
Une maison en héritage, une cousinade chez un notaire, la peinture impressionniste, tout ceci m’a portée vers le nouveau film de Cédric Klapisch, La Venue de l’Avenir. Il a été proposé en ouverture au Festival de Cannes 2025 en même temps qu’en salles.
Santiago H. Amigorena, réalisateur, producteur et écrivain, a scénarise La Venue de l’Avenir avec Cédric Klapisch qui plonge le spectateur vers le début du siècle dernier avec des moment à la fin du XIXè siècle.

À notre époque, une quarantaine de personnes se retrouvent autour d’un notaire, d’une généalogiste et d’un promoteur pour découvrir qu’ils appartiennent à la même famille. Héritiers d’une maison en Normandie, fermée depuis les années quarante, le promoteur les presse de lui vendre le terrain pour construire une zone d’activité. Quatre cousins envisagent de visiter la maison et d’en faire un compte-rendu aux autres. Il y a Abdel, professeur de français à la veille de sa retraite (Zinedine Soualem), Guy, apiculteur attaché foncièrement à la préservation de la nature (Vincent Macaigne), Céline ingénieure dans l’innovation du transport (Julia Platon) et Seb développeur de vidéos (Abraham Wapler).

Plusieurs voyages seront nécessaires pour comprendre la vie de l’aïeule, Adèle. À l’aide de retour en arrière, on suit la jeune fille (Suzanne Lindon) au début du siècle qui décide, après le décès de sa grand-mère? d’aller à la recherche de sa mère et de son père, tous deux inconnus, en se rendant à Paris.

En résumé,
C’est donc une double enquête qui s’exprime dans ce film : l’enquête généalogique et l’enquête sur une filiation inconnue.
Bien sûr, il faut oublier les maladresses reprenant des clichés, un peu trop gros, pour un réalisateur comme Klapisch, comme les réflexions du cocher nostalgique, ou la standing-ovation pour le professeur, ou même les effets de la drogue, etc. Il y a quelques longueurs aussi, rompant le rythme du film. Néanmoins, je me suis laissée emporter, conquise à l’avance par les thèmes proposés.

Des petites précisions
Cédric Klapisch propose une immersion dans le courant Impressionniste avec la figure de Monet jeune, puis à la maturité, dans sa propriété de Giverny. L’intensification du recours à la photographie est aussi décrite, en présentant Nadar (Fred Testot) au sommet de la reconnaissance de son talent, mais aussi du cinématographe des Frères Lumière. À noter que nous fêtons cette année le 130è anniversaire de leur découverte !

Les clins d’œil aux tableaux de Monet sont nombreux, avec notamment l’histoire du scintillement dans Impressions Soleil levant. Même si celle-ci n’est pas conforme à la réalité, c’est une belle explication. Impossible maintenant de regarder le tableau sans se souvenir de l’amour d’Odette (Sara Giraudeau) et Claude jeune.
Cédric Klapisch raconte l’histoire de l’indépendance et de la liberté féminine au début du siècle dernier. Cet élément du film m’a étonnée et j’ai apprécié son traitement captivant. le talent de Sara Giraudeau y est pour beaucoup !

La reconstitution du Paris de l’exposition universelle de 1900 est un régal ! Et la scène finale devrait rester dans l’histoire du cinéma. Les scènes dans la maison de Normandie ont été tournées dans le Val d’Oise, à Theuville, précisément.
Et d’autres encore
Il est à noter que Klapisch a recomposé son film avec sa famille d’acteurs (Cécile De France, Vincent Macaigne, et Zinedine Soualem). Il a introduit des nouveaux, mais des enfants d’acteurs connus :
- Julia Piaton, fille de Charlotte de Turckheim et de Jean-Marc Piaton,
- Suzanne Lindon, fille de Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon,
- Paul Kircher, Fils d’Irène Jacob et du comédien Jérôme Kircher. Etc. En fait ils sont sept.
Cela fit dire à certains critiques que Klapisch engage des népo babies !
La réponse du réalisateur est » Effectivement, je raconte une histoire d’une famille et j’ai choisi des gens qui sont issus d’une famille de cinéma. Mais c’est vrai que je l’ai fait de façon assez innocente, en choisissant les gens que je trouvais bien pour le rôle.«
Questions pratiques

La Venue de l’Avenir
Réalisateur : Cédric Klapisch
Présenté hors-compétition à Cannes 2025
Acteurs : Suzanne Lindon, Abraham Wapler, Vincent Macaigne…
Unifrance – Instagram : @unifrance – X: – Facebook – BluSky : @unifrance.bsky.social
– Pays : Français – Durée : 2 h 06 minutes – Sortie nationale : 22 mai 2025

J’ai trouvé ce film maladroit, pataud et balourd. J’étais d’autant plus déçue que j’avais bien aimé les précédents films de Klapisch, en particulier En corps, très élégant.
Grosse grosse déception !
Oh dommage ! J’en garde un souvenir amusé !
Bonjour Matatoune. Ce film semble imparfait mais intéressant. J’essaierai de le voir. Bonne journée
Pour le moment, je ne compte pas aller voir ce film rien qu’à cause des neppos babies.
De toutes façons, nous avons une offre cinématographique si riche que chacun y trouve son plaisir 😉
ça me tente beaucoup :D, mais je ne sais pas si cela me plairait, j’ai l’impression qu’il manque de l’émotion.
Un joli retour mais manquant de culture, je n’aurai peut-être pas toutes les références 🫣
Oh, pourquoi se déprécier ainsi ?
Sympathique comme tous les films de Klapisch avec sa bande d’acteurs. Un joli clin d’œil aux Impressionnistes comme l’exposition d’Orsay l’an passé. Un bonbon acidulé à savourer.
Tout à fait ! Merci pour ton retour et bon week-end prolongé 🌞🌼
Merci pour cette bonne présentation. Bizz bonne journée
Un film qui m’a fait passer un bon moment de cinéma ! Bon week-end 🌞🌼
Il a l’air beau ce film de Klapisch. Merci pour ce retour. Passe un bon weekend 🙂
Oui un film à voir juste pour les thèmes ! Bon week-end aussi 🌞🌼
Un film qui me plairait sûrement. Bon week end
Un bon moment de ciné ! 🌞
je compte bien aller le voir. merci pour ce retour encourageant. bonne fin de semaine.
Oui un bon moment de cinéma. Bon week-end prolongé 🌼🌞
J’ai hésité à le mettre sur ma liste des films que je compte voir en ce long week end … Ta note me fait le retenir surtout à cause des clins d’oeil à Monet.
Alors, j’attends ton retour 🌼🌞Bonnes séances !