Auteurs commençant par B

 

Entre toutes les différentes expressions qui peuvent rendre une seule de nos pensées, il n’y en a qu’une qui soit la bonne. On ne la rencontre pas toujours en parlant ou en écrivant : il est vrai néanmoins qu’elle existe, que tout ce qui ne l’est point est faible, et ne satisfait point un homme d’esprit que se veut faire entendre. ~ Jean de La Bruyère

Auteurs commençant par B catégorie littérature

Alexandre Brasseur – Additionne !

vagabondageautourdesoi.com - Alexandre Brasseur -Dans Additionne ! Alexandre Brasseur, comédien et scénariste, raconte son parcours, sa carrière et les rencontres qui ont fondé ses engagements professionnels et personnels. Son visage jovial, sa gentillesse qui transparait dans son regard doux nous sont connus depuis qu’il a joué dans des séries télévisuelles renommées devenant le neveu de Maigret ou dernièrement Pépé dans le Bureau des Légendes. Mais, sa carrière s’est construite aussi autour du théâtre notamment dans la pièce La locandiera de Goldoni ou plus récemment, Les Funambules que j’aurais été curieuse de découvrir.

Alexandre Brasseur a souhaité citer Mathieu Souquière qui l’a aidé dans l’écriture de ce témoignage. Mais, comment ces deux-là on travaillé pour aboutir à ce récit, sensible, souvent émouvant, qui semble autant sincère !  Est-ce que Alexandre a raconté et Mathieu a retranscrit  ? Est-ce que Mathieu a écouté et classé ce que Alexandre a relu et corrigé ? Qu’importe,  car la narration, les mots et même les intonations collent parfaitement à l’image qu’Alexandre présente au public, altruiste, simple et accessible.

Porté un nom connu et reconnu depuis des générations, quel handicap, au vrai sens du terme ! Alexandre impose sa personnalité face à des monstres, capables même décédés, de capter l’attention des journalistes. Et pourtant, Pierre n’est pour lui qu’un grand-père découvert à travers ses films et interviews. Et, Claude, fantasque, joyeux, extraverti, s’est concentré presque trop sur sa carrière. Il leur faudra une tournée, la vieillesse de l’un, la maturité de l’autre, pour renouer une affection qui ne demandait qu’à s’exprimer. La suite ici

Tonino Benacquista – Porca miseria

Rentrée littéraire hiver 2022

vagabondageautourdesoi.com - Tonino Benacquista Porca miseria, dont la traduction est putain de merde, était l’insulte récurrente du père de Tonino Benacquista, Césare ! Et dans ce nouveau récit, il le raconte, lui, qui ne sait que noyer son amertume dans son vin jusqu’au moment où il se couche. Alors, seulement, sa famille peut de nouveau respirer !

Tonino Benacquista raconte aussi sa mère,  Eléna, conquise par le cotè frustre de Césare. Telle une « Sabine », il l’enlève, à la vingtaine, et l’emmène en France, espérant trouver la fortune. Mais, là, où son frère ainé parti pour les États-Unis et en revient en Cadillac, Césare, toujours ouvrier, ne peut que glisser des tablettes de chocolat dans les valises de ses quatre enfants pour offrir à ceux qui sont restés.

Deux mots uniques sont prononcés par cette mère : cholestérol et contrariété. Ils évoquent le malaise de cette femme obligée de se laisser guider dans la rue par son fils, âgé alors d’une dizaine d’années. Elle est complétement étouffée et même maltraitée par ses conditions de vie et la maladie de son mari. Ce syndrome du déracinement est décrit avec beaucoup d’émotions  tant l’amour du fils transparait dans ces pages.  Du coup, ce sont les enfants qui sont l’interface entre ce couple et le monde. Et lorsque ses sœurs partent ainsi que son frère aîné, Tonino Benacquista reste seul avec ces adultes. La suite ici

Jeanne Benameur – Le pas d’Isis

vagabondageautourdesoi.com - Jeanne Benameur Ce petit recueil de Jeanne Benameur tient dans la poche pour permettre de déambuler où les pas peuvent porter, sur la route, sur un chemin plus escarpé ou, comme elle, sur la langue de sable mouillée avec à la main, la déesse Isis qu’elle considère comme sa sœur !

