
Le Musée Guimet conserve le plus grand fond de photographies de Marc Riboud. À l’occasion du cinquantenaire de la fin de la guerre du Vietnam, l’exposition revient sur le travail de ce journaliste reconnu pour avoir documenté cette guerre pendant dix ans de 1966 à 1976.
Marc Riboud

Photographe français, Marc Riboud (1923 – 2016) est reconnu pour ses livres et ses reportages sur l’Asie.



C’est avec l’appareil photographique de son père, utilisé lors des tranchées pendant la Première Guerre Mondiale, que Marc Riboud commence à photographier.
Il commence à publier dans le magazine Life et notamment, la photographie d’un peintre de la tour Eiffel, son autre photo très célèbre. Il devient membre de l’agence Magnum en 1953.

Ce furent ses reportages qui montrèrent pour la première fois Solidarinosc en 1980. En 1987, il photographie le procès Barbie. Ou encore, en 2008, il documente la victoire de Barak Obama.
Marc Riboud ne chercha jamais le cliché sensationnel, mais a toujours montré l’humain dans ses photos.
La Jeune fille à la fleur
En 1967, lors d’une manifestation à Washington D. C. contre la guerre du Vietnam de jeunes américains, Marc Riboud photographie une jeune fille offrant une fleur aux soldats de l’armée. Devenue symbole du désir de paix, elle fera le tour du monde.

Jan Rose Kasmir, une jeune lycéenne de 17 ans vêtue d’une chemise à fleurs, se détache de la foule des manifestants pour s’approcher de la garde nationale et à quelques centimètres des soldats, elle brandit une fleur. PhotoTrend
Son nom véritable est « The Ultimate Confrontation : The Flower and the Bayonet » (La confrontation suprême : la fleur et la baïonnette).

« La toute dernière photo que j’ai prise est la meilleure. Le cadre que je voyais dans mon viseur était le symbole de cette jeunesse américaine : une fleur tenue devant une rangée de baïonnettes. » Marc Riboud
Avec les pilotes américains qui bombardent le Nord Vietnam

Fin décembre 1966, Marc Riboud embarque à bord d’un porte-avions nucléaire américain. À son retour, il fait paraître dans le Monde un article sur l’endoctrinement des soldats américains croyant ne toucher que des cibles militaires.

L’horreur de la guerre s’affiche dans ses photos. Cela combat la propagande américaine du président Lyndon B. Johnson et de son gouvernement en place. Pour Marc Riboud, cela devient une obligation de témoigner de la réalité avec ses photographies.

L’offensive du Têt
Trois mois après l’offensive du Têt, en 1968, Marc Riboud se rend dans l’ancienne ville impériale, Hué, en partie détruite à la fois par les troupes du Nord Vietnam puis par les bombardements américains. L’opinion publique américaine est largement contre ce conflit. Le président est obligé de négocier. Au printemps et à Paris auront lieu les premières négociations.



En octobre 1968, Marc Riboud photographie Hô Chi Minh au Nord Vietnam.


Un pays réunifié
En 1976, le pays est réunifié sous le nom de République Socialiste du Vietnam.



Commissaires
Lorène Durret et Zoé Barthélémy, Association Les amis de Marc Riboud
Une initiative remarquable

Des cartels plus compréhensifs sont mis à disposition pour permettre aux étrangers ou à ceux qui ont des difficultés de lecture d’être informé.
Sources
PhotoTrend pour la phographie de la Jeune fille à la fleur, ici
Le blog des amis de Marc Riboud ici
Questions pratiques
Marc Riboud. Photographies du Vietnam 1966-1976
Musée Guimet
X : @MuseeGuimet Instagram : @museeguimet – Facebook

Une guerre que d’autres conflits nous font oublier. J’avais vu cette photo mais je ne savais qui en était l’auteur. Bonne soirée
Il semblait essentiel de lui redonner toute sa portée dans notre monde bouleversé ! Très bonne semaine !
Oui, j’ai vu l’exposition juste avant que celle sur les Boudhas d’Angkor n’ouvre ! Je vais y refaire un tour ! Mais les expos intéressantes sont nombreuses à Paris en cette saison.
A voir aussi le Bouddha d’Angkor, une visite groupée à Guimet s’impose
Ta passionnante chronique fait écho à un autre photographe de la guerre du Vietnam que j’apprécie, Henri Huet. Je note cette exposition sur Marc Riboud. Merci Matatoune 🙂☀️
Ah, je ne le connais pas ! Je vais voir ces photos. Merci pour cette découverte !
Bon week-end 📚
très intéressant, merci, je ne connaissais pas ce photographe.
Je n’avais pas connaissance aussi de toute son implication dans la médiatisation de cette guerre ! Une belle découverte !