Book cover for Pour qui sonne le glas, based on Ernest Hemingway, with orange vertical pillars and a small person in an orange jacket at the bottom right.

Pour qui sonne le glas de JD Morvan et Pierre Dawancre

vagabondageautourdesoi.com - Pour qui sonne le glas - JD Morvan P. Dawancre -

Ce roman d’Hemingway, Pour qui sonne le glas (For Whom The Bell Tolls), publié en 1940, s’inspire du vécu de l’écrivain pendant la guerre d’Espagne. Hemingway a reçu le prix Nobel de littérature pour cette ode au peuple espagnol. Le journaliste américain en profite pour relever leurs paradoxes et le courage des combattants durant cette guerre civile.

Un jeune professeur américain d’université enseignant l’espagnol, Robert Jourdan, décide, au nom des Brigades internationales, de détruire un pont stratégique devant contrer l’avancée des troupes nationalistes. Aidé d’une troupe de résistants républicains commandée par Pablo. Il laisse souvent sa place à sa femme Polar réputée pour sa bravoure.

Lors de sa préparation, Robert rencontre Maria, une jeune femme dont il va tomber fou amoureux. Une série d’ordres et contre-ordres mettront en péril l’opération qui devient une véritable aventure suicide, pourtant indispensable, pour empêcher l’avancée des ennemis. Hemingway insistait sur l’engagement personnel et le sacrifice que fait son héros à la cause qu’il soutient.

Pas qu’une adaptation !

Pour qui sonne le glas est adapté pour la première fois en roman graphique. Résumer un roman de plus de cinq cents pages en deux cents pages est un exploit. Une manière nécessaire de faire vivre et revivre cette œuvre vantant l’engagement, le courage et la témérité. Mais surtout elle rappelle que tout homme fait partie d’une communauté qui s’oblige en respectant la vie. Ainsi, ce roman graphique reprend en exergue la phrase du roman « … la mort de tout homme me diminue, parce que je fais partie du genre humain, et en conséquence, n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas; il sonne pour toi. » qui est un extrait de John Donne, Méditations XVII (1624).

Directeur de la collection Ex-libris chez Delcourt, Jean-David Morvan est le scénariste, passionné par l’Histoire. Pierre Dawancre a dessiné tout en rondeur, associant de belles couleurs chaudes. Il reprend le gris pour raconter les troupes fascistes, la prison et la torture. Le dessin prend souvent toute la page pour raconter des dialogues fournis.
Il est précisé qu’il a utilisé 400 crayons et trois ans de travail.

Non seulement le roman graphique est d’une excellente qualité, mais il retranscrit l’essence de ce chef-d’œuvre littéraire. Et même, il apporte une autre interprétation possible, soulignant par la rondeur des personnages et les couleurs employées, la délicatesse du héros, la conscience de l’avenir funeste et le savoir sous-entendu que cet acte de bravoure ne détruira pas l’avantage qu’avait l’armée franquiste.

Ainsi, ce Pour qui sonne le glas amène les lecteurs à reconsidérer une œuvre mondialement connue qui, à notre époque, retentit, par sa mise en image, différemment. Cette adaptation ne se contente pas de rendre Hemingway plus accessible ; elle offre une lecture sensible et visuelle du texte, où les couleurs, les expressions et les silences soulignent la fragilité des personnages face à l’Histoire.

En quelques mots

Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway connaît une première adaptation en roman graphique sous la plume de Jean-David Morvan. Ce récit de la guerre d’Espagne conserve toute sa force humaniste. Servi par un dessin chaleureux et expressif, l’album restitue l’engagement, le courage et le sacrifice qui font la grandeur de l’œuvre originale.

Extrait du poème de John Donne

Nul homme n’est une île,
entière en elle-même ;
tout homme est un morceau du continent,
une partie de l’ensemble.
Si une motte de terre était emportée par la mer,
l’Europe en serait diminuée,
aussi bien que si c’était un promontoire,
aussi bien que si c’était le manoir de tes amis
ou le tien propre :
la mort de tout homme me diminue,
parce que je fais partie du genre humain,
et en conséquence, n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas ;
il sonne pour toi.

Puis quelques extraits

À quoi penses-tu Roberto ?
Que l’espoir est le pire des pièges.

Pas d’adieu, Guapa, parce que nous ne sommes pas séparés.
J’espère que tout ira bien dans les Gredos.
Va maintenant. Va pour de bon.

— Et il y a des fascistes chez toi ?
-Beaucoup qui ne savent pas qu’ils le sont. Mais, ils le découvriront le moment venu.

S’il faut mourir, et c’est clair qu’il le faut, je peux mourir. Mais je déteste ça.

Ici en bref

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Du côté des critiques : France info

Questions pratiques

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Pour qui sonne le glas d’après Ernest Hemingway de JD Morvan et Pierre Dawancre

@jdmorvan
@pierredawance

Éditions de La Sabarcane – Instagram : @editionssarbacane – X : –

Parution : 15 avril 2026 – EAN : 9791040804291 – Lecture en juin 2026

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14 commentaires

  1. Bonjour Matatoune. Je n’ai pas lu le roman, et le roman graphique ne me tente pas mais je le feuilletterai si il est à la médiathèque. Bonne journée

    • oui, je suis sûre que tu le trouveras particulièrement attrayant
      Bon dimanche 🍓

  2. Je connais le titre, bien sûr, mais je ne l’ai pas lu. Je n’ai lu que « Le vieil homme et la mer » que je n’ai pas aimé d’ailleurs. C’était une lecture obligatoire à l’école.

    • Ah les lectures obligatoires ! Difficile quelque fois de faire plus dissuasif si le ou la prof ne sait pas transmettre sa passion pour l’œuvre ! De quoi désarmer toutes nouvelles tentatives…

    • Il ne faut pas ! L’important est l’envie surtout en matière de passion !

  3. Le graphisme me chagrine un peu, mais moi qui n’aie jamais réussi à lire ce pavé, ce pourrait être une découverte. Merci pour ce conseil.

    • Oui, la lourdeur des corps peut étonnée mais je trouve qu’elle incarne bien le poids des responsabilités que l’époque provoquait !

  4. incroyable de parvenir à faire une BD de ce livre ! je n’aime pas le dessin mais il fera connaitre le roman à un large public.

    • Oui, moi aussi au départ, cette lourdeur des corps m’a étonnée, mais ça correspond très bien aux enjeux de l’époque. Oui, une façon plus abordable d’aborder une œuvre fondamentale !

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