Le pas d’Isis est un récit poétique, en quelques mots, en vers libres, soufflant des pensées intimes, de façon simple et claire. Quelle émotion, cette mise à nue tout en pudeur !

Isis est sœur de chacun et Jeanne Benameur nous le rappelle, elle par qui le sentiment de mort cède à la vie. Cheminer à ses côtés lui permet de livrer au lecteur des brides de son parcours : une enfance heureuse, puis une rupture, l’incertitude de l’exil et la peur des migrants, tout ceci évoqué plus qu’énoncé.

Fille de deux cultures, la femme métisse se régale de sa liberté et s’enchante au soleil de son île, endroit resté encore inconnu supposé en Méditerranée. Autour de cette mer se décline la première traversée, source d’inquiétude et de peur. Alors, les mots furent sa source, son essence mais aussi sa perfection. Écrire, bien sûr, mais aussi lire ses mots et les mots des autres qu’en mettant en bouche, Jeanne Benameur savoure autant ! La suite ici

Adrien Borne – La vie qui commence

vagabondageautourdesoi.com - Adrien Borne Deuxième roman d’Adrien Borne et, quel roman ! La vie qui commence raconte en trois parties la résurrection d’un jeune trentenaire, Gabriel dit Gaby, qui a connu l’effraction répétée de son intimité, au moment de son adolescence, puis son « enfouissement » dans sa mémoire pour revenir en boucle jusqu’à son essoufflement. Enfin !

Aucun voyeuriste dans la description d’Adrien Borne, juste des faits, rien que des faits décrits avec pudeur : une chambre dans le bâtiment d’une colo, un jogging rouge et un prénom. Il a douze ans. Des répétitions et la directrice qui s’inquiète d’un geste de violence ! Mais, Gaby ne dira rien, pas même à son retour. Évidemment, la protection d’un grand frère créer pour apprivoiser la peur de grandir s’enfuit d’un coup. Il ne reviendra que bien plus tard !

Puis, lorsque Gabriel atteint trente ans, le narrateur aide tout un été son grand-père, Lucien, à ranger les affaires de toute une vie  dans une maison à Tonnerre avant son départ en maison de retraite. Ce moment particulier permet la transmission d’un secret gardé tout au long d’une vie et libère la mémoire de l’ex-enfant. Celui-ci n’aura de cesse de se combattre dans tout son être l’emprise de ce souvenir traumatique. La suite ici

Justine Bo – Alphabet

vagabondageautourdesoi.com - Justice Bo -

Jeune écrivaine, Justine Bo choisit pour son cinquième roman, Alphabet, de raconter la violence du monde faite à Junon, sorte de double pour ce roman autobiographique, qui va lui permettre de reconquérir la maîtrise de sa vie.

Junon décide de refaire à l’envers la route vers le traumatisme dont elle garde trace dans sa personnalité sans qu’elle en est un souvenir précis. Elle se remémore la main intrusive, la chaleur du visage trop proche, ses jambes dans le vide mais un trou noir entoure la suite sans qu’elle puisse lever le voile qui trouble sa conscience. Normal, elle n’avait que cinq ans !

Néanmoins, même en mettant de la distance, même en rompant avec sa famille proche, Junon arrive à l’évidence qu’il faut qu’elle regarde en face le déséquilibre qu’elle ressent et qu’elle fasse le voyage pour chercher des réponses. Ce voyage se fait jusqu’en Grèce, pour retrouver un oncle par alliance.

