
Les Colonnes Morris font partie du patrimoine parisien, même si elles ont été installées dans d’autres villes françaises. L’exposition « L’Art dans la rue » au Musée d’Orsay, programmée au premier semestre 2025, en analyse la création et son usage dans la ville.
L’Art dans la rue

L’exposition « L’Art dans la rue » analyse aussi le courant d’avant-garde d’affiches qui investit les rues des villes, et notamment celles de Paris, au milieu du XIXè siècle. Elles sont attrayantes par leurs illustrations et les couleurs employées. Mais, elles montrent la profonde mutation enregistrée par la société tant au niveau économique, politique, social en même temps qu’elles montrent les évolutions artistiques et techniques.

En 1844, Jean – Alexis Rouchon invente un procédé pour imprimer des affiches dérivant de la fabrication du papier peint. La publicité s’empare de cette technique et investit les murs des villes ! Les amoureux du patrimoine s’en inquiètent. Néanmoins, le mouvement est lancé !


Difficile de comprendre l’envergure du phénomène sans s’arrêter sur les photographies de l’époque et même les peintures !

Colonne Morris

C’est à Berlin vers 1845, qu’est apparue l’idée d’un mobilier urbain pour présenter l’activité culturelle de la ville. Le bénéfice secondaire était d’éviter d’envahir de façon anarchique les murs de la ville et les urinoirs, à l’odeur repoussante. La colonne parisienne est apparue vers 1868. C’est Gabriel Morris qui a eu cette idée d’architecture pour présenter les spectacles de théâtre.

« 451 colonnes, chacune pouvant accueillir 4m² de publicités dédiées aux offres culturelles parisiennes, seront mises en service entre 1868 et le milieu des années 1870″. Paris ZIGZAG

Haute de six mètres, elle est confectionnée en acier vert. Caractéristique de l’architecture du second empire, un cylindre est surmonté d’un dôme puis d’une flèche.

En 1986, JCDecaux rachète la Société et décide de moderniser le design de ce mobilier urbain. L’ancien maire, Bernard Delannoy, a voulu en supprimer un certain nombre. De nombreux détracteurs ont refusé argumentant que les colonnes faisaient vraiment partie de la ville de Paris. Il y a peu, la société JCDecaux a informé qu’elle allait les rénover et les laisserait à la ville de Paris après concessions. Les colonnes s’exportent à l’étranger.

Commissaires
- Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la Photographie, Bibliothèque nationale de France ;
- Christophe Leribault, président de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles ;
Une initiative remarquable
Les enfants sont les bienvenus et un afficihage leur est dédié.


Sources
Petite histoire des colonnes Morris
Questions pratiques

La colonne Morris
L’Art dans la rue – Musée d’Orsay
Arts is in the city
Musée Orsay
#ExpoArtdanslarue
Du 18 mars au 06 juillet 2025
X : @MuseeOrsay Instagram : @museeorsay – Facebook

Elles sont belles et utiles ces colonnes. Bon après-midi
Une façon de célébrer le Paris du Second Empire !
Il y en a aussi ici, dont une à 200 m de chez moi à l’entrée du principal jardin public de la ville.
Ah, bien ! Une exportation réussie !
J’aime beaucoup le principe des affiches ainsi que cette idée de l’art dans la rue. Merci pour ce partage Matatoune 🙂☀️
L’exposition était fousonnante. Ici juste un petit aspect ! Bonne continuation 🍒