
Alain Mabanckou, transformé en Berado, jeune prince de Zamunda, écrivain en herbe, raconte son Château-Rouge, un quartier de la capitale où Ramsès de Paris, gardien du Salam hôtel, officie. Mais au-delà de ce quartier précis, Alain Mabanckou raconte aussi les chinois du « triangle de Choisy« , les Corses du 12 ème, les Arméniens du 9 ème, etc.
Car Paris est une ville monde entre les Arabes, les noirs, les tous blancs et les autres, chacun à son histoire, ses épiceries, ses lieux de rencontres. Seulement, Ramsès de Paris ne s’y accroche pas. Il saute de la Bretagne à Grenoble jusqu’à la capitale du Congo. C’est le monde qui devient le pays de tous et l’exil, le trait commun à chacun.
Benoît, le grand du quartier joli-soir, est artiste musicien avec son orchestre Les Crépus de Pointe-Noire engagé pour faire le lever de rideau d’un grand musicien. C’est le héros personnifié du prince de Zamunda. Le jeune prince enfreint une règle importante de toute communauté : tomber amoureux de la femme de son idole.
Ramsès, c’est l’amoureux des livres, ressemblant à l’Égyptien Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature en 1988. Car Alain Mabanckou l’affirme la plupart de ses personnages existent dans la réalité y compris la vendeuse de Château-Rouge qui monnayerait du sable dans le désert !
En conclusion,
En une phrase ininterrompue, sans ponctuation, Alain Mabanckou adopte la langue du conte où l’oral donne le ton. Son Ramsès de Paris conseille le lecteur avec ses cinquante-cinq recommandations littéraires, sorte de transfuge du professeur de lettres françaises à la prestigieuse université de YCLA en Californie qu’il est. Il insuffle dans chaque chapitre un des aspects de l’œuvre servant de titres. Truculent, fantasque et bien sûr drôle, c’est une bonne humeur à chaque page où les exils et les mélanges culturels sont des richesses insoupçonnées. À lire sans modération !
Puis quelques extraits

Ça c’était moi, ça me ressemblait, je n’avais pas changé, j’étais resté le même, et Ramsès s’était désormais accoutumé à l’idée que je marcherais àmon rythme, tel un escargot entêté, que je m’égarerai sans doute à gauche et à droite, que je m’enfoncerais dans les sentes sinueuses de ma boutique obscure, mais jusqu’à la virgule finale j’étais confiant que je ne perdrais pas de vue que qu’elle que soit la hauteur de sa chute, le chat retombe toujours sur ses pattes.
Je ne mettais donc pas laisser charmer pour la douce voix de cette fille à la silhouette de Naomi Campbell qui, à mon avis, vendrait du shampoing à Mano Dibango et du sable aux habitants du désert du Kalahari.
Je sais, mon frère africain, ceux qui me connaissent insistent pour que j’apprenne vraiment à écouter les autres, je te promets de ne plus trop te couper comme je l’ai fait jusqu’à présent, même si je mets ma main au feu que cette promesse ne tiendra pas du tout la route.
J’avais voulu qu’il sache combien je me sentais mieux dans la digression car c’était dans cette pagaille-là que les choses se mariaient entre elles, selon leur propre volonté.
Ici en bref




Questions pratiques

Alain Mabanckou – Ramsès de Paris
Rentrée littéraire 2025
Son site ici
Instagram : @mabanckou – X : @amabanckou
Éditeur : Seuil – X : @EditionsduSeuil @ Instagram : @editionsduseuil– Facebook
Parution : 22 août 2025 – EAN : 9782021591859 – Lecture : Septembre 2025

[…] Alain Mabankou – Ramsès de Paris : Vagabondage autour de soi […]
Bonjour Matatoune. C’est un écrivain connu dont j’ai entendu dire beaucoup de bien à plusieurs reprises. Son univers et ses thèmes pourraient m’intéresser, je pense. Merci de cette présentation, bonne soirée 🙂
C’est une lecture truculente ! Bon week-end à venir 🍬
Je n’accroche pas du tout avec la plume de l’auteur malgré quelques essais.
Alors, il faut passer, tu as raison 😉
Bonjour Matatoune. Ce roman semble truculent mais un texte sans ponctuation me rebute un peu. Bonne journée
Non, il y a des paragraphes très séparés qui aident la lecture ! Bon début de week-end 🍬📚😉
De la bonne humeur, on en a toujours besoin !
Oui, c’est la nature de cet écrivain qui raconte l’exil et l’émigration en le faisant ainsi !
Je le note, j’apprécie l’auteur. Par contre un texte sans ponctuation, ça me fait un peu peur. Bonne journée
Non, il est bien découper. Pas de soucis . Bonne continuation 🌞
votre enthousiasme fait plaisir à voir mais la lecture sans ponctuation n’est pas trop dure à suivre ?
Non, il est bien découpé. Du coup, la lecture n’a pas été difficile.
Merci de me tutoyer, j’ai l’impression de faire trop mon âge 🤣
Coucou,
Si tu le permets, je pique ton lien pour l’ajouter au récapitulatif de l’activité que je co-anime jusqu’au 15 novembre sur la thématique de la ville, ce titre s’y inscrit parfaitement !
il ne m’aurait clairement pas tentée… mais au final, pourquoi pas!