Justine Bo décrit ce lent cheminement pour reconnaitre le trouble, comprendre qu’il devient indispensable de le considérer à sa juste place et décide de partir à la rencontre de cet homme qui l’a agressée. Dans sa quête, elle englobe l’histoire familiale depuis plusieurs générations, puisqu’il en fait partie. Et, la question du manque de protection devient lancinante. La suite ici

Philippe Besson – Paris – Briançon

vagabondageautourdesoi.com - Philippe Besson - Voyager avec Philippe Besson en cette rentrée littéraire, hiver 2022, c’est monter dans le train de nuit n° 5789. Au départ de Paris pour Briançon, ce transport décide de prendre son temps. Il passe par Crest où on ne s’arrête jamais malgré son donjon médiéval, puis Die, et bien sûr, sa Clairette, après arrive Gap et sa brillante équipe de Hockey. Pas loin, apparait Embrun et son lac magnifique qu’on ne voit pas car il fait nuit noire. Puis, la gare de Mont-Dauphin-Guillestre ouvre la porte d’une région magnifique le Queyras, encore protégée! Et, enfin arrive Briançon, ville fortifiée. Elle ouvre les portes de l’Italie qui se découvrent à une encablure de remontées mécaniques.

Alors de là à croire à une opération publicitaire pour célébrer la réouverture de la ligne de nuit en cette fin décembre 2021 après fermeture pour rénovation, il n’y aurait qu’un pas, si on ne connaissait pas Philippe Besson

Ce temps hors norme, entre deux mondes, Philippe Besson le décrit en plaçant sa galerie de personnages où chacun va cheminer avec les autres dans le wagon comme un concentré de tranche de vie ! La suite ici

Inès Bayard – Steglitz

vagabondageautourdesoi.com - Inès Bayard Après Les malheurs du bas, son premier roman, Inès Bayard propose Steglitz, un roman étrange autour d’un portrait de femme à la fois mystérieue et singulière dans un des quartier au sud-ouest de Berlin

Léni est satisfaite de sa vie solitaire, banale et rythmée d’activités routinières auprès de son mari, Ivan Müller, architecte qui travaille le plus souvent chez lui mais sans que sa femme sache quoique se soit sur ses activités. Sa vie est aisée, sans problème semble-t-il particulier. Elle ne s’intéresse à rien d’autre que ses tâches domestiques journalières et passe son temps à rêver.  Répondre à un dialogue avec une personne rencontrée dans la rue la met dans un état proche d’une violence irraisonnée. Mais, elle aime particulièrement aussi se perdre sans but précis dans ce quartier tranquille.

Un jour, le lieutenant Ziegler entre dans son antre pour demander si personne n’aurait entendu des coups de feu. Le mari ne souhaite pas qu’on interroge sa femme; Néanmoins, cet homme va prendre une certaine importance pour Léni et sera à la fois sa bouée de sauvetage et son persécuteur. La fin n’éclairera pas plus l’intrigue. La suite ici

Jeanne Benameur -La patience des traces

vagabondageautourdesoi.com - Jeanne Benamer Lors de cette rentrée littéraire hiver 2022, Jeanne Benameur n’hésite pas à proposer à ses lecteurs, souvent passionnés, deux livres, un de poésie et un autre, La patience des traces, un roman d’apprentissage autour d’un voyage initiatique.

Simon Lhumain est un psychiatre, devenu psychanalyste par goût depuis un certain nombre d’année. Un matin, sa tasse de café lui échappe des mains et se fend sur le carrelage. Du coup, l’envie soudaine lui vint de cesser son travail. Les paroles, ça le connait, surtout celles des autres. Car, les siennes restent calfeutrées. En plus, depuis quelques jours, la fin d’une thérapie avec une patiente vient le hanter pour lui rappeler son échec.

Quitter devient vite une obsession ! Son ami Hervé organise son voyage et choisit Kyoto au Japon comme destination. Mais avant, il y aura les îles Yaeyama, une terre encore peu connue, idéale pour nager et marcher jusqu’à l’épuisement et découvrir une culture ancestrale.

Quelque fois un souvenir perturbe ses pensées, comme un scotch revient sous une chaussure, sans y prendre garde ! Simon s’est bien gardé d’aller jusque ce souvenir dans sa propre analyse. Mais, cette scène de son enfance avec Louise revient, encore et encore, surtout depuis l’épisode de la tasse. C’est Mathieu qui l’avait offerte à sa mère pour son anniversaire. La suite ici

Nina Bouraoui – Satisfaction   –   Première sélection Prix Médicis 2021

vagabondageautourdesoi.com Nina Bouraoui Nina Bouraoui sait de romans en romans surprendre et se réinventer. Car, ce roman a de quoi étonner ! Nina Bouraoui choisit la forme du journal, sept petits carnets trimballés partout. Y sont confiés les ressentis secrets d’une femme exilée dans l’Algérie des années 60/70, enfermée dans son quotidien, qui sombre irrémédiablement, si ce n’est dans la folie, c’est dans une neurasthénie importante.

