Le tour du monde du roi Zibeline

livreRUFFIN

«– Mes amis, s’écria Benjamin Franklin, permettez-moi de dire que, pour le moment, votre affaire est strictement incompréhensible.
– Nous ne demandons qu’à vous l’expliquer, dit Auguste. Et d’ailleurs nous avons traversé l’Atlantique pour cela.
– Eh bien, allez-y.
– C’est que c’est une longue histoire.
– Une très longue histoire, renchérit Aphanasie, sa jeune épouse que Franklin ne quittait plus des yeux.
– Elle traverse de nombreux pays, elle met en scène des drames et des passions violentes, elle se déroule chez des peuples lointains dont les cultures et les langues sont différentes de tout ce que l ‘on connaît en Europe…
– Qu’à cela ne tienne! Au contraire, vous mettez mon intérêt à son comble…»

Comment un jeune noble né en Europe centrale, contemporain de Voltaire et de Casanova, va se retrouver en Sibérie puis en Chine, pour devenir finalement roi de Madagascar…
Un roman vif, fougueux, enthousiasmant par l’auteur
de L’Abyssin, de Rouge Brésil (prix Goncourt 2001) et du Grand Cœur.

Autant dire qu’on souhaite à tous de pouvoir réveiller sa vieillesse avec deux conteurs comme Auguste et Aphanasie !
Le roi Zibeline modelé aux écrits des philosophes humanistes va découvrir le monde et mettre en application tout ça. Un homme ne serait pas grand sans une femme à ses côtés.Et quelle femme , d’une modernité époustouflante !
Je ne connaissais pas l’auteur, côté roman historique. J’ai dévoré l’histoire me prenant pour Benjamin. J’ai cherché à en connaître la véracité. J’ai voyagé à travers le monde du XVIII siècle dans des contrées lointaines. J’ai eu froid, j’ai eu chaud, j’ai attrapé la fièvre aussi, je crois. Bref, un bon moment…

Nous avons allumé un phare dans le monde, cette jeune femme à raison de le dire. ( …) Le phare de la liberté, et on ne peut faire le reproche à personne, de le prendre pour repère
Il faut s’attendre à ce que demain bien d’autres nous rejoignent ou fassent appel à nous pour conquérir à leur tour leur indépendance .

 

Né en Hongrie,loin des capitales et oublié de l’histoire,j’avais toujours considéré la France comme une sorte de patrie universelle, un mythe, un rêve inaccessible.Et, voilà que son roi me choisissait personnellement, moi, Auguste Benjowski, sujet sans maître, bagnard évadé, pour être l’instrument d’un des desseins politiques.

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Le suspendu de Conakry – Jean-Chrsitophe Rufin

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