Au revoir là-haut- Albert Dupontel –

Voilà ce que j’écrivais sur Babelio à la sortie du livre, en octobre 2013 :

vagabondageautourdesoi-aurevoir-wordpress-90Je ne voulais pas entrer dans ce livre… Un énième livre sur la guerre 14/18, très peu pour moi ! Et, puis, j’ai essayé et j’en suis ravie!
Cela n’a rien à voir avec ce que je pensais… c’est excellent !
Comment essayait de changer le cours des choses ?
Déterminisme ou chance !
Cynisme et cruauté!
Merveilleux conteur où l’humour n’est jamais loin.
Un très bon moment de lecture !
Je vous le souhaite à tous !

On connait Dupontel et ses mises en scènes loufoques et décalées. Mais là, comment allait-il faire pour rentrer dans les chaussons d’un autre, lui qui d’habitude crée ses propres scénarios ? Sa mise en scène est souvent une BD animée : on s’y déplace comme un enfant avec ravissement et inquiétude, tant l’univers du conte n’est jamais loin !

Du côté de l’auteur, Pierre Lemaitre avait raflé d’un coup le prix Goncourt et cinq autres prix ! Plus habitué aux romans policiers, il avait complétement  surpris tout le monde.

Alors, cette histoire ! Voilà deux hommes qui, sans la guerre, ne se seraient jamais rencontrés : différence de milieu, pas les mêmes préoccupations et surtout pas la même façon de concevoir leurs vies. Mais, voilà, l’un va sauver l’autre et l’autre n’aura de cesse de sauver son sauveur à son tour. Ensemble, ils monteront une arnaque censée les sortir de la misère.  Bien sûr, il s’agira de gueules cassées, de salaud intemporel et d’argent. Mais, c’est surtout d’Amour avec un grand A et d’amitié, dont on parlera!

Alors ! … C’est excellent. Voilà deux « gugus » qui ont du se régaler à travailler ensemble! Cela se voit comme le nez au milieu de la figure, tant le film honore le livre et l’invente à nouveau. Les scènes d’entrée dans les tranchées sont importantes : enfin des héros qui n’en sont pas et où la bassesse humaine s’y révèle comme un obus dans une tranchée!  Sauvagement!

La suite est une série d’invention : l’interprétation de Nahuel Perez Biscayart (déjà étonnant dans 120 battements par minute), des masques qui montrent l’histoire de l’art à eux tout seul, Laurent Lafitte avec son physique de gendre idéal qui est à contre emploi, Niels Arestrup en capitaliste redoutable devient un papa bougon qui fond d’amour et toujours, toujours, cette façon de filmer qui est très particulière à Dupontel !

Un ravissement, vous dis-je ! Alors, livre ou film… Ne les opposons pas puisque qu’ils se nourrissent l’un de l’autre ! A recommander l’un et l’autre !

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