Par petites touches, un vécu de solitude se révèle où l’amour pour son fils, Erwann, va combler, certainement trop, un vide émotionnel et une vie où rien n’arrive. A tel point que le vin vient réchauffer quelque peu et, elle le sait, de façon illusoire, ses journées. Seul réconfort, son jardin qu’elle cultive ardemment comme une branche auquel elle se raccroche pour ne pas sombrer. Il y a aussi la mer et le soleil, mais l’inquiétude rode, la peur envahit le quotidien car les années sombres de ce magnifique pays s’annoncent. Alors la narratrice prend des photos pour saisir les instants remarquables de sa vie. La suite ici

Claire Berest – Artifices

vagabondageautourdesoi.com Claire Berest Avec Artifices, Claire Berest éclaire de tout son talent littéraire l’imbrication de performances d’art contemporain et des souvenirs traumatiques enfouis dans le passé. En abandonnant les personnages féminins aussi très proches du monde de l’art, ce roman plonge son lecteur dans une intrigue particulièrement bien menée sur fond de mal être et d’happening.

Abel Bac fait un cauchemar et entend trifouiller dans la serrure de sa porte d’entrée. C’est la voisine du dessus, complétement ivre, qui s’est trompée d’étage. Gentiment, il décide de l’aider à rejoindre son appartement et l’allonge en dégageant bien sa bouche pour qu’elle ne s’étouffe pas dans son vomi ! Ne pouvant se rendormir, il sort et se fatigue en marchant dans la nuit de Paris. Suspendu depuis une semaine, il a la terrible sensation que son monde s’écroule, lui le flic intègre, méticuleux mais taciturne. Dans quelques jours, l’IGPN le convoque pour donner explications de cette mise à pied sous dénonciation téléphonique anonyme. La suite ici

Céline Bentz – Oublier les fleurs sauvages

vagabondageautourdesoi.com Céline Bentz Céline Bentz choisit pour cette rentrée littéraire 2021 de présenter son premier roman Oublier les fleurs sauvages situé au cœur du Liban des années 1980.  Il raconte la guerre fratricide, la misère, les communautés qui s’affrontent et l’exil vers l’étranger présenté comme un refuge pour sauver les espoirs d’une famille !

Car dans ce pays, ce sont les années de plomb où la guerre civile fait rage depuis le milieu des années 70. Oublier les fleurs sauvages commence à l’été 84 et présente Amal, jeune fille scolarisée en première, qui doit travailler pendant ses longues vacances d’été chez un tailleur pour aider sa famille. Petite dernière d’une fratrie de sept, elle est choisit par ses parents comme celle qui doit porter les aspirations de la famille.

Et parce que ses parents ont toujours attachés de l’importance à la qualité de son éducation, Amal a le projet de devenir pédiatre et de poursuivre son apprentissage de la musique. Deux interdits pour une jeune fille de sa communauté dans ce Liban où plus personne ne croit à une paix possible. La suite ici

Anne Berest – La carte postale

Première sélection Prix Fnac 2021

vagabondageautourdesoi.com Florian Forestier -La carte postale, nouveau roman d’Anne Berest, a bouleversé mon été (et je l’espère, bouleversera la rentrée littéraire !) tant sa narration m’a happée dans le récit dramatique d’une famille. Autour des quatre prénoms Ephraïm, Emma, Noémie et Jacques, Anne Berest reconstitue l’histoire errante de sa famille maternelle décimée lors de la seconde guerre mondiale En procédant comme une enquête généalogique, elle redonne à ses parents leurs identités et s’inscrit dans une filiation retrouvée.

