
Solène Bakowski écrit en exergue dans son nouveau roman, La plus jolie fin du monde :
« Il était une fois la mort d’une femme âgée puisqu’il le faut.
Il était une fois la naissance d’une femme à la vie.
Sur ce chemin tortueux, chacune a escorté l’autre. »
Et entre, un deuil, son fils pour la première appelée Yan, et son père, pour la seconde, Gaëlle, Rémi Kervelec les relie à jamais ensemble, la plus âgée protégeant la plus jeune avant que cela ne s’inverse.
Lorsque Yan se retrouve à l’hôpital pour un Accident Vasculaire Cérébrale, Gaëlle n’hésite pas. Elle s’installe dans la maison du bout du monde, dans le nord de la Bretagne, pas loin du petit banc de pierre qu’elle aimait partagé avec son aïeule.
Sauf qu’au fil des visites à l’hôpital, Gaëlle fait revivre cette maison si chère à son cœur et découvre un souterrain, sur une photo, un jeune garçon, qui est en fait une petite fille et tant d’autres choses intrigantes. Gaëlle décide de remonter le passé de sa grand-mère en interrogeant les voisins, les archives et les journaux.
Transmission entre générations
Ce roman est l’hommage d’une petite fille à sa grand-mère, difficile à lâcher tant on s’attache à ces vies qui nous ressemblent tant. Certes, la fiction vient apporter des touches de réalité sur un passé qu’il faut reconstituer. Seulement, la poésie et l’attrait de ce paysage breton ainsi que la tendresse qui transparaît à tous moments ne sont pas feints.
Je redoutais que ce roman soit difficile à lire, car quelquefois la fiction ressemble à la réalité mais il respire la lumière et la joie. Le sujet est grave mais la mort est appelée l’envol et la maladie transforme le quotidien en bulles à attraper.
Du rythme, des chapitres courts, des phrases simples comme des punchlines et des élisions comme dans un roman noir, La plus jolie fin du monde est un roman populaire qui traite simplement d’un sujet grave et sensible. Toutefois, la réalité hospitalière y est dépeinte sans feinte. La colère de la famille impuissante devant l’irrémédiable est elle aussi évoquée. Les longues absences d’un esprit ayant vécu un tsunami ne sont pas oubliées.
Bref, un roman à découvrir tranquillement !
Remerciements
Aux éditions Récamier
Puis quelques extraits

Elle était de celles dont l’Histoire se fout mais sans qui l’Histoire ne serait pas tout à fait ce qu’elle a été.
Un sourire de géranium aux fenêtres sur les lèvres et, partout ailleurs, un air craintif de mulots aux aguets.
Tant que personne ne cherche, personne ne trouve.
Il n’y a que pour les piscines qu’on apprécie les débordements.
Une transfuge, comme disent les sociologues. Une conasse, comme aurait plutôt balancé Carole.
« On », pronom imbécile comme celui qui l’emploie.
Méfiez-vous des vieilles histoires. Y en a qui ricochent jusqu’à nous.
Ses membres, sa chair, ses os, ses fluides l’assignaient à résidence un boulet à son âme.
Ici en bref

Du côté des blogs : Lire est le propre de l’homme
Questions pratiques

Solène Bakowski – La plus belle fin du monde
Éditeur : Récamier – X : @Ed_Recamier – Instagram :@edistionsrécamier – Facebook
Parution : 6 février 2025 – EAN : 9782385771638 – Lecture : Février 2025




Bonjour Matatoune, le thème de la mort donne souvent de très bons romans et il semble que c’est encore le cas ici. Je note ce titre. Merci beaucoup 🙏📖 Excellente journée 🌞❄️📚 🌱🍀
J’avais peur de découvrir un récit « plombant « . Agréablement surprise 😲 🌸🌼
C’est ma lecture en cours et j’aime beaucoup.
J’ai été surprise de la puissance de cet hommage à sa grand-mère !
Je la connais juste de nom mais on en dit du bien 👍 merci du partage Matatoune, bon dimanche 🙂
Oui, j’ai été surprise par ce bel hommage, poétique et délicat !
Bonne continuation !
Bonjour Matatoune. Ce roman devrait me plaire avec sa faàon originale d’aborder la mort. Bonne journée
Et la renaissance. L’envol de l’une permet à l’autre de s’ouvrir à la vie.
Bon week-end 📚
Je l’ai déjà vu et ajouté à ma liste d’envies…
Ah, bien ! J’attends avec impatience ton avis
Bon week-end
le sujet me freinait un peu mais ça a l’air bien dosé!
Oui, moi aussi ! Mais, c’est lumineux. De plus, l’écrivaine utilisé les ressorts du roman noir pour susciter l’attrait de son lecteur ! Belle surprise !
Un livre qui traite de l’essentiel et que tu me donnes envie de découvrir aussi. La mort fait partie de la vie, même si on l’oublie trop souvent dans notre société. Bon week end
Oui, il s’agit de s’en souvenir, en effet !
Bonne continuation 🍃
Un roman qui me plairait a coup sûr je viens d’en terminer un dans le genre, il sera dans ma réca de mars car fini aujourd’hui midi, alors qu’article déjà paru ce matin. Bon début de weekend bizzz https://envie2.ch/
Oui, bel article en effet!
Bon week-end 📚
Un roman qui semble fort et sensible à la fois.
Oui, je le croyais plombant, en fait, il est lumineux !