Chrystel Duchamp – Le sang des Belasko

Rentrée littéraire Janvier 2021

Présentation

Qui mieux qu’une maison peut raconter une famille ? C’est le postulat de Chrystel Duchamp dans son nouveau thriller « Le sang des Belasko ».

Lorsque les enfants devenus adultes perdent leurs parents presque coup sur coup, le drame délie les langues, fait resurgir les conflits et alimente les ressentiments. Et, avec cinq enfants, il y a de quoi se déchirer, s’humilier et se fâcher à jamais.

Casa Belasko a une architecture de type Prairie, style américain qui semble hantée. Même le raisin qui pousse produit du vin empoisonné ! Pourtant, elle est bâtie avec ses baies vitrées ouvertes sur la vallée, avec des matériaux de qualité et meublée par des designers. Tout était réuni pour du bonheur, lorsque le père, André Belasko, la fit construire.

Trois garçons et deux filles. David souffre du « syndrome de la mère poule » non soigné depuis l’enfance. Surnommé « Jésus » par ses frères, il est rancunier et sarcastique. Mathieu souffre d’avoir été trahi dans sa propre famille. Du coup, il trimballe son mal être en essayant de s’apaiser sans se soigner réellement. Philippe, l’aîné, est un coureur de jupons invétéré. Du côté des filles, Solène la dernière auquel on passe tout. Et, il y a Garance, divorcée, dont les deux restaurants viennent de fermer.

L’intrigue de Chrystel Duchamp se pose tranquillement baladant le lecteur d’un personnage à l’autre, de leur vérité au mensonge,  pour mieux lui faire perdre le fil. Jusqu’à la dernière ligne, la vérité ne se dévoile. Loin du surnaturel annoncé, ce huit-clos est la construction logique d’un esprit perturbé. La Casa devient le bras armé tout en étant un témoin parfaitement impuissant de la cupidité, de la jalousie et de la haine familiale.

Glaçant, perturbant et addictif, ce thriller est d’une parfaite construction. Une  belle réussite !

Remerciements

vagabondageautourdesoi.com
Couverture Netgalley

 

Merci à @NetGalleyFrance et @Ed_Archipel et aussi sur @Babelio avec Mylène des

editions_archipel   pour #LesangdesBelasko.

Puis quelques extraits

Quand on habite un fantasme, la moindre des politesses est d’avoir un bagage adéquat, il faut entrer dans un rêve comme on fait du tourisme : en respectant les us et coutumes du pays, humble et polymorphe.

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L’épicurisme, comme toujours, était parvenu à effacer, l’espace d’un instant, le chagrin. Seule maman, le teint blafard et l’air absent, était restée en retrait, spectatrice- sans le savoir- de sa propre Cène.

Grâce à elle, Mathieu oubliait les railleries au boulot, les difficultés scolaires de sa fille, l’infidélité de son épouse, la trahison de son frère. La cocaïne était le meilleur des remèdes contre les autres. Et contre la laideur de la société.

– Lorsque tu es à ton compte, tu n’as pas le droit d’avoir des hauts et des bas, Garance. Il ne faut jamais se démoraliser, jamais baisser la garde. L’entrepreneur est un battant, qui jamais ne se relâche. Il ne peut se le permettre.

Un monde où la haine triomphe. Où des frères et sœurs volent la vie des leurs. Où la mort emporte tout sur son passage.

Les émotions non exprimées ne meurent jamais. Elles sont enterrées vivantes et libérées plus tard de façon plus laides.

-Quand on sait les erreurs commises par nos ancêtres, elles ne nous lâchent plus. Elles se terrent dans un coin de notre tête et, insidieusement, se mettent à faire partie de nous. On apprend à les dompter, on les apprivoise. On les cultive comme les fruits défendus d’un jardin et, un beau jour, on tend le bras, on les cueille, on les goûte. Et il est trop tard.

Les humains se fichent de la souffrance des maisons. Savent- ils pourtant qu’elles ressentent de la douleur ? Qu elles éprouvent des sentiments ? Qu’elles ont un coeur qui bat sous leur charpente ?

Ici en bref,

D'habitude, je ne partage pas mes lectures lorsqu'elles ne m'ont pas plue ! Mais, là, c'est le livre qui se vend à plus

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Un extrait
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Puis un autre

Critiques

 

 

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En conclusion

Chrystel Duchamp – Le sang des Belasko

Éditeur : L’Archipel 

Parution : 14 janvier 2021

EAN : 9791037502544

Lecture : Décembre 2020

Romans policiers 

16 commentaires

    • Tout à fait ! Comme tu le dis dans ta chronique dont je rajoute le lien du classique revisité façon 21ème s..

  1. Douce et belle nouvelle année Matatoune et tous mes voeux de bonheur.
    Je note le titre de ce livre pour un cadeau.
    Mes amitiés

    • Merci pour tes vœux. En retour, je t’adresse les miens : santé, joie et bonheur. J’espère que ton cadeau fera plaisir. C’est un bon thriller !

    • Tout à fait avec une écriture très affirmée et une construction très réussie sans entrer dans une atmosphère glaçante..Vraiment très bien. J’ai bcp aimé !

    • Je n’avais pas lu son premier. Donc, cette découverte m’a vraiment étonnée !

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