Vitrines orphelines: le rideau est tombé – Franck Delautre

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Ce beau livre « Vitrines orphelines : le rideau est tombé » de Franck Delautre raconte tous les magasins de nos villes et villages qui racontent le passé de 1945 à 1975. Ces boutiques des Trentes glorieuses témoignent du plaisir à les connaître

Franck Delautre, Normand, a la passion de photographier ces devantures de boutiques oubliées lors de ses pérégrinations en vélo. Il y a dix ans, sa première fut réalisée dans un petit bourg près d’Amiens. De cette rencontre est née cette documentation du passé. Il a voulu nous « donner à voir« .

Trois cent soixante clichés sont présents dans ce livre. Ils témoignent du souci des commerçants d’attirer par le design de leurs boutiques des acheteurs potentiels. Ainsi en convoquant des artisans experts dans leurs domaines, ils sublimaient leur lieu de travail.

Le livre « Vitrines orphelines : le rideau est tombé » de Franck Delautre témoigne de ce temps où la proximité était primordiale, la confiance acquise au fil des achats témoignant d’une plus-value tellement appréciable.

Les légendes précisent les techniques employées ou font référence à un texte populaire. Celles du fixé sous verre et de l’or libre sous verre ont largement permis l’évolution des décorations des devantures. Aucune indication où les photographies ont été prises, la plupart des boutiques qu’elles illustrent est démolie ou rénovée. Il ne s’agit pas de se plonger dans la nostalgie mais comprendre comment s’organisait le commerce au XXᵉ siècle.

Il y a de l’émotion à regarder ces boutiques fermées. On y imagine des commerçants au franc-parler, une chaleur palpable et puis, les désagréments qui conduisent, sans gaieté, à abandonner un endroit qui a apporté du bonheur et qui a fait vivre. À découvrir et à offrir !

Pour aller plus loin

Ses photographies sont visibles jusqu’au 30 décembre.

Musée d’Histoire de la Vie Quotidienne au Petit-Caux (Seine-Maritime, Normandie)

Puis quelques extraits

Vitrines orphelines de clients, orphelines des marchandes de notre enfance, orphelines de métiers à jamais disparus, elles peuplent nos villes et nos villages.

Retour sur une époque où la première marchandise que l’on achetait chez le marchand, était la confiance.

C’est une autre époque, les années 1950-1960. En ce temps-là, à Nevers (Nièvre), l’enseigne aux cochons roses, ne savait rien de la folie veggie quelques décennies plus tard.

Les techniques d’élaboration des grès céramiques connaissent un essor extraordinaire à la fin du XIXᵉ siècle, entraînant un renouveau de la mosaïque d’ornementation à l’usage des commerces et des bâtiments industriels.

Fantôme de Jean Gabin, des corps fanés, et désertés. Un café de la gare abandonnée, c’est Simenon qu’on assassine.

En 1921, à Lille, la brasserie du Pelican voit le jour, du nom d’une danse très à la mode à ce
moment la. En 1972, elle adopte le nom de brasserie Pelforth. » Pel » pour Pélican, « forte » car elle contient beaucoup de malt, le tout anglicisé avec un « h ».

Et pourtant, en septembre 2024, les « pratiques sociales et culturelles dans les bistrots et
en France » ont été officiellement inscrites à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel
français.

Ici en bref

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Questions pratiques

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Vitrines orphelines – Franck Delautre

Éditions de Suzac – Instagram : suzac_editions

Parution : 9 octobre 2025 – EAN : 9782487211131- Lecture : Novembre 2025

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15 commentaires

  1. A l’occasion d’un court séjour à Marseille, j’ai découvert la Maison Empereur, une quincaillerie comme hier, voire même avant-hier, qui plairait sans doute à l’auteur.

    • Ah certainement ! Les quincailleries étaient des réserves de merveilles. J’en avais une, qui a fermé, près de chez moi.

    • Non, je ne l’ai pas pris ainsi. Je trouve fascinant ces témoignages simples d’une vie passée, comme je suis aussi férue de généalogie !

    • Tout à fait ! Une vraie découverte d’un charme fou ! Bonne continuation 📚🔆

  2. Le thème est original et à une époque où on voit les petits commerces fermer les un après les autres, il est intéressant de voir qu’il y a une période où ces commerces et leur devanture étaient pleins de vie et le point névralgique des centres. Je trouve que ces devantures avaient le charme du personnel.

    • Je reste fascinée par ces espaces de vies passées ! Une belle idée de beaux livres à offrir, me semble-t-il !

  3. Un ouvrage du même genre est sorti en Suisse romande, il a eu grand succès et m’a rappelé tant de souvenirs. Nos centres commerciaux n’ont plus la même âme, sans parler des achats en ligne. Bon week end

    • Certes, en plus, depuis le Covid, ces espaces n’ont plus vraiment d’attrait sauf le besoin . Je trouve qu’ils sont le témoignage de savoir-faire toujours fascinant !
      Bon week-end 🏪

  4. Un livre qui serre le coeur mais qui est une belle trace du passé malgré tout et une manière de les faire revivre. Merci de cette idée cadeau.

    • J’aimé ces boutiques oubliées mais rappelant savoir-faire et commerces vivants ! ❤️🙏

  5. J’ai récemment fait toute une série de ce type de photos dans un village dans l’Allier. C’est désolant de voir ces vestiges du passé…. même si je suis toujours un peu effaré aussi de voir des anciennes boulangeries et/ou des restaurants genre Jo Goldenberg (Paris/Marais) transformés en boutiques de fringues. Merci pour ce compte – rendu.

    • C’est une seconde vie, concept très à la mode aujourd’hui ! Avec ces 📷, voilà une idée de livre ou publications à mettre en œuvre avec l’office départemental du tourisme. Pourquoi pas ?

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