Ce que tu as fait de moi – Karine Giebel

Ce que tu as fait de moi- Karine Giebel

@vagabondageautourdesoi

A couper le souffle le nouveau thriller de Karine Giebel « Ce que tu as fait de moi » ! Plus de 500 pages d’un huit clos éprouvant : deux bureaux dans l’immeuble de l’IGPN, deux interrogatoires et un crime que l’on connaîtra que bien plus tard…D’un côté Richard Menainville, commandant de la brigade des stupéfiants, marié et père de deux enfants. De l’autre, Laétitia Graminski Duvivier, mariée et mère d’une petite Lola.

Le lecteur va remonter le temps au fur et à mesure des confidences, des commentaires qu’ils vont donner au commandant Delporte et à son adjoint pour expliquer pourquoi on les a mis en examen. De cafés en cigarettes, chacun va confier sa vérité de cette folie qui les a reliés dans un abîme de destruction et de perte de contrôle qui fait froid dans le dos.

La plume de Karine Giebel est addictive mais n’empêche pas le malaise. J’ai atteint l’insupportable plusieurs fois parce que obligée de subir la relation toxique de Richard avec Lætitia. C’est une descente aux enfers qui est racontée dans « Ce que tu as fait de moi« .

Pas d’échappatoire chez Karine Giebel : abus sexuels, viols en réunion, substances ingérées contre la volonté (alcool, drogue), espionnage de tous les instants, maitrise de l’intimité, abus d’autorité, violence physique et psychologique, contrainte, emprise, chantage à l’affectif, et j’en passe pour ne pas lasser !

L’argument commercial nous fait croire à une romance. Ne vous y trompez pas ! C’est d’aliénation psychologique et de destruction psychique dont il est question ici. Jamais, au grand jamais, je ne veux être aimée de cette façon… s’il vous plaît!

Que reste-t-il à la victime ? Après la sidération, le traumatisme, la honte, l’envie de vengeance, il reste le syndrome de Stockholm. (Les personnes prises en otage développent des sympathies et même de l’amour pour leurs agresseurs et inversement).

Mais, je ne peux en dire plus sans dévoiler davantage ! Accrochez vous, car vous n’en ressortirez pas indemne. Karine Giebel entraîne son lecteur dans un monde difficile, sans règle où les émotions contradictoires s’entrechoquent. L’ océan d’inquiétude qui submerge le lecteur n’est rien par rapport à la perversité diabolique qui le déstabilise. Ne nous y trompons pas, Karine Giebel est en passe de devenir une reine du thriller psychologique !

cite-56a4b9b45f9b58b7d0d8877bSi on ment à ceux qu’on aime, on risque de tout perdre.

J’ignorais encore qu’ il y est des armes su’ il ne faut pas utiliser.

On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faut pas, d’une seule embardée. Ensuite, c’est la chute. L’interminable chute…

D'habitude, je ne partage pas mes lectures lorsqu'elles ne m'ont pas plue ! Mais, là, c'est le livre qui se vend à plus

Ce que tu as fait de moi – Karine Giebel

Éditeur : Belfond

Parution : 21/11/2019

ISBN : 2714481965 

Lecture: Décembre 2019

16 commentaires

  1. Je m’étais ennuyée dans son précédent, il me semblait long et vraiment trop de surenchère dans la violence. Je ne sais pas si je vais tenter celui-ci… J’ai pourtant adoré ces débuts !

    • Ceux qui ont déjà lu ses précédents disent que celui-ci est encore un degré au dessus ! C’est vrai qu’elle va très loin dans la description de la violence psychologique et je comprends qu’on n’en ai pas forcément envie. Belle fête et au plaisir de lire tes chroniques l’année prochaine.

  2. Ce livre est d’une dureté incroyable… Mais quel talent de l’écrivaine pour développer un telle histoire !

  3. cette auteure me fait peur! chaque fois que je lis les chroniques sur ses livres je me dis qu’il faudrait tenter mais la violence la perversité dans celui-ci semblent avoir encore monté d’un cran…
    j’ai meurtre par rédemption » et « Le purgatoire des innocents » au fond d’une étagère de ma bibliothèque et je remets toujours à plus tard 🙂

    • Fais toi confiance ! Suis tes impressions… La lecture doit bousculer juste un peu pour nous faire changer nos ressentis, nos représentations etc. Je ne suis pas pour les  » grands moyens  » et il ne s’agit pas de se faire mal ! Si tu ne les a pas lu c’est que ce n’est pas le moment… Peut-être, cela ne sera jamais le moment…eh bien tant pis…pour eux ! 😉

  4. Eh bien.. je viens de lire coup sur coup ta chronique et celle d’Anthony… cette lecture vous a marqué! Le sujet est archi délicat et psychologiquement très prégnant. Ça m’intéresse beaucoup, malgré les atrocités inhérentes au sujet…
    Belle nuit ! Bises

    • Oui, je l’ai lu aussi … Difficile de ne pas s’identifier à cette pauvre Laetitia. Karine Giebel réveille notre torpeur de voyeur/lecteur pour nous faire réagir et ça réussi plutôt bien…Belle fête de fin d’année

  5. Je n’en ai lu qu’un de cette auteure et je n’avais pas aimé, il y avait beaucoup de violence gratuite, il faudrait que je lui donne une seconde chance.
    Bonne soirée

    • Franchement, si cela te semble difficile, ne te force pas ! Merci et belle fête de fin d’année.

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