13 – Écrire au temps du Covid-19

@vagabondageautourdesoi

Il s’appelait Daoudja.

Mort à l’hôpital dimanche soir sans avoir repris connaissance.

Des séquelles cérébrales irréversibles avaient été constatées à son domicile

faites par les violences exercées par son père, vendredi.

Il avait six ans.

Premier martyre de cette pandémie.

Tout le monde raconte son confinement plus ou moins idyllique.

Surtout pas entendre les difficultés à être nombreux confiné dans un logement exigu.

Surtout pas entendre les difficultés à être confiné avec un sevrage imposé.

Surtout pas entendre les difficultés à être confiné au côté d’une personnalité perverse.

Surtout pas entendre les problèmes de précarité, de promiscuité, de colère qu’on ne peut exprimer.

Surtout ne pas entendre les éventuels troubles qui vont se développer.

Surtout pas entendre les obstacles et tant d’autres choses.

Faire comme si nous étions tous dans la même galère.

Et, même le mot guerre a été prononcé.

Rien ici comme ailleurs n’est égalitaire.

Et les ravages ne seront pas les mêmes.

On nous demande de nous préparer à accepter à être décimé.

Je ne m’habituerais JAMAIS qu’on doive choisir entre la vie de l’un avec celle de l’autre.

Je ne m’habituerais JAMAIS que la mort arrive parce que l’on n’a pas su protéger.

Laissez-moi à ma colère. Laissez-moi ma rage !

Daoudja, que ton prénom est beau !  Je pense à toi !

5 commentaires

  1. MERCI Mata.. je souffre horriblement à la lecture de tes mots et j’ai une grande colère en pensant à la souffrance du petit Daoudja, Daoudja magnifique prénom pour un enfant parti vers les étoiles 🌟🌟🌟 mais il n’avait pas choisi, la folie et la cruauté sont passés par là. Triste🥀

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