre avec l’auteur qui m’a laissée dubitative mais une amie va me le prêter car je reste cependant curieuse de ce changement de braquet de l’auteur.

    • Quel mot, impression, ou autre lors de cette rencontre ont empêché cet achat ? Je suis curieuse, dslee

    • Regarde le polar que j’ai chroniqué, sinon tu te fis à ton feeling, le mieux en général 😉

    • Moi je ne suis pas, mais pas du tout, passionnée par des récits de guerre mais là, j’ai été captée par son humanisme. J’espère qu’il recevra un prix, mais ne sait lequel… Très bonne continuation 😉

  3. Bonjour Matatoune, j’ai lu plusieurs chroniques de blogs sur ce roman, toutes très positives ! C’est rare de faire autant l’unanimité. Je retiens le titre de ce livre 📖 😃🙏 merci et bonne journée !

    • C’est le chouchou de la blogosphère. Du coup, il a raté le Renaudot puisqu’il était dans la dernière sélection. Mais, il devrait recevoir un autre prix, mais je ne sais lequel. En tout cas, Olivier Norek a déjà vécu une belle rentrée et son livre devrait continuer à bien se vendre et rencontrer de nouveaux lecteurs.

  4. Merci pour le lien. Ma compagne l’a également lu ( c’était une lecture commune de notre Club de lecture ( Livresque). Elle qui n’aime pas les livres traitant la guerre a ete happée par le recit ( je n’aurais jamais parié qu’elle le finisse) et a bcp apprécié son empathie.

    • J’ai tout à fait ressenti cela ! J’ai reculé, reculé, car le récit de 120 jours et quelques de guerre ne me plaisait pas. Mais, c’est son empathie, fait de son expérience de la vraie violence en tant que soldat et policier, qui fait que son regard est unique. Les scènes de violence ne servent pas un attrait morbide de son auteur. Il n’entre pas dans cette catégorie. Et, peut-être est-ce-là son véritable talent ?

    • Et pourtant, j’ai freiné, freiné et puis je me suis laissée emporter 😅 Bonne continuation

    • Oui, c’est vrai tu as raison, c’est sans pathos et c’est certainement un des aspects de son talent.

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