Au moment où elle se prépare à accoucher, Anne Berest se rappelle la carte postale énigmatique reçue en janvier 2003 mais dont la photographie date d’au moins dix ans. A l’époque, la famille s’est interrogée sur son expéditeur puis ne trouvant pas de réponse, la carte fut oubliée dans un coin. Mais, avant de reprendre l’enquête sur la carte, Léila, sa mère, décide de raconter l’enquête généalogique qu’elle a menée pour tenter de redonner un passé à sa famille. La suite ici

IDISS (BD)

vagabondageautourdesoi.comIDISS est le prénom de la grand-mère de Robert. Par cette BD, Richard a repris le roman de Robert et s’est associé à Fred Bernard pour faire revivre cet hommage dans ce roman graphique si éclatant pour une femme chère à son cœur mais au destin particulier.

Bessarabie est une province actuellement située au bord de la Mer Noire entre la Roumanie et la Moldavie, qui à l’époque de la naissance d’IDISS est sous domination  russe depuis le début du 19è siècle. Bénéficiant d’un statut particulier, la communauté juive y vit à l’abri des persécutions russes de l’époque. Seulement, vers 1840, la situation se dégrade et de nouveau la population subit le rejet et l’injustice. Lire la suite ici

Anne Boquel – Le berger

vagabondageautourdesoi.com

Pour son premier roman, et non son premier livre, Anne Boquel propose avec Le Berger une description de la destruction psychologique, physique et sociale d’une victime d’une secte et de ses gourous.

Anne Boquel raconte l’histoire de Lucie, jeune femme insérée socialement qui se consacre à son travail de conservatrice pour un petit musée de l’Oise consacrés aux arts religieux. Certes ce musée aux ambitions limitées ne reçoit que peu de visiteurs et aucune subvention. La suite ici

Franck Bouysse – Buveurs de vent

Fabrice Caro – Broadway

Otages – Nina Bouraoui

L’homme qui pleure de rire – Frédéric Beigbeder

Civilizations- Laurent Binet

Deux kilos et demi – Gil Bartholeyns

Ceux qui partent – Jeanne Benameur

Rien n’est noir – Claire Berest

Plus folles que ça tu meurs – Denise Bombardier

La distance de courtoisie – Sophie Bassignac

Éparse – Lisa Balavoine

Poivre et sel – Guillaume Clicquot

Reviens – Samuel Benchetrit

Ce que l’homme a cru voir – Gauthier Battistella

Le malheur du bas – Inès Bayard

Le guetteur – Christophe Boltanski

Auteurs commençant par B catégorie essais

Brigitte Benkemoun -Sa vie pour Picasso – Marie-Thérèse Walter

vagabondageautourdesoi.com - Brigitte Bensemoun - En 2019, Brigitte Benkemoun était partie à la recherche de la personnalité de Dora Maar à l’aide de son carnet. Ici, l’ex-journaliste s’attache à la plus mystérieuse et la plus cachée des maîtresses de Pablo Picasso, Marie-Thérèse Walter.

Comme point de départ de ce documentaire,

Brigitte Benkemoun prend attache d’une conversation avec une lectrice, Victoria, lors d’une séance de dédicace. Elle la conseille de s’intéresser à Jeanne, la jeune sœur de Marie – Thérèse Walter, sous entendant aussi une relation plus intime que l’histoire n’avait retenue.

Comme pour des recherches généalogiques, l’écrivaine reprend le chemin des archives en direct et aussi sur internet. On l’a suit rassemblant les documents, rencontrant les descendants mais aussi lisant et relisant les études, les témoignages, les analyses tout en ré-écoutant la seule interview durant près d’une heure. A plus de soixante ans, Marie -Thérèse révèle cette relation qui a duré dix ans et qui a donné naissance à Maya Widmaier-Picasso, la première fille de Picasso. La suite ici

Taha Bouhafs -Ceux qui ne sont rien

vagabondageautourdesoi.com - Taha Bouhafs - Taha Bouhafs est un journaliste de vingt-quatre ans déjà pleinement engagé comme militant qui est déjà connu pour ses action de communication. Dans Ceux qui ne sont rien, il explique son parcours et ses engagements, témoignage  pour les jeunesse souvent éloignée de la vie citoyenne.

Issu à la fois de l’immigration car né en Algérie et des quartiers dits sensibles, Equirolles dans l’Isère, le microcosme parisien lui a refusé longtemps la  reconnaissance de sa fonction de journaliste au prétexte qu’il n’avait pas suivi la formation habituelle.  Néanmoins, aujourd’hui, Taha Bouhafs a sa carte de presse et participe régulièrement au site web d’information Là bas si j’y suis et au MédiaTV.

Taha Bouhafs a suivi l’école de la République dans les ZEP (Zone d’Éducation Prioritaire), territoire transformé souvent après les attentats terroristes de Paris en ZSP (Zone de Sécurité Prioritaire). Son action militante s’est construite autour de la dénonciation des lois travail dites lois EL Komri en 2016. Ayant découvert le « nous » du militantisme, il raconte continuer son engagement en participant activement au comité Vérité pour Adama, groupe né après la mort d’Adama Traoré lors d’une interpellation policière en 2016. Il a participé quelques temps à La France Insoumise dont depuis il s’est un peu éloigné. La suite ici

Paris au cœur de la création contemporaine

vagabondageautourdesoi.com - Ateliers Henry Dougier - Dans la collection « 10+100 » des Ateliers Henry Dougier, le recueil Paris au cœur de la création contemporaine vient saluer le retour de la ville lumière dans le champ artistique contemporain. De nombreux lieux de rencontres, d’expositions comme évidemment le Centre Pompidou, le Musée de Tokyo, la Fondation Louis Vuitton mais aussi la nouvelle Bourse du commerce Pinault font de la capitale française, un lieu incontournable sur la scène internationale.

En choisissant de mettre en lumière dix jeunes artistes, Paris au cœur de la création contemporaine fait évidemment des impasses mais met en lumière des créatrices et créateurs en phase, notamment, avec les questions du genre : comme celles du lien entre l’identité du créateur et du regardeur en insistant sur les références diverses zappées de toutes parts qui fondent la création contemporaine. Mais, aussi ils interrogent leur position par rapport à la ville.

Paris au cœur de la création contemporaine leur donne la parole pour présenter à la première personne leurs cheminement, réflexions et études en quatre à cinq pages avec la reproduction de quelques créations significatives. Ainsi, le lecteur découvre le travail d’une architecte, de photographes, d’un peintre, de metteuses en scène, d’une chorégraphe, d’un plasticien. La suite ici

Isabelle Boccon-Gibod-Daniel – Structure

Structure est un livre de photographies d’Isabelle Boccon-Gibod-Daniel. Elle reprend, à l’heure du selfie y compris de groupe, l’idée du portrait de famille.

Chacun respecte le cadre posé par Isabelle Boccon-Gibod-Daniel : assis ou débout, sur une chaise ou un plot, en illustrant la géométrie du groupe.  C’est à dire le carré si la famille comporte quatre personnes, en croix, si il y a en trois, ligne horizontale ou verticale pour deux personnes, etc. Il semble que la photographe ait aussi demandé sérieux, port figé et vêtements noirs et blancs à la manière de ces photographies retrouvées jaunies dans des cahiers poussiéreux. La suite ici

Sarah Biasini – La beauté du ciel

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« Beauté du ciel », Sarah Biasini surnomme ainsi sa fille car sa mère, Romy Schneider, est au ciel, nous dit-elle, et Anna vient de là…

L’envie d’écrire vient le jour où on lui annonce la profanation de la tombe de sa mère alors qu’elle avait besoin de temps pour accepter d’être bientôt mère. Car elle se découvre être en capacité d’être mère sans pouvoir s’inspirer de la sienne.

Son histoire est connue : orpheline à quatre ans, Sarah Biasini a réussi à se construire dans une famille aimante et attentive. Mais, malgré tout, le manque est insurmontable. La suite ici

Myriam Brousse – Les mémoires du corps

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L’essai de Myriam Brousse présente ses recherches sur la mémoire cellulaire. L’autrice a fondé une école de mémoire cellulaire. Sa méthode prétend identifier les blessures et pouvoir les guérir.

Mais avant de développer sa théorie, Myriam Brousse se raconte. A 87 ans, l’autrice détaille tous les événements traumatisants qu’elle a subi, comme pour renforcer l’affirmation de la réussite de sa méthode. la suite ici

La vérité sur  » Dix petits nègres  » – Pierre Bayard

Avec « La vérité sur « Dix petits nègres », Pierre Bayard décortique la plus célèbre intrigue de la reine du roman policier, Madame Agatha Christie !

Pas besoin de le relire, Pierre Bayard en rappelle l’intrigue improbable : dix personnes sont convoqués sur une île par un hôte invisible. Chacun a tour de rôle sera tué. Lorsque la police arrive sur les lieux, elle ne peut qu’être impuissante à expliquer ses crimes en séries puisqu’une tempête a empêché la venue ou le départ de l’assassin ! La suite ici

Les joies d’en bas – Nina Brochmann& Ellen Stokken Dahl

Auteurs commençant par B catégorie polars

Olivier Bal – Méfiez-vous des anges

vagabondageautourdesoi.com - Olivier Bal - J’avoue avoir un faible pour Paul Green, le personnage de Olivier Bal, qu’il nous raconte, déjà, depuis deux polars. Cabossé, pas vraiment cicatrisé. Irrémédiablement solitaire. Empathique jusqu’à pleurer avec un autre sur sa misère. L’envie de vouloir réparer l’irréparable. La témérité de ne rien lâcher même s’il se cogne dans un mur…cette personnalité m’émeut ! Alors, le retrouver à poursuivre une disparue, Linda Richardson, parce qu’il en a fait la promesse à sa mère, je m’y engouffre à sa suite !

Paul Green a quitté ses bois de Redwoods, au bord du Pacifique, dans l’Oregon, pour arriver à Ojaï où son enquête sur la disparue le mène. Est-ce le hasard ? Car, cette bourgade du Comté de Ventura, a accueilli pendant plus de soixante ans la demeure de Krishnamurti, qualifié de gourou durant toute sa vie alors qu’il voulait, disait-il, prôner la liberté de voir et de penser pour ses disciples !

Ce lieu, surnommé Joyau de la Californie, abrite l’Enceinte, la communauté La Voie, dirigée par leur guide, Douglas Fairbanks, qui prône la libération des « ombres qui se terrent » en chacun de nous pour connaître la lumière et la quiétude.

Gourou, comédien raté, il exerce son « aura » sur une communauté de plus de trois cents membres qui vivent en vendant leur production, naturelle bien sûr, à la communauté Hollywoodienne pour qui le retour à la nature devient un dogme. La suite ici

Tristan Bernard – Mathilde et ses mitaines – Livre Audio

Sans le dispositif du livre audio, Mathilde et ses mitaines de Tristan Bernard m’aurait été inconnue. Quel dommage ! Car Mathilde est certainement le premier détective amateur, délurée et pleine de ressources, et en plus c’est une femme !

Au début du siècle, Mathilde est mariée à l’inspecteur Gourgeot, qu’un jeune ami provincial vient solliciter. En effet, Firmin Remongel, séjourne pour poursuivre ses études de droit dans le quartier de Belleville, seul quartier accessible à sa bourse d’étudiant originaire de Franche-Comté. Le quartier est mal famé avec les Apaches qui tiennent le haut du pavé. Véritable bande de voyous, ils recherchent facilement le coup de poing à qui ose les défier ! La suite ici

S.J. Bennett-Bal tragique à Windsor

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Bal tragique à Windsor est la première enquête d’une série de Cosy Mystery appelée Sa Majesté mène l’enquête avec la vénérable Reine Élisabeth en enquêtrice, écrit par S. J Bennett, dont c’est le premier roman pour adulte publié.

Un meurtre par asphyxie autoérotique, pour une jouissance particulière,  au château de Windsor, après un « dine-and-sleep » organisé par la Reine elle-même avait de quoi encanailler mes journées caniculaires que la touffeur de l’après-midi me laissait affalée sur un transat à côté de mon soda glacé préféré !

En effet, à la suite d’une soirée où le jeune Brodski, pianiste et danseur hors pair de nationalité russe, est retrouvé au matin, nu, mort, avec comme le dit le Prince Philipp, « ses bijoux de famille à l’air », le mystère est entier ! La suite ici

Olivier Bal – La forêt des disparus

vagabondageautourdesoi.comDans l’Oregon, au cœur d’une forêt de sequoias où le village de Redwoods est caché aux regards des étrangers, a lieu une série de disparitions qu’Oliver Bal raconte dans La forêt des disparus, son nouveau thriller. Paul Green, son héros journaliste, reprend du service bien malgré lui mais, pas pour nous, un vrai plaisir !

Après l’Affaire Clara Miller,- Olivier Bal la résume au chapitre 3- Paul Green s’aperçoit qu’il doit s’occuper de sa propre vie plutôt que de scruter celle des autres. Au cœur du Parc National de Redwood, il traverse la forêt de conifères quand survient une panne automobile l’obligeant à s’arrêter. Devant lui,  un chalet qu’il achète et depuis cinq ans s’y terre. La suite ici

Jean-Luc Bannalec – Enquête troublante à Concarneau

Envie de prendre un grand bol d’air chargé d’embruns et d’odeurs d’algues ! Alors, prendre en main le nouveau polar de Jean-Luc Bannalec, Enquête troublante à Concarneau, trouver un coin tranquille à l’abri de la légère brise de mai et se laisser bercer par cette investigation qui rend hommage à la ville d’adoption du Commissaire Dupin mais aussi au maître du genre, Georges Simenon.

Pointe du raz dans le Finistère. Finis-terrae, c’est à dire « la pointe septentrionale du Golfe de Gascogne ». Dupin est allongé dans l’herbe lors d’une superbe journée de printemps, vielle du week-end de la Pentecôte. Côté police, c’est très tranquille. D’ailleurs au commissariat, les peintures sont entrain d’être refaites. Et, tous les lieutenants, dont la précieuse Nolwenn et l’indispensable Le Ber, en ont profité pour prendre des jours de congés. La suite ici

Michel Bussi – Rien ne t’efface

Michel Bussi livre un nouveau polar « Rien ne s’efface » où Maddi Libéri est au prise avec la douleur du deuil et celle de l’absence. Une  lettre lui a été adressée. La voici :

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Le 4 mars 2021,  Bien chère Maddi,

J’espère que vous accepterez que je vous appelle ainsi et non Docteur Libéri. Même si je vous connais en tant que médecin traitant. Tout le monde dit que vous êtes un excellent praticien.  C’est vrai qu’en travaillant dix heures par jour depuis trente ans, vous en avez vu des malades !

Installée ici depuis si peu à Murol et déjà, votre vie est connue de tous. Ça a fait le tour de la région. Il faut dire, sans vouloir médire, que c’est le barbouilleur de papier qui s’est installé à la Renardière l’hiver dernier qui a commencé à révéler votre histoire. Michel Bussi, il s’appelle. La suite ici

Xavier-Marie Bonnot – Les vagues reviennent toujours au rivage

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Xavier-Marie Bonnot ressuscite son Baron pour nous convier du camp de Moria au vieux port de Marseille en passant par l’île de Lesbos pour suivre les traces des migrants mais aussi pour dénoncer les agissements de suprématistes et néofascistes qui prolifèrent, de plus en plus, dans notre vielle Europe. En pleine actualité en somme  ! Et si le pouvoir des mots pouvait réveiller les consciences.

Dans son prologue, Xavier-Marie Bonnot raconte la traversée de sept kilomètres, de Turquie à Lesbos, dans une embarcation de fortune avec des hommes, des femmes et des enfants qui cherchent à fuir l’enfer mais que d’autres vont pousser vers la mort en les faisant couler ! La suite ici

La Vallée – Bernard Minier

L’affaire Clara Miller – Olivier Bal

J’ai dû rêver trop fort – Michel Bussi

Sang famille- Michel Bussi

Télérama

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Chroniques